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Une longue nuit enneigée
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Aurelle-sims
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MessagePosté le: Mer 2 Déc - 22:22 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

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Titre : Une longue nuit enneigée.

Genre : Romance
Personnages principaux : Jo Danville / Mac Taylor
Note : Suite de la saison 9 de CSI : NY environ 9 mois après la demande en mariage de Mac à Christine en mars 2013. 
Disclaimer : Fiction basée sur une histoire pré-existante. Les personnages ne m’appartiennent pas en dehors de ceux que j’ai inventé. Cette fiction est un loisir littéraire écrite à but non lucratif.
Type de fiction : Fiction courte entre 5 et 10 chapitres. 






Synopsis : Une nuit de décembre 2013, Mac et Jo voient leur soirée perturbée à cause des conditions météorologiques.




Une longue nuit enneigée

 


 
 
 
 
 
Chapitre 1

Cette fameuse journée de décembre 2013 était semble t-il bien plus froide que toutes les autres de la saison. La neige ne cessait de tomber depuis l'aube.


Jo rentre dans le bureau de Mac 


Jo : Mac !
Mac : Oui !
Jo : L'équipe m'a chargée de négocier avec vous pour partir plus tôt.
Mac : Ils ont peur de moi où quoi ?
Jo : Non, mais Adam a dit que vous ne pouviez rien me refuser. (souriant)
Mac : Je dirais bien non juste pour le faire taire lui ! (riant).
Jo : Vous êtes sérieux ?
Mac : Bien sûr que non. Je pense que la question ne se pose même pas. Les rafales sont trop forte et la neige tombe sans cesse. Dites à tout le monde de rentrer une heure plus tôt.
Jo : Merci Mac !
Mac : C'est normal ! De toute façon c'est le week-end. Le labo de nuit prend le relais dans une heure. Au pire moi je reste.
Jo : Mac !
Mac : Oui !
Jo : ça vous dérangerait de me raccompagner chez moi ? Ma voiture de fonction est partie en révision ce matin et je la récupère que lundi. Le garagiste a eu un imprévu, il n'a pas pu s'en occuper aujourd'hui. Prendre le métro par ce temps, ça ne me dit pas vraiment.
Mac : Bien sûr je comprends ! Je reste une petite heure encore et je pars. Je vous déposerais chez vous. Ça vous ira ? A moins que vous voulez rentrer plus tôt. Dans ce cas, demandez plutôt à Danny.
Jo : Non, ça ira, j'ai un dossier à finir. Il est déjà dix-huit heures. Je peux dire aux autres de partir ?
Mac : Oui, allez-y !

Une heure plus tard, Jo et Mac montent dans l'ascenseur, prêt à rejoindre le parking sous terrain.

Jo : C'est sympa de me raccompagner en tout cas.
Mac : C'est normal ! Je ne vais pas vous laissez prendre le métro par ce froid. En plus, je suis sûr qu'ils vont couper des lignes.
Jo : Merci !
Mac : Par contre, que le garagiste n'ai pas eu le temps de s'occuper de votre voiture c'est inadmissible. C'est une voiture de police. On le paie pour un travail rapide. Je vais le signaler à Sinclair.
Jo : Oui, vous avez raison ! Je ne voulais pas en faire un drame, mais je suis assez en colère.

Mac et Jo montent dans l'ascenseur, après avoir franchie le seizième étage, l'ascenseur s'arrête subitement et la lumière se coupe.

Jo : Merde ! Qu'est-ce-qui se passe ?
Mac : Jo ! C'est quoi ce langage ! (ironiquement)
Jo : Excusez-moi ! Mais rester coincé dans les ascenseurs me stresse.

Mac cherche le téléphone de l'ascenseur et contact la conciergerie.

Mac : Bonjour, je suis Mac Taylor, je suis bloqué dans l'ascenseur entre le seizième et le quinzième étage je dirais !
La gardienne : Je suis désolé, c'est une panne de secteur. Il y a une tempête de neige dehors et ça risque de durer un moment.
Mac : Nous sommes dans le noir !
La gardienne : Vous n'êtes pas seul ?
Mac : Non, je suis avec ma collègue.
La gardienne : Il va falloir brancher le générateur de l'ascenseur, mais ça sera vraiment en économie d'énergie, ça n'éclairera pas énormément.
Mac : C'est toujours mieux que rien !
La gardienne : Vous avez un téléphone portable pour vous éclairez un peu ?
Mac : Oui !
La gardienne : Alors vous allez vous éclairez un peu et ouvrir le clapet en dessous du téléphone de l'ascenseur. Ensuite vous pressez à fond sur le gros bouton rouge qui va actionner le générateur.

Mac exécute ce que lui dicte la femme et la lumière s'allume.

Mac : Voilà c'est allumé. Merci !
La gardienne : Pour des raisons de sécurité merci de ne pas fumer dans l'ascenseur.
Mac : Aucun soucis pour ça ! Ce n'est pas le genre de la maison. Vous savez pour combien de temps on en a ?
La gardienne : Les techniciens sont tous rentrés chez eux et les secours sont débordés. Ils ne se déplaceront pas immédiatement sauf si quelqu'un est blessé.
Mac : Personne n'est blessé.
La gardienne : Je pense qu'il va falloir être patient.
Mac : Je vois ! Merci !

Mac raccroche.

Mac : Bon ! Ben si on ne passe pas la nuit ici, on a beaucoup de chance !
Jo : Comment ça ? Et pourquoi la lumière est tamisée ?
Mac : Pour la simple et bonne raison qu'il y a une énorme tempête de neige dehors et que c'est une panne de secteur. La lumière est tamisée car elle fonctionne via un générateur. C'est pour que ça nous éclair le plus longtemps possible.
Jo : D'accord, je comprends mieux ! Un vendredi 13 en plus ! Ça ressemble à une mauvaise blague ! (grimaçant)

Jo sort son téléphone.

Jo : J'ai un peu de réseaux. J'appelle Elie qu'elle ne s'inquiète pas.
Mac : Elle peut rester seule ?
Jo : Elle a quinze ans vous savez ! (souriant)

Jo appelle sa fille pour l'informer de la situation. Une fois qu'elle a raccroché, elle remet son portable en poche et retire son manteau.

Jo : Bon ben je vais enlever mon manteau, je commence à avoir chaud.
Mac : Oui, vous avez raison.

Jo pose son manteau et s'assoit dessus. Mac la regarde et fait pareil.

Mac : Vous avez raison ! On ne va pas rester debout !
Jo : Enfin au moins nous ne sommes pas seul !
Mac : Oui, c'est un point positif. Il y a quelques années, je suis resté coincé dans l'ascenseur de mon immeuble. Je suis resté à peine vingt minutes, mais ça m'a paru être une éternité.
Jo : Vous étiez seul ?
Mac : Oui ! Seul au monde ! (souriant)
Jo : C'est pas pire que de rester coincé en compagnie d'une personne qu'on déteste.
Mac : Vous ne dites pas ça pour moi au moins ? (riant)
Jo : Non, bien sûr que non ! Je ne vous déteste pas !
Mac : ça ne vous gêne pas d'être avec moi au moins ?
Jo : Non, pourquoi ? Ça vous gêne vous ?
Mac : Non ! Pas plus que ça ! C'est le fait d'être enfermé là-dedans qui me gêne. Vous n'êtes pas claustrophobe au moins ?
Jo : Non ! Mais je vous avoue que rester dans le noir m'aurait angoissé.
Mac : Oui, je comprends. Ça m'aurait angoissé aussi je pense.
Jo : La dernière coupure de courant à Manhattan avait durée combien de temps déjà ?
Mac : Six longues heures me semble t-il !
Jo : Il y a pas un technicien qui peut venir nous sortir de là ?
Mac : Elle m'a dit qu'ils sont tous partie. A cette heure-ci en général il n'y a plus grand monde dans l'immeuble puis vu la tempête qu'il y a dehors, personne ne se déplacera pour sortir deux flics d'un ascenseur. (souriant)
Jo : Et les pompiers ?
Mac : La tempête est sévère, nous ne sommes pas prioritaire !
Jo : Bon ben on va attendre, on n'a pas le choix !
Mac : Oui !
Jo : Si on aurait su nous aurions prit nos dossiers. (riant)
Mac : On aurait su, on aurait surtout prit les escaliers !
Jo : Oui, pas faux ! (riant)

Mac et Jo sont un peu gênés et ne savent pas vraiment quoi se dire. Ils échangent des banalités jusqu'à ce que Jo trouve un sujet de conversation pertinent.

Jo : Bon ben déjà trois quart d'heures que nous sommes là, ça commence à faire long là ! Sinon, vous avez besoin d'un coup de main pour la fête de fin d'année ?
Mac : Non, en général, c'est organisé bien en avance. Les collègues qui participent on juste à venir le 31 décembre.
Jo : ça fait trois ans que je suis là maintenant et j'adore ce genre de festivité entre collègue. C'est agréable de sortir un peu du contexte du travail de temps en temps et de s'évader un peu.
Mac : Oui, c'est vrai !
Jo : En Virginie, on ne faisait pas ça. Les rapports étaient strictement professionnelles. Nous avions même un règlement pour ça ! Pas de rapports amicaux ou de relations intimes entre collègue.
Mac : Quoi ? Mais c'est scandaleux !
Jo : Vous trouvez ?
Mac : Oui ! Comment peut on contrôler de la sorte, les infinités des gens !
Jo : Je vous avoue que je n'ai pas respecté ces règles à la lettre et je ne m'en cachait pas. J'étais amie avec Franck et j'ai eu des aventures avec des collègues.
Mac : ça ne m'étonne guère de vous.
Jo : Je ne sais pas comment je dois le prendre !
Mac : Très bien, je vous assure. Vous avez juste défendu votre opinion sur un règlement qui est loin d'être fondamental à mon goût. Je suis le premier à dire que les relations dans le travail, ce n'est pas raisonnable, mais c'est pas pour autant que j'approuve qu'on instaure une règle si stupide. Chacun est libre !
Jo : Je suis entièrement d'accord avec vous.
Mac : Et vous alors ? Vous me dites que vous avez eu des aventures. Avec des collègues, ça ne vous dérange pas ?
Jo : Encore un pic on dirait !
Mac : Mais non ! Pourquoi prenez -vous les choses mal comme ça ! C'est de la curiosité, c'est tout. Après c'est vrai que c'est peut-être de la curiosité malsaine. Vous n'êtes pas obligé de répondre.
Jo : En fait ça ne me dérange pas de vous répondre. Disons que les choses étaient clair dès le départ. On se promettait rien et c'était sans engagement. Mais il y a eu que deux hommes. Je ne suis pas sortie avec tout mes collègues non plus !
Mac : Je n'en doute pas ! (souriant)
Jo : Et vous alors ? Pourquoi si amer concernant les idylles entre collègue ?
Mac : Les mauvaises expériences du passé je dirais ! (confus).
Jo : Vous ne voulez pas m'en dire un peu plus ?
Mac : Tant qu'à faire, si on est là pour plusieurs heures, il vaut mieux qu'on parle et inévitablement ça sera de nos vies.
Jo : Oui, tout à fait. Si on pouvait éviter de parler boulot ça serait mieux. (riant)
Mac : En fait, je suis tombé sous le charme d'une magnifique brune. Elle était médecin légiste et ça marchait plutôt bien jusqu'au jour où elle m'a quitté.
Jo : Sans raison ?
Mac : On lui avait proposé un poste à Londres et sa famille vit là-bas. Elle voulait se rapprocher d'eux au détriment de notre histoire qui était plutôt bien partie.
Jo : Je vois ! Donc depuis les brunes vous ne voulez même plus en entendre parler ! (souriant)
Mac : N'importe quoi ! C'est quoi ces préjugés !
Jo : Juste de l'humour ! Vous ne me connaissez pas depuis le temps !
Mac : Mais si ! Bien sur que si ! C'est vrai que ça fait trois ans déjà qu'on se connaît !
Jo : Oui ! Je m'en rappelle je suis arrivée le 20 septembre 2010.
Mac : C'était pas l'arrivée que vous aviez imaginé à mon avis !

Jo rigole

Jo : Ah ça non ! J'étais loin de m'imaginer qu'un cadavre m'attendrais à la place de l'équipe.
Mac : Je me rappelle d'Adam qui est venu me voir très paniqué en me disant que vous étiez très louche et qu'il fallait être vigilant.
Jo : Non ! (riant)
Mac : Eh si !
Jo : Vous l'avez cru ?
Mac : Non ! Adam a le don de s'imaginer des choses improbables.
Jo : Oh que oui ! Je l'apprécie beaucoup.
Mac : Oui, c'est un bon gars.
Jo : Il a prit peur parce que je lui ai dis que j'avais lu son dossier. Je l'ai un peu taquiné et il l'a pris très au sérieux à mon avis.
Mac : Oui ! Je pense.
Jo : Après j'ai lu les dossiers de tout le monde. J'aime bien savoir à l'avance à qui j'ai à faire.
Mac : Oui, moi aussi.
Jo : Sauf que vous n'aviez pas lu mon dossier !
Mac : Méa culpa ! Mais j'ai été prévenu seulement la veille de votre arrivée.
Jo : Oui, parfois ça se fait rapidement. Vous n'êtes pas déçu au moins ?
Mac : Je n'ai jamais été déçu de votre travail.
Jo : Bon ben ça va alors !
Mac : Par contre il y a une chose qui m'échappe encore.
Jo : Quoi donc ?
Mac : Pourquoi on ne se tutoie pas Jo ? C'est vrai, vous tutoyez toute l'équipe sauf moi.
Jo : Parce que vous êtes mon supérieur hiérarchique et que vous ne me l'avez jamais proposé et je n'aurais pas eu le culot de vous le suggérez !
Mac : Pourtant vous pouvez être très direct parfois et je trouve que vous êtes plutôt audacieuse !
Jo : Vous me trouvez irrespectueuse ! C'est ça que vous essayez de me dire ? Décidément, j'en prend pour mon grade ce soir !
Mac : Non, je n'ai pas dit ça ! J'avoue que j'aime votre extravagance ! Stella, la femme qui occupait votre poste avant, était plus sérieuse, plus sur la réserve. J'ai énormément apprécié de travailler avec elle, mais c'était boulot et rien d'autre. Votre extravagance fait du bien à l'équipe car vous avez beaucoup d'humour mais vous savez rester sérieuse et votre travail est exemplaire.
Jo : Ben merci du compliment. Ça me touche.
Mac : J'ai jamais vraiment eu l'occasion de vous le dire, mais vous êtes brillante et un élément capital au sein de l'équipe.
Jo : Ben merci beaucoup. Vous êtes un très bon chef et c'est un plaisir de travailler avec vous et bizarrement un plaisir d'être enfermée ici avec vous. Ça me permet d'entendre tout le mal que vous pensez de moi. (riant)
Mac : Oui, pareil pour moi. Alors au bout de trois ans, vous ne pensez pas qu'on pourrait passer à une autre relation ?
Jo : Une autre relation ? Mais qu'est-ce-que vous entendez par là ?
Mac : Ben disons que le vouvoiement entre nous m'agace beaucoup. J'aimerais que se soit plus familier.
Jo : Ah ok ! Je suis d'accord avec vous. Il va falloir que je m'habitue mais je pense qu'effectivement nous pouvons nous tutoyer.
Mac : Très bien ! Je trouve de plus que c'est bien plus amical.
Jo : Tout à fait ! (souriant)
Mac : En plus, je pense qu'à de nombreuses reprises nous nous sommes prouvé mutuellement notre amitié.
Jo : Oui, même si ça s'est un peu dégradé ses derniers temps.
Mac : Ah bon ? Tu trouves ?
Jo : Tu dis que mon travail ne t'a jamais déçu, mais en revanche mon comportement t'a beaucoup déçu et j'en suis désolé !
Mac : Mais non ! J'ai jamais été déçu. Qu'est-ce-que tu racontes là ?
Jo : Je sais pas ! Je trouve que nous étions un peu plus complice durant mes deux premières années. Après je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Je pense que c'est de ma faute en fait. J'en ai trop prit à mon aise.
Mac : Mais comment ça ?
Jo : Après votre accident enfin ton accident. Je me suis trop inquiété pour toi et j'ai fait des choses que je n'aurais pas du faire. J'aurais dû rester à ma place et tu me l'as bien fait comprendre.
Mac : Je suis sincèrement désolé ! Je me rappelle de la manière dont je t'ai parlé et ce n'était pas très glorieux. J'ai été odieux avec toi.
Jo : Tu t'es excusé quelques jours après c'est oublié.
Mac : Non, ce n'est pas oublié puisque tu en reparles aujourd'hui ! Je crois que ça serait bon d'en reparler de cette histoire ! Tu sais, on a le temps, ça fait presque une heure et quart que nous sommes là. Je pense qu'on en a encore pour un bout de temps.

Jo regarde Mac légèrement gênée par cette conversation.

A suivre.
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MessagePosté le: Jeu 3 Déc - 06:11 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Aaaah je suis fan des huis-clos et celui-ci s'annonce excellent ! J'adore la tournure que prend cette conversation, d'autant plus que j'ai vu l'épisode 905 tout à l'heure alors c'est tout frais dans ma tête ce moment glacial où Mac envoie bouler Jo sans la moindre délicatesse. Le blizzard doit être une douce caresse printanière sur la joue comparé à la froideur dont il fait preuve. Du coup, je trouve ça bien qu'ils abordent le sujet malgré la gêne apparente de Jo. 

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Aurelle-sims
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MessagePosté le: Jeu 3 Déc - 22:13 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Chapitre 2


Le vendredi 13 décembre 2013, une tempête de neige entraîne Manhattan dans le noir suite à une panne de courant. Jo et Mac qui était dans l'ascenseur au moment de la coupure doivent s'armer de patience et attendre qu'on vienne enfin les libérer. Les deux collègues se livrent alors à de nombreuses confidences, les concernant. Ils reparlent notamment d'une vieille histoire que Mac pensait oubliée mais qui visiblement provoque encore une légère amertume dans l'esprit de Jo.


Jo a remit sur le tapis une histoire vieille d'il y a un an où Mac s'était mit sérieusement en colère suite à une Jo qu'il jugeait trop intrusive dans sa vie privée. La détermination de Jo a vouloir lui venir en aide lorsqu'il souffrait de certains troubles a sur le coup été très désapprouvé par Mac. Celui-ci lui avait présenté des excuses pour lui avoir parlé de manière très sèche. Malgré ses excuses, Jo semble toujours avoir cette histoire sur le cœur.


Mac : Je crois que ça serait bon d'en reparler de cette histoire ! Tu sais, on a le temps, ça fait presque une heure et quart que nous sommes là. Je pense qu'on en a encore pour un bout de temps.
Jo : C'est vrai que ça m'a fait mal au cœur, je l'avoue. Surtout que mes intentions n'étaient pas mauvaises.
Mac : Ne t'inquiète pas, je le sais très bien que je t'ai parlé de manière très odieuse et que j'ai été d'une ingratitude sans nom avec toi. Je me suis excusé Jo !
Jo : Mac ! Tes excuses sonnaient comme celle d'un patron qui ne veut pas voir des relations professionnelles dégradés à cause d'une querelle personnelle.
Mac : C'est ce que tu l'as ressenti ?
Jo : « Jo j'ai été un peu sec avec vous l'autre soir » ! Il y a mieux comme excuse non ? Je ne demandais pas à ce que tu te mettes à genoux non plus, mais au moins tu aurais pu avoir des paroles plus convaincante.
Mac : Je le sais maintenant j'en suis conscient et c'est vrai que tu as raison !Je ne suis vraiment pas doué pour les excuses Jo, mais je te promets qu'elles étaient sincères.
Jo : Ok
Mac : Jo ! On s'est un peu éloigné. Si c'est cette épisode qui t'a fait prendre tes distances, j'en suis vraiment navré et j'aimerais qu'on oublie tout ça si tu veux bien.
Jo : D'accord ! Tu crois que ça peut redevenir comme avant ?
Mac : Bien sûr que oui ! Tes blagues et ton charme me manque. (souriant)
Jo : Mon charme ! (Surprise)
Mac : Oui, tu sais des fois tu me faisais des allusions. Je sais que c'était un jeu entre collègue et ça m'amusait beaucoup.
Jo : Quel genre d'allusions ? (Surprise)
Mac : Un jour tu m'as laissé sous entendre que dans ta jeunesse tu avais été steap-teaseuse !


Jo rigole.


Jo : C'est vrai que je t'avais bien eu ce jour là !
Mac : Puis la fois où tu m'as dit que j'étais charmant et sexy !
Jo : Ben quoi ? C'est la vérité non ! (souriant)
Mac : Eh ben voilà ! Tu vois ça reviens !
Jo : Je peux te poser une question indiscrète ? Par contre si tu estimes que ça ne me regarde pas, tu m'arrêtes de suite.
Mac : Je t'écoute !
Jo : Où est-ce-que tu en es avec ça ?
Mac : Avec quoi ?
Jo : Tes troubles de l'attention, tes pertes de mémoire.
Mac : C'est en bonne voie. La rééducation marche bien et je n'ai presque plus de soucis.
Jo : C'est vrai ?
Mac : Quand je suis fatigué, ça m'arrive encore mais je progresse. Je te jure que c'est la vérité.
Jo : Je te crois et tant mieux. J'en suis ravie.
Mac : Pourquoi tu t'inquiètes pour moi comme ça ?
Jo : Parce que je t'apprécie beaucoup.
Mac : Moi aussi je t'apprécie beaucoup. Enormément même. (souriant)


Jo regarde Mac et sourit touchée par ses paroles.


Mac : Il y a une question personnelle que je voudrais te poser !
Jo : Je t'écoute !
Mac : Tu as quel âge ?
Jo : Quoi ? Tu ne sais pas mon âge ? Mais c'est honteux Mac. (ironiquement)
Mac : Non, tu n'as jamais ouvert une bouteille pour ton anniversaire.
Jo : Mais toi non plus hein !
Mac : C'est parce que les anniversaires n'ont plus d'importance pour moi. Je suis vieux maintenant.
Jo : Vieux ! Qu'est-ce-qui ne faut pas entendre ! Mais les âges ne sont pas marqués dans les dossiers ?
Mac : Si, mais j'ai jamais eu la curiosité de regarder.
Jo : Quand tu m'as parlé d'Elie il y a trois ans, tu m'avais dit que tu avais consulté mon dossier.
Mac : J'avoue honteusement que je ne m'en rappelle plus. J'ai du le voir sans y prêter vraiment d'importance. Donc ça ne m'a pas marqué, mais maintenant qu'on se connaît bien, je serais curieux de savoir. Physiquement c'est difficile de te donner un âge !
Jo : Et moi j'ai pu avoir accès à tout les dossiers sauf celui du patron ! Donc je n'en sais pas plus que toi.
Mac : Je te dis mon âge si tu me dis le tiens.
Jo : Tu me donnes quel âge.
Mac : Allez physiquement, je dirais quarante ans. Mais logiquement ce n'est pas trop possible compte tenu du fait que tu as un fils de vingt et un an. Ça voudrait dire que tu l'aurais eu vraiment très jeune. Vu ton parcours, je dirais que tu as entre quarante-deux et quarante-cinq ans.


Jo sourit.


Mac : Quoi ?
Jo : J'ai quarante-six ans. Tu n'étais pas loin !
Mac : Quoi ? Tu plaisantes là ! Tu fais bien plus jeune !
Jo : Non non. Je suis née le 28 octobre 1967
Mac : Ah ben d'accord ! (souriant)
Jo : Quoi !
Mac : Je suis née un 1er novembre.
Jo : Quoi ! Mais c'est pas vrai !
Mac : Une belle coïncidence hein !
Jo : Ben oui ! Mais alors quelle année ?
Mac : A ton avis ?
Jo : Pas soixante-sept quand même ?
Mac : Non !
Jo : Tu ne va pas me dire que tu es plus jeune que moi ! Bon allez je tente soixante cinq.
Mac : Soixante-cinq ans ? (Etonné)
Jo : Non l'année. Je pense que tu pourrais être de soixante-cinq.
Mac : Ah ! Ouf ! C'est gagné en tout cas ! Bravo !
Jo : Quarante-huit ans. C'est vrai qu'on a l'âge d'être grand-parent !
Mac : Ben tu sais, je ne suis même pas père !
Jo : Ah oui c'est vrai ! Désolé, je n'ai pas réfléchit !
Mac : C'est pas grave. Il y a longtemps que je me suis fait à l'idée que je ne serais jamais père.
Jo : Ce n'est pas dans vos projets ?
Mac : Non !
Jo : Christine ne veut pas d'enfant ? Elle est encore jeune pourtant.
Mac : C'est vrai, Christine à trente sept ans, mais ce n'est pas dans nos projets d'avenir. Christine a son restaurant, moi je travail en moyenne douze heures par jour.
Jo : Et tu travailles beaucoup trop !
Mac : Un enfant ne serait pas heureux avec des parents toujours absent !
Jo : Vu sous cet angle. Mais la paternité ne te manque pas ?
Mac : Pas vraiment en fait ! Puis je crois qu'à mon âge je n'aurais pas la patience !
Jo : Oui, je comprends ! Mais excuse ma curiosité, mais si un jour Christine envisage d'avoir un enfant ?
Mac : Alors je sais pas ! Peut-être que j'accepterais.
Jo : Mais par dépit n'est-ce-pas ?
Mac : Je crois que quand on aime vraiment quelqu'un on est prêt à faire des sacrifices.
Jo : Vous avez raison ! Enfin tu as raison !
Mac : C'est vrai que je me demande si je serais prêt à faire un enfant juste pour combler Christine ! Ce qui me fait un peu peur au passage.
Jo : Tu ne penses pas l'aimer assez pour ça ?
Mac : Ben.... Je sais pas trop ! Si probablement.
Jo : ça m'étonne quand même que tu ne ressens pas l'envie d'être père !
Mac : C'est pas que je n'ai pas envie, mais regarde bien les choses en face. J'ai quarante-huit ans. En supposant que je mette un enfant en route immédiatement. Mon enfant naîtra quand j'aurais presque quarante-neuf ans. Quand il aura dix ans, j'approcherais les soixante ans. Je pourrais être son papy. Non, personnellement, je n'aurais pas voulu d'un père aux cheveux grisonnant venant me chercher à l'école.


Jo rigole.


Jo : C'est marrant comme tu dis ça, mais vu sous cet angle !
Mac : Non, ma vie est bien comme elle est.
Jo : Christine m'a dit que vous aviez des projets de mariage !
Mac : Tu vois Christine de temps en temps on dirait ! (Etonné)
Jo : Non, pas vraiment, mais je la croise parfois quand elle vous enfin quand elle t'attends, pardon... au bureau.
Mac : On a parlé mariage au mois de mars, mais ça sera pour l'année prochaine. C'était trop juste pour organiser ça cette année et Christine préfère se marier pendant les belles saisons.
Jo : Oui, je comprends ça ! Félicitation en tout cas !
Mac : Merci !
Jo : Depuis mars vous ne me l'avez même pas dit ! Je suis vexée ! (riant)
Mac : Le tutoiement tu as vraiment du mal on dirait ! (riant)
Jo : Ne t'en fait pas, ça va venir, laisse-moi m'habituer.
Mac : Pour le mariage, c'est vrai j'aurais dû te le dire.
Jo : Je suis dans votre liste d'invités au moins ?
Mac : Mais bien sûr ! Mais tu sais pas la peine de s'emballer ! Rien n'est organisé encore !
Jo : Oui, mais ça va se faire quoi qu'il arrive !
Mac : Oui !
Jo : Christine est une femme bien !
Mac : Oui, elle est adorable.
Jo : Bon ben c'est bien.
Mac : Christine était avant tout une amie, mais nous nous entendons bien et notre couple fonctionne assez bien.
Jo : L'essentiel c'est que l'amour triomphe.
Mac : Oui, vous avez raison enfin tu as raison.
Jo : Tiens tu vois toi aussi tu as du mal !
Mac : Oui, mais ça va venir tout seul. Assez parlé de moi. C'est vrai que tu as été cheerleaders ?
Jo : Comment tu sais ça ? (Surprise)
Mac : Ah c'est vrai alors ! En fait, ça date de ta première année. On était sur une enquête d'une jeune fille assassinée dans un lycée prestigieux.
Jo : Ah l'affaire Olivia Prescott !
Mac : Oui c'est ça ! On parlait des cheerleaders qui s'était méchamment moquées d'une de leur camarade et tu as dit que tu ne te serais pas gêné de les faire virer de l'équipe à ton époque. Lindsay t'as demandé si tu as été cheerleader et tu as répondu bien fièrement que tu portais encore la jupette à l'occasion. Je me suis demandé si c'était une plaisanterie ou réelle.
Jo : Je confirme que j'ai été capitaine des cheerleader. J'ai même été reine de promo. (riant)
Mac : Ah oui d'accord ! Tu étais donc une élève populaire.
Jo : Oui, mais respectueuse et c'est ça qui était apprécié.
Mac : Mais alors ! Pourquoi avoir étudié à l'université de l'Alabama. Tu aurais pu viser plus haut au vu de tes qualités. Capitaine des cheerleader et reine de promo, ça aide dans un dossier universitaire !
Jo : J'avais été admise dans plusieurs universités dont Yale et Stanfort, mais ma sœur jumelle n'a pas eu cette chance. Je n'étais pas prête à couper le cordon avec elle alors je suis resté dans l'Alabama.
Mac : Tu as une sœur jumelle !? Décidément j'en apprend beaucoup sur toi !
Jo : Oui, Leanne. Elle est encore là dans mon cœur, mais elle est décédée.
Mac : Oh mince ! Je suis désolé Jo ! Perdre une sœur ou un frère c'est horrible et il paraît que perdre un jumeau encore plus.
Jo : Une partie de moi est partie avec elle.
Mac : Il y a longtemps ?
Jo : Quatre ans.
Mac : C'est triste.
Jo : On parle d'autre chose, tu veux bien !
Mac : Oui, bien sûr ! Surtout que je suis curieux de savoir pourquoi une femme si brillante que toi est encore célibataire. Enfin d'après ce que je sais. Remarque je dis ça, mais tu as peut-être quelqu'un ! Mais j'en doute un peu.
Jo : Qu'est-ce-qui te permet d'avancer ça ?
Mac : J'ai l'impression parfois que tu es triste.
Jo : Non pas vraiment.
Mac : Je suis sûr que si ! Je le vois !


Jo soupire.


Mac : Allez tu peux te confier ! Je t'ai avoué des éléments personnels de ma vie. Tout ce que tu me diras ne sortira pas de cet ascenseur.
Jo : Tu as raison. C'est vrai. En effet, j'ai sans doute l'air triste de temps en temps, mais c'est parce que parfois je me sens seule.
Mac : Seule ! Mais tu as tes enfants et tous les collègues t'adorent.
Jo : Il y a autre chose que la famille et les amis dans la vie.
Mac : Tu parles d'une présence masculine ?
Jo : Tu sais, j'ai eu quelques aventures sans lendemain, mais ça fait sept ans que je n'ai pas eu d'histoire sérieuse. Puis encore je ne sais pas si on peut qualifier cette dernière histoire sérieuse du fait que cet homme me trompait constamment.
Mac : ça a durée longtemps ?
Jo : Deux ans.
Mac : Ah oui ! Quand même !
Jo : Tu vois, j'avoue que la tendresse d'un homme me manque parfois. Mais je ne devrais même pas te dire ça !
Mac : Pourquoi ?
Jo : Parce que tu es mon patron !
Mac : Oui mais ton ami aussi et on peut se confier à un ami. D'ailleurs les amis sont là pour ça ! Pourquoi tu n'essaies pas de faire des rencontres ?
Jo : Je n'ai pas le temps pour ça ! Puis les rencontres organisées, ce n'est franchement pas mon truc. Je préfère vraiment quelque chose de spontané.
Mac : Je vois.


Mac ne peut s'empêcher de compatir à la détresse de Jo.


Mac : Tu sais, je te comprends ! Je me suis longuement noyé dans la tristesse du célibat moi aussi.
Jo : Mais tu es heureux aujourd'hui.
Mac : Tu m'as confié que tu n'avais eu que des aventures avec des collègues. C'est une règle que tu t'es fixé ? A cause de ton divorce je suppose.
Jo : Pas spécialement non ! Puis mon divorce n'a rien à voir. Russ et moi on ne bossait pas dans le même service. Je n'ai jamais été réticente à une relation sérieuse entre collègue. Il ne faut rien s'interdire dans la vie. Sinon on ne vie plus.
Mac : En gros tu me dis que tu n'as jamais eu d'opportunité.
Jo : Je ne crois pas non ! Je suis tombée sous le charme d'un de mes collègues et à un moment donné, j'ai cru que c'était peut être réciproque mais je me suis complètement trompée.
Mac : Tu ne lui as jamais fait comprendre.
Jo : J'ai essayé, mais je crois qu'il n'a jamais compris ou qu'il a fait exprès de ne pas comprendre.
Mac : Il est trop bête, il a raté une occasion en or à mon avis. (souriant)


Jo le regarde en souriant.


Jo : Tu crois ?
Mac : Oui ! Je ne te l'ai jamais dit, mais tu es une femme très séduisante.
Jo : Merci ! Enfin quoi qu'il en soit, cet homme a rencontré une femme, fin de l'épisode.
Mac : Remarque, si les relations entre collègues n'étaient pas tolérées, ça l'a peut être ralentit. Parce que franchement il faut être bête pour ne pas voir une femme comme toi. Enfin c'est ce que je pense en tout cas.


Jo le regarde et sourit bêtement.


Jo : J'hallucine là ! C'est presque à mourir de rire Mac Taylor.
Mac : Qu'est-ce-que j'ai dit ?
Jo : Rien ! Restons en là. Ça me gêne de te parler de ça pour être honnête.
Mac : Excuse-moi, j'ai été trop indiscret.
Jo : Je peux te le dire aujourd'hui, l'homme dont je te parle ne faisait pas partie du FBI, je l'ai rencontré bien après.
Mac : C'est pas Don Flack quand même ! Parce que tu t'entendais bien avec lui et il a rencontré Jamie Lovato. C'est lui n'est-ce-pas ?
Jo : Même si Flack est très séduisant, je n'ai jamais chercher à le charmer lui.


Mac regarde Jo fixement pensant avoir compris où Jo voulait en venir.


Mac : Mince je crois que j'ai compris. Je suis trop stupide en fait. (confus)
Jo : N'en parlons plus.
Mac : Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Jo : Je te l'ai dis Mac ! Mais tu as refusé de l'entendre.
Mac : ça t'a rendu malheureuse ?
Jo : Je ne suis plus une ado. Ça m'a blessé, mais ça va. (souriant)
Mac : Je me sens tellement flatté.
Jo : Ah bon !
Mac : Une femme comme toi qui s'intéresse à moi, j'aurais pas cru.
Jo : On parle d'autre chose tu veux bien ?
Mac : D'accord.
Jo : Tu sais quoi ?
Mac : Non !
Jo : On va se faire une promesse.
Mac : Laquelle ?
Jo : Qu'on ne reparlera plus jamais de ce qui s'est dit dans cet ascenseur ce soir.
Mac : D'accord.


Jo regarde sa montre.


Jo : Il est vingt et une heure. Ça fait presque deux heures qu'on est là dedans.
Mac : Oui, ça commence à faire long.


Mac et Jo sont un peu gênés de cette dernière conversation et un long silence s'installe.


A suivre.  
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MessagePosté le: Ven 4 Déc - 22:00 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Merci pour ce chapitre XXL que j'ai bien évidemment dévoré. C'est fou tout ce qu'ils apprennent l'un sur l'autre alors qu'ils se côtoient quotidiennement depuis trois ans et ce, malgré l'aisance naturelle de Jo lui ayant permis d'évoquer de temps en temps quelques anecdotes de sa vie. Mais en ce qui la concerne, je pense sincèrement qu'elle n'a pas besoin de connaître une info aussi concrète que la date de naissance de son patron pour lire en lui comme dans un livre ouvert. Elle le cerne extrêmement bien et c'est surtout Mac qui pose des questions, je remarque d'ailleurs qu'il se confie sur sa vie de couple avec Christine et son rapport à la paternité mais qu'il renverse assez vite la conversation. S'est-il refusé à en savoir plus sur sa précieuse collègue jusqu'alors de peur de franchir un certain degré d'intimité dans leur relation ? A-t-il gardé une distance raisonnable par simple professionnalisme ou craignait-il de trop s'attacher à elle sans que ce ne soit réciproque ? Quoi qu'il en soit, il s'est risqué à aborder le sujet de la vie sentimentale en jouant la carte de l'ami et monsieur est servi. J'adore la réplique de Jo qui lui permet de comprendre que c'est lui l'homme dont elle est tombée sous le charme et j'imagine bien la tête de Mac aussi. Il en tombe de dix étages à ce moment-là, pour quelqu'un qui est coincé dans un ascenseur c'est plutôt ironique. Je parie que cette promesse de ne plus en parler va voler en éclats tôt ou tard. Une chose est sûre, il va falloir assumer et rompre le silence les amis. 

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MessagePosté le: Sam 5 Déc - 00:40 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Chapitre 3


Mac et Jo sont toujours bloqués dans l'ascenseur et discutent pour tuer le temps. Ils se livrent à certaines confidences qui deviennent pour l'un et l'autre très gênantes. Ils se rendent compte que malheureusement compte tenu de la situation dans laquelle ils se trouvent, ils ne peuvent fuir certaines conversations.


Un long silence s'est installé entre Mac et Jo suite à la dernière conversation. Au bout de cinq minutes de silence, Mac se lève.


Mac : J'ai besoin de me dégourdir les jambes.
Jo : Pas évident dans un endroit si petit. (riant)
Mac : J'espère qu'on ne va pas rester là jusqu'à demain matin quand même !
Jo : J'espère aussi. En plus je meurs de faim.
Mac : Oui, moi aussi. Ceci étant dit, tu as toujours faim Jo ! Ça ne change pas de d'habitude.
Jo : N'importe quoi !
Mac : Puis alors sans café ça doit être terrible pour toi ! (riant).
Jo : Mac Taylor tu vas me le payer cher !


Jo se lève à son tour.


Mac : Tu te dégourdis les jambes aussi ?
Jo : Non, je me renseigne. (souriant)


Jo décroche le téléphone.


Jo : Il y a quelqu'un ?
La gardienne : Oui !
Jo : Bonsoir, j'aimerais savoir où est-ce-que ça en est ?
La gardienne : Aucun technicien n'est prêt à prendre le risque de se déplacer. J'ai fais de mon mieux, je vous promets !
Jo : Ce qui est quand même incroyable c'est que nous on prend des risques tous les jours pour les citoyens et personne ne lève le petit doigt pour nous !
La gardienne : Je suis désolé ! Je ne peux rien faire de plus. Les pompiers viendront quand la tempête se calmera.
Jo : ça donne quoi dehors ?
La gardienne : Je dirais une bonne quinzaine de centimètres.
Jo : Je vois ! Donc je pense qu'il faut qu'on attende encore.
La gardienne : Oui, je suis désolé. Le générateur peut tenir huit heures.
Jo : Ben c'est toujours ça ! Mais moi huit heures sans café ça va être l'horreur !
La gardienne : J'espère que le courant sera revenu avant !
Jo : Ben moi aussi !


Jo raccroche.


Jo : C'est pas vrai ! Ils n'ont trouvés personne pour nous aider.


Jo soupire et se rassoit, Mac la regarde et se rassoit également à côté d'elle. Il pose sa main sur celle de Jo et la regarde dans les yeux.


Mac : Excuse-moi Jo !
Jo : Pourquoi ?
Mac : De ne pas avoir compris.
Jo : On a dit qu'on en parlait plus. (agacée)
Mac : Ok ! Ça ne m'empêche pas d'être désolé.
Jo : Mac ! Stop ! Je n'aurais même pas dû te dire ça ! (retirant sa main)
Mac : Ben ça m'a fait plaisir de l'entendre. C'est toujours agréable de savoir qu'on plaît à une femme.
Jo : Mais nous deux c'est impossible. Je le sais bien et je n'ai jamais vraiment eu d'espoir de toute façon. On est fait pour être amis Mac. Au quotidien ça ne marcherais pas nous deux.
Mac : Oui, je pense que l'idéal, c'est de ce dire qu'on n'est pas fait pour être ensemble. Je suis sûr que mon quotidien t'agacerait.
Jo : Oh oui, je n'en doute pas ! (riant). Tu ne supporterais pas ma vie non plus. Tiens par exemple moi le soir je me couche très tard. Je suis sûr que tu es un couche tôt.
Mac : Perdu ! Un couche tard aussi.
Jo : Oui ben ce n'est qu'un détail ! Tiens moi j'aime bien dormir du côté droit du lit et ce n'est pas négociable.
Mac : Et moi je préfère le côté gauche. Mais pourquoi impérativement le côté droit ?
Jo : Parce que le soir j'aime bien me détendre en faisant des mots croisés et vu que j'écris de la main droite, j'aime bien que mon bras soit du côté extérieur du lit. C'est un vieux truc d'ancienne femme mariée ça et c'est complètement stupide, mais c'est comme ça. Mais j'avoue que depuis de longue année, je dors au milieu pour éviter que mon matelas se tasse d'un côté. (riant)
Mac : Je fais ça aussi quand je dors seul.
Jo : Non mais tu es sérieux là !
Mac : Ben oui ! (souriant).
Jo : Tu n'aimes pas aller au cinéma je suis sûr ! Et tu préfères un bon documentaire plutôt qu'un film passionnant.
Mac : Non, c'est le contraire. J'aime bien regarder les policiers pour voir comment ils sont à côté de la plaque par rapport à ce que nous on vit vraiment au quotidien.
Jo : A toi aussi ça t'amuse !
Mac : Oui des fois c'est d'un comique !
Jo : Le but c'est de trouver des choses qui nous agacerais, pas des points communs ! (riant)
Mac : Je déteste l'opéra mais j'emmenais ma femme pour lui faire plaisir !
Jo : L'opéra pas mon truc par contre variétés, Rock et comédies musicales !
Mac : J'ai vue Cats trois fois, dernièrement je suis aller voir mamma mia et quand je suis aller à Paris il y a quinze ans j'ai même été voir Notre dame de Paris en comédie musicale. J'adore aller à Brodway pour les spectacles musicaux.
Jo : Ben mince on a jamais pensé à y aller ensemble.
Mac : Je pensais que j'étais le seul ringard à aimer ça !
Jo : Bon ben je dois être ringarde aussi ! Merci pour l'insulte ! (riant)
Mac : Mais de rien Jo ! Et je suis très rock aussi compte tenu du fait que je joue de la basse. Mais en général, je joue dans les clubs de jazz.
Jo : Je joue du piano moi de temps en temps. Et tes plats préférés ?
Mac : J'adore le gratin de légume. Il y a que moi pour aimer ça !
Jo : Et moi aussi ! (riant). J'adore tout ce qui est plat italien aussi.
Mac : Oui, j'aime beaucoup aussi. Les lasagnes surtout.
Jo : Hum j'adore les lasagnes ! Les tiramisus !
Mac : Arrête ne m'en parle pas !
Jo : Je mange énormément de fruits et de biscuits sec.
Mac : Banane, poire et pomme c'est mon quotidien. (souriant)
Jo : Non mais c'est quoi ça ! Pourquoi on aime les mêmes chose, c'est des habitudes de flic ou quoi ?
Mac : Je ne sais pas ! Par contre je suis allergique aux fruits rouge en général, à l'exception des fraises.
Jo : J'adore les fraises.
Mac : Avec de la chantilly ?
Jo : Oui, et du chocolat quand je ne pense pas à ma ligne.
Mac : Oui ou une bonne glace à la banane accompagnée d'une légère couche de chantilly.
Jo : Et de chocolat liquide légèrement chaud pour le goût.


Mac ne répond plus, il la regarde et lui vole fougueusement un baiser. Il finit par détacher ses lèvres et la regarde dans les yeux. Jo baisse les yeux un court instant, pose sa main sur le visage de Mac et l'embrasse à son tour. Mac met chacune de ses mains sur les joues de Jo et ne lâche pas ses lèvres. Ils détaches leurs lèvres mais s'embrassent à nouveau.


Mac : Excuse-moi, je ne peux plus te résister ! Tu as un succulent goût de banane. (tout en l'embrassant)


Jo sourit en entendant les dernières paroles de Mac. Il plonge son regard dans celui de Jo et lui sourit. Elle tente de toute ses forces de résister, mais n'y parvient pas. Elle lui sourit à son tour et laisse Mac l'embrasser à nouveau. Elle le serre fort dans ses bras et sent les mains de Mac se balader le long de son corps. Ce moment commence à devenir très torride quand Mac l'entraîne au sol. Elle n'arrive plus à se contrôler et l'embrasse fougueusement. Il continu de l'embrasser et la caresse un peu partout. Il la couve de délicat bisous dans le cou et sur le visage.


Mac : J'adore ton parfum, tu sens tellement bon. Tu es douce, tu es tellement belle.
Jo : C'est vrai ?


Mac regarde Jo dans les yeux et lui caresse le visage. Il déboutonne ensuite le pantalon de Jo et le baisse délicatement en ne quittant pas son regard.
Jo se redresse, desserre la cravate de Mac et lui déboutonne sa chemise pour contempler et caresser délicatement son torse. Elle lui retire rapidement sa chemise et se laisse aller. Il allonge Jo délicatement sur les manteaux et ne recule devant rien. Les caresses de Mac envoûtent totalement Jo qui n'a qu'une envie, aller beaucoup plus loin. Ce moment aussi passionné que torride leur fait totalement oublier qu'ils sont dans un ascenseur. Les deux collègues se noient dans un plaisirs sans équivoque ni pudeur.


Un long moment plus tard, ils se rhabillent en se souriant timidement. Aucune parole n'est sortie depuis la fin de leurs ébat il y a déjà dix minutes. Mac qui se sent terriblement honteux rompt le silence.


Mac : Jo ! (confus)
Jo : Ne dis rien Mac ! On s'est bêtement laissé aller, mais je sais que ce qu'on a fait est mal. Tu serais célibataire, ça ne me gênerais pas le moins du monde mais là je réalise que je viens de vivre un magnifique moment de plaisir avec un homme qui est fiancé. Qu'est-ce-que j'ai fait !?


Jo met ses mains devant son visage et ses larmes roulent le long de son visage. Mac la prend dans ses bras pour la consoler.


Mac : C'est de ma faute, c'est moi qui t'a entraîné. Tu n'as rien à te reprocher.
Jo : Je suis bien loin de t'avoir repousser, bien au contraire ! Je t'ai incité à continuer. Ça ne te gêne pas d'avoir trompé Christine Mac ?
Mac : Bien plus que tu le crois. A l'intérieur de moi je me hurle dessus, mais ça serait irrespectueux envers toi de m'apitoyer sur mon sort. Ce qui est fait est fait.
Jo : Je ne me reconnaît pas, ce n'est pas moi ça ! Je ne touche pas aux hommes casés moi.
Mac : La situation est un peu particulière, nous sommes enfermés ici loin de tout. Je pense que nos esprits n'ont pas réussi à contrôler nos corps attirés l'un vers l'autre de manière irrésistible.
Jo : Oui, tu as sans doute raison. Ce qui s'est passé ne sortira pas d'ici hein !
Mac : Oui, ne t'en fait pas !
Jo : Et ça ne doit pas se reproduire.
Mac : Ne t'en fait pas. Je m'excuse Jo ! Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai l'impression d'avoir abusé de toi et de la situation. J'ai honte.
Jo : Quoi ? Abusé de moi ! Non mais ça ne va pas de penser des trucs comme ça. J'étais aussi consentante et motivée que toi sinon plus.
Mac : Tu n'as pas fait ça parce que tu n'as pas osé refuser au moins ?
Jo : Pas le moins du monde. J'en avait vraiment envie et je ne sais pas ce qui m'a prit non plus. La passion l'a emporté sur la raison et c'est inadmissible. Je me suis très mal comporté.
Mac : Non, tu ne t'ai pas mal comporté Jo ! On a eu un moment d'égarement. Nous ne sommes pas différent des autres. Nous pouvons faire des erreurs aussi ! Tu sais, ce n'est peut être pas galant ou peut-être machiste, mais l'erreur est sans doute humaine.
Jo : Humaine !
Mac : Quand tu es dans un endroit aussi petit avec une femme de surcroît très séduisante et que l'attirance semble réciproque, il y a peut de chance pour que ce genre de dérapage n'arrive pas.
Jo : Oui tu as sans doute raison. Merci pour le compliment au passage ! (souriant).
Mac : Allez sèche tes larmes.


Mac essuie les larmes de Jo et la regarde en souriant.


Jo : Quoi ?
Mac : Malgré tout j'ai envie de te dire que j'ai passé un très bon moment. Ça serait ingrat de ne pas le faire car c'est la vérité. J'ai adoré ce moment.
Jo : Moi aussi. (souriant)
Mac : Ouah ! Tu es tellement... Comment dire !
Jo : Tellement quoi ?
Mac : Je sais pas si c'est le mot juste dans ce genre de situation mais tu étais impliquée.
Jo : Impliquée ! (intriguée)
Mac : Tu vois, j'ai pas eu excessivement d'aventures dans ma vie et encore moins d'histoires sérieuses, mais assez d'expérience pour me rendre compte que bien souvent la femme se laisse aiguiller mais toi tu m'as dominé.
Jo : Quoi ? Mais non... tu exagères !
Mac : Je ne veux pas dire tout le temps, mais par moment tu vois ! Et j'ai adoré ça. Quand la femme s'implique autant que l'homme ça fait une fusion magnifique et ce qui pourrait être à la base une simple partie de jambe en l'air se transforme en un délicieux moment très passionné.
Jo : J'avoue que quand je suis prise d'une envie insoutenable, je suis un peu dominatrice, c'est vrai. « Jambe en l'air » fait partie de ton vocabulaire ! Tu m'étonnes là !
Mac : Ah c'est toi qui m'a fait une allusion de ce genre il y a quelques années. Tu ne rappelles pas ?
Jo : Oui, ben j'aurais attendu que trois ans pour que tu répondes à mon invitation. C'est pas si mal !


Ils se regardent et éclatent de rire.


Mac : Je tiens à te dire, que j'ai rarement eu l'occasion de vivre ça ! Non, en fait, je n'ai jamais vécu ça !


Jo se sentant légèrement mal à l'aise regarde sa montre.


Jo : Ben mince alors.
Mac : Quoi ?
Jo : Il est vingt-deux heures vingt.
Mac : Mince j'ai pas vu le temps passer.
Jo : Pourquoi tu as fais ça Mac ? C'est parce que je t'ai avoué que j'ai eu un coup de cœur pour toi ?
Mac : Je crois que si tu ne m'avais rien dit de tout ça, ça se serait produit quand même. (souriant)
Jo : Mais non ! Ça t'a influencé !
Mac: En tout cas, j'avoue que je suis un peu sur un nuage parce que je crois qu'on s'entendrait bien sexuellement ? Et si mon idéal était une belle brune de quarante-six ans finalement ? (sur un ton charmeur)
Jo : On a passé un bon moment, mais soyons raisonnable Mac !
Mac : Attention, ce n'est pas une invitation. Ceci ne doit pas se reproduire, tu as raison mais je serais un menteur de te dire que faire l'amour avec toi ne m'a apporté aucune satisfaction.


Mac regarde Jo et lui caresse le visage.


Mac : Je m'en voudrais très longtemps d'avoir trompé Christine, mais ce qui vient de se produire entre nous c'était très agréable et je ne regretterais jamais.
Jo : Même si tu as trompé Christine ?
Mac : Comme je t'ai dis, je me déteste pour ça. Mais je ne peux pas regretter ce que j'ai fais pour autant. Quand on vit un moment si rare, on ne le regrette jamais.
Jo : C'est vrai que moi aussi j'ai vraiment apprécié ce moment. En réalité, j'ai adoré ce moment ! (souriant)


Jo éclate de rire.


Jo : Excuse-moi, c'est nerveux ! Si on m'avait dit un jour que j'allais coucher avec mon patron dans un ascenseur je l'aurais prit pour une insulte ! C'est complètement ahurissant cette histoire.
Mac : Oui tu as raison.
Jo : Tu imagines le courant serait revenu ou les secours ! On aurait été mal là !
Mac : Je n'ose l'imaginer ! Les deux flics pris en faute !


Ils rigolent.


Jo commence à bailler.


Mac : Tu es fatiguée ?
Jo : Oui, un peu.
Mac : Dort un petit peu si tu veux. Je sais que ce n'est pas du grand confort, mais je peux bien te prêter mes bras si tu veux.
Jo : ça va aller !
Jo : Mon maquillage commence à me tirer les yeux en fait.


Jo fouille dans son sac et sort sa trousse de maquillage.


Jo : J'ai un petit flacon de démaquillant, je dois avoir un mouchoir.


Jo sort le mouchoir et applique la lotion.


Jo : Un miroir dans cet ascenseur ne serait pas de trop. (agacée)


Jo se frotte les yeux avec son mouchoir.


Mac : Tu en as encore.
Jo : Ah !
Mac : Attends !


Mac essuie le mascara restant.


Mac : Voilà !
Jo : Je dois être affreuse !
Mac : C'est la première fois que je te vois sans maquillage en tout cas.
Jo : Ne me regarde pas d'accord ! (souriant)
Mac : Jo ! Tu es très belle. C'est un privilège de te voir au naturel.
Jo : Je ne dois plus ressembler à grand chose. Juste une vieille qui se cache et qui a terriblement honte.
Mac : Et c'est toi qui m'a fait la morale tout à l'heure parce que je me disais vieux !
Jo : Un point partout.
Mac : ça me rappelle ma jeunesse ça ! Quand j'étais enfant il me tardait de vieillir pour atteindre l'âge adulte et maintenant je voudrais que ce soit l'inverse.
Jo : Je crois qu'on est tous un peu comme ça !


Mac regarde Jo un peu confus.


Jo : Qu'est-ce-qui se passe ?
Mac : Je dois te faire une confidence. Si je ne te le dis pas ça ne serait pas loyale.
Jo : Comment ça pas loyale. Qu'est-ce-qui pourrait ne pas être loyale ?
Mac : Avant que je rencontre Christine, j'avais un faible pour toi. Un gros faible même ! Peut-être bien plus d'ailleurs.
Jo : Quoi ? Tu plaisantes là !
Mac : Non, pas du tout !
Jo : Oh non ! C'est pas vrai. (confuse)
Mac : Oui c'est bête hein ! On s'y ai prit comme des manches tout les deux.
Jo : Pourquoi tu n'as jamais rien tenté Mac ! C'est dommage.
Mac : Je sais pas ! Mes convictions à la con sans doute et je pensais pas que tu pourrais t’intéresser à un homme comme moi.
Jo : Qu'est-ce-qui t'a permis de penser que je ne pourrais pas m'intéresser à un homme comme toi ?
Mac : Je suis quelqu'un de discret, de réservé. Je dois être dans le fond une personne très ennuyante.
Jo : Je te garantie que tu es loin d'être ennuyant. En fait on est bêtement en train de réaliser que nous sommes peut-être passé à côté de quelque chose.
Mac : Oui donc on va trouver d'autres arguments que ceux de tout à l'heure pour nous convaincre que nous ne sommes pas fait pour être ensemble.
Jo : Tu es mon patron Mac ! Ça devrait suffire. (sérieusement)
Mac : Dans d'autre circonstances, je te dirais que cet argument n'est pas recevable, mais on va dire que tu as raison. Un patron ne doit pas avoir de relation amoureuse avec une de ses subordonnées.
Jo : Si, je suis bordélique aussi ! Ça suffit à faire fuir un homme.
Mac : Moi je suis plutôt ordonné mais dans ce cas, quand un bordélique rencontre une personne plutôt ordonné, c'est pas trop mal. Ça évite qu'il y ai du bazar à la maison ou qu'au contraire ça soit trop propre.
Jo : Oui, tu as raison ! (riant)


Ils discutent comme ça durant une bonne partie la nuit. Jo pose sa tête sur l'épaule de Mac et fini par s'endormir. Mac ne mettra pas longtemps avant de la suivre dans son sommeil.


A suivre  
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MessagePosté le: Sam 5 Déc - 17:35 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Ce chapitre sent bon la banane flambée, Jo et Mac ont donc cédé à la tentation du dessert. On pourrait mettre leur passage à l'acte sur le compte de l'instinct de survie mais je pense surtout qu'il n'y a pas de fumée sans feu et que cette situation d'enfermement n'a fait que révéler leurs désirs les plus profonds. Nous avons affaire à deux flics très intelligents qui n'ont pas pour habitude de laisser le moindre indice au hasard lorsqu'il s'agit d'enquêter sur les autres mais ils ont multiplié les erreurs en ce qui les concerne. Du côté de Jo, ça peut se comprendre car elle a tendu de nombreuses perches à Mac et son absence de réactivité lui a appris à vivre avec des sentiments qu'elle n'imaginait pas réciproques. Et c'est alors que Mac a exprimé au tout début de cette longue nuit son souhait de voir sa relation avec elle devenir plus familière, nous avons d'ailleurs eu la preuve que c'est un homme de parole. Haha ! Aussitôt dit, aussitôt fait. Il faut dire qu'il avait pour sa part totalement refoulé ce qu'il pouvait ressentir pour Jo, une flamme qui a été ravivée par leurs confidences et qui explique qu'il craque instantanément pour elle. C'est mignon voire même touchant de le voir tout à coup prendre soin d'elle avec des gestes qui paraissent tellement naturels, comme par exemple en l'aidant à se démaquiller ou encore en essuyant ses larmes. Bon et maintenant que les bananas sont cuitas, Christine va-t-elle passer à l'as ? Vont-ils rester dans une impasse ou s'envoler à Las Vegas ? 

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MessagePosté le: Sam 5 Déc - 20:07 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Chapitre 4


Vers six heures du matin Mac et Jo entendent du bruit qui les réveille en sursaut. Ils constatent que la lumière est revenu, ce qui leur éblouis le visage.


Mac : A tient ! C'est bon signe ça ! On dirait que le courant est revenu.
Jo : On va enfin sortir de là.
Mac : On dirait !


La porte finit par s'ouvrir.


Mac : Eh ben c'est pas trop tôt. (s'exclamant)
L'homme : Bonjour ! Je suis Steve de la maintenance.
Mac : Merci de nous libérer enfin. Le courant est revenu ?
L'homme : Oui, depuis quatre bonnes heures déjà mais la panne de courant a déréglé ces fichus appareils ! On a deux ascenseur sur six qui sont en panne. Celui-ci n'a pas résisté à la panne. Je vais avoir du boulot aujourd'hui.
Mac : On n'a pas remarqué que le courant était revenu, mais on s'est endormie.
Jo : Le pire c'est qu'on a dû s'endormir peut de temps avant que le courant soit revenu.
Mac : Néanmoins, c'est immoral de laisser deux personnes bloqués dans un ascenseur pendant plus de dix heures.
L'homme : Personne n'a pu intervenir avant. Je suis désolé.
Mac : Allez passons ! Moi je veux prendre l'air.


Mac et Jo sortent. Mac regarde sa montre.


Mac : Il est six heures dix. Tu as faim ?
Jo : A ton avis ! (souriant)
Mac : Jo Danville a toujours faim ! (riant)


Mac s'approche de Jo et ferme la fermeture de son manteau. Ils se fixent avec beaucoup de passion dans le regard.


Mac : Il fait très froid. N'attrape pas froid !
Jo : Merci ! Il y a une boulangerie là-bas. Si tu veux on va chercher des viennoiseries et on va prendre le café chez moi. Elie doit m'attendre en plus, j'espère qu'elle dort !
Mac : A cette heures-ci, je pense qu'elle dort. On va aller à la boulangerie.


Une demi heure plus tard, Mac et Jo arrivent devant l'ascenseur qui mène à l'appartement de Jo.


Jo : Je t'avouerais que prendre l'ascenseur ne m'enchante pas des masses là !
Mac : Quel étage ?
Jo : Cinquième.
Mac : C'est raisonnable ! Tu as raison, on prend l'escalier.


Jo rentre dans son appartement et va immédiatement voir si Elie dort. Elle revient dans le salon.


Jo : Elle n'est pas là Mac ! (Paniquant)
Mac : Il y a un mot sur le frigo !
Jo : Ah elle est futé ! Elle savait très bien que c'est le premier endroit où j'irais !


Jo détache le mot et le lit.


Jo : Elle dit que la mère de sa copine Ashley est venue la chercher pour qu'elle ne reste pas seule.
Mac : C'est très sympa.
Jo : Oui, Carole est une femme très gentille. Elle va la ramener dans l'après-midi, je vais pouvoir dormir ce matin.
Mac : C'est sympa chez toi !
Jo : Merci !
Mac : Par contre je pensais que ça serait plus en désordre que ça. (riant)


Jo sourit et tape sur le bras de Mac.


Jo : Tu veux un café ?
Mac : Volontiers.
Jo : Avec un nuage de lait le matin je crois !?
Mac : Oui, absolument ! (souriant)
Jo : Je vais me cuire des œufs, tu en veux aussi.
Mac : Ah j'adore ça ! Volontiers.


Jo sourit.


Jo s'absente un instant pour cuire les œufs pendant que Mac observe ses photos. Jo revient.


Mac : C'est toi sur la photo là !
Jo : Oui, avec ma sœur.
Mac : Mais tu avais quel âge là ?
Jo : Vingt ans !
Mac : Ouah ! Il y a beaucoup de choses qui s'explique quand même.
Jo : Quoi donc ?
Mac : Pas étonnant que tu étais populaire. Tu étais vraiment très jolie. Enfin je ne dis pas que tu ne l'es plus, mais parfois quand nous sommes jeune, ça ne reflète pas vraiment ce que nous sommes aujourd'hui et vice versa.
Jo : En fait, j'étais ce que je détesterais aujourd'hui. Malgré moi, j'étais apprécié et courtisé, mais beaucoup de filles me méprisait à cause de ça.
Mac : La jalousie !
Mac : Ta sœur était aussi populaire que toi je suppose.
Jo : Non, pas vraiment. Ma sœur faisait partie des rebelles. Elle écrivait pour le journal du lycée et ne mâchait pas ses mots. Elle aimait défendre la devise de L'Alabama mais plus ou moins en échec scolaire.
Mac : C'est quoi la devise de l'Alabama.
Jo : « Nous osons défendre nos droits ».
Mac : « Souveraineté d'Etat, union national » C'est celle de chez moi.
Jo : Tu viens de l'Illinois ?
Mac : Oui, de Chicago. Tu connais les devises ont dirait !
Jo : Presque toutes en effet. (souriant)
Mac : Elle ne te jalousait pas un peu ta sœur ? C'est vrai, tu étais un peu la jeune fille modèle.
Jo : Non, je ne pense pas ! En tout cas elle ne l'a jamais montré. Tu sais, c'était un peu particulier notre relation. A chaque fois que nous avions une victoire, c'était la victoire des deux et pour les défaites c'était pareil.
Mac : Et qu'est-ce-qu'elle a fait comme boulot.
Jo : Malgré ses difficultés, elle a réussi a obtenir son diplôme et à l'université elle a reprit son sérieux. Elle est devenue journaliste pour le journal officiel.
Mac : Belle réussite en effet.
Jo : Bon c'est prêt. Tu as faim.
Mac : Oui, bien sûr. Excuse-moi, je n'aurais pas dû te reparler de ta sœur. C'est peut-être trop dur d'en parler.
Jo : Non, au contraire, ça prouve qu'elle est quelque part encore là et qu'on s'intéresse encore à elle.


Ils prennent le petit-déjeuner tout en discutant. Mac prend la main de Jo.


Jo : Eh ben ! On s'en souviendra de cette nuit !
Mac : Ne m'en parle pas !
Jo : On va éviter de l'ébruité hein.
Mac : En effet, ce qu'on s'est dit dans cet ascenseur et ce qu'on y a fait doit rester secret.
Jo : Tu m'autorises quand même à en garder un bon souvenir ? Même si finalement ce n'est pas très agréable de rester enfermé presque une demi-journée dans un ascenseur !
Mac : Oui, bien sûr et crois-moi que je vais en garder un bon souvenir aussi. Puis ça nous a permis de mettre des choses à plat et les choses sont clairs maintenant.
Jo : Oui, absolument. (En le lâchant pas du regard)


Mac regarde Jo et soupire.


Mac : Jo ! Nous deux c'est impossible. Tu en es consciente ?
Jo : Mais oui, bien sûr que oui ! Mac ! On a dit qu'on oubliait ce qui s'est passé dans cet ascenseur.
Mac : J'aime autant qu'on soit vraiment au clair pour éviter toute forme d'ambiguïté.
Jo : Oui, c'est sûr.
Mac : Tu sais aussi étonnant que ça le soit, ça n'a pas été une si mauvaise chose qu'on se retrouve enfermé ensemble dans l'ascenseur. Ça m'a permis de mieux te connaître sans parler de notre petit dérapage bien sûr !
Jo : Oui, c'est vrai que hors mi le fait que nous étions enfermé, c'était sympa.


Mac émet un temps de silence.


Mac : J'y repense et je ne comprends pas.
Jo : Oui, je ne sais pas ce qui nous a prit !
Mac : Ce que je ne comprends pas moi c'est la manière dont on l'a fait en fait.
Jo : Comment ça ?
Mac : Je n'ai pas particulièrement envie de te parler de ma vie sexuelle.
Jo : Et je ne veux rien savoir ! (souriant)
Mac : Néanmoins, j'ai eu une certaine aisance avec toi qu'en général je n'ai pas immédiatement. Jamais je n'ai eu un comportement comme ça avec les autres femmes que j'ai fréquenté. En général pour les premières fois, je mon montre plus sur la réserve.
Jo : Ce que tu essaie de me dire, c'est qu'on a fait certaines choses que ta timidité t'interdit en temps habituel.
Mac : Oui, voilà c'est ça ! Il me faut bien plus d'une première fois pour être si à l'aise.
Jo : Il y a plusieurs explications. Déjà on se connaît depuis trois ans, ça joue. C'est peut-être plus facile qu'avec une inconnue. De plus ! On avait énuméré pas mal de point commun et inconsciemment, on s'est dit que l'un comme l'autre on aimerait sans doute les mêmes choses.
Mac : On était en phase !
Jo : Tu l'as ressenti aussi ! Par contre, je n'ai pas réagit parce que je ne voulais pas tuer ce délicieux moment, mais que tu me compares à une banane, je n'ai pas compris ça ! Je suis loin d'être stupide quand même ! (riant)


Mac rigole gêné.


Mac : Ah tu t'en ai rendu compte !
Jo : Ben oui ! Ça m'a fait bizarre, mais je trouve ça marrant finalement.
Mac : En réalité, je ne t'ai pas comparé à une banane comme tu le dis, mais j'ai dis que tu avais un bon goût de banane. En fait la banane c'est le fruit que je préfère et on venait d'en parler. C'était plus facile pour moi de me dire que je croquais dans une banane que me dire que j'étais en train de tromper Christine. Je savais que je faisais quelque chose de mal, mais je n'avais pas envie que ça s'arrête.
Jo : Si ça t'a aidé à moins culpabiliser !
Mac : Sur le coup oui, mais après, ça cogite quand même !
Jo : Ouais, pour moi c'est pareil ! Je suis plutôt une femme responsable, je ne comprends pas vraiment pourquoi je me suis laissé aller.
Mac : Ecoute Jo, tu dois savoir un truc quand même. J'ai peur de faire une erreur en te disant ça mais j'aimerais que tu le saches quand même.
Jo : Je t'écoute.
Mac : Si il n'y aurait pas eu Christine dans ma vie, je n'aurais aucun scrupule à recommencer.
Je : Je pense que ça ne me gênerais pas non plus.
Mac : J'aurais pu envisager un avenir avec toi.
Jo : ça me fait plaisir de l'entendre, même si ça n'arrivera pas. Je vais tourner définitivement la page, même si j'avais déjà fermé le livre depuis bien longtemps.
Mac : On peut rester de bons amis ?
Jo : Bien sûr ! J'en serais très heureuse.
Mac : Parfait ! En tout cas merci pour le petit-déjeuner. Je vais rentrer chez moi dormir dans un lit confortable. (riant).
Jo : Oui, je vais faire pareil ! Une bonne grâce matinée. C'est mérité et de temps en temps j'aime bien m'accorder cette faveur.
Mac : Heureusement que nous ne sommes pas d'astreinte.
Jo : Oui c'est sûr !
Mac : Allez je me sauve. A lundi Jo !
Jo : A lundi.


Mac fait une bise à Jo, ils se sentent à nouveau attiré l'un par l'autre et échange un tendre baiser. Mac la serre contre lui, pose sa main sur sa tête en l'entraînant contre le mur. A bout de souffle, ils détachent leurs lèvres.


Jo : Mac ! Rentre-vite chez toi. Sauve-toi sinon tu sais ce qui va se passer.
Mac : Tu as raison ! Je crois qu'il faut qu'on reprenne nos esprits.
Jo : Tu as raison ! Notre esprit est peut-être encore dans l'ascenseur.
Mac : Oui, ça doit être ça ! Allez je me sauve.


Mac quitte l'appartement de Jo dans lequel il avait pourtant terriblement envie de rester.


Jo débarrasse avant d'aller se coucher. Une fois dans son lit, elle ferme les yeux et ne peux s'empêcher de repenser à ce qui s'est passé. Elle arrivait à travers ses pensés à sentir l'odeur de Mac et sa peau contre la sienne. Une larme s'échappe effaçant la lumière de son jolie sourire.


A suivre  
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MessagePosté le: Dim 6 Déc - 20:23 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Ils ont pu mettre les choses à plat, tu parles... En relief oui ! Croquer dans le fruit défendu a toujours des conséquences et ils s'apercevront bien vite que la pulpe n'est pas retombée en bas en un weekend. Je n'ose même pas imaginer le moment où ils se retrouveront dans le même ascenseur parce que c'est inévitablement ce qui va se produire. Cette situation va les rendre aussi malheureux l'un que l'autre, Jo en souffre déjà et Mac ne prend pas la direction que lui dicte son cœur en quittant cet appartement. 

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MessagePosté le: Lun 7 Déc - 11:09 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Chapitre 5


Au bout de dix longues heures, Mac et Jo sont enfin libérés des murs de l'ascenseur. Jo invite Mac à prendre le petit-déjeuner où ils mettent les choses au clair pour éviter toute ambiguïté. Toutefois Mac et Jo évitent de peu à un second dérapage.


Le matin qui suit la panne d’ascenseur, Mac reçoit la visite de Christine.


Christine : Tu n'es pas encore habillé, ça ne te ressemble pas de traîner comme ça.
Mac : J'ai travaillé cette nuit, c'est samedi donc détente. Puis des fois, j'aimerais bien faire des grâces matinées de temps en temps.
Christine : C'est une perte de temps, mais tu fais ce que tu veux, ça ne me dérange pas moi. C'était prévu que tu travailles ?
Mac : Non pas vraiment, mais avec la tempête ils avaient besoin de renfort, je me suis porté volontaire.
Christine : Ben ça ne m'étonne pas de toi ça. Tu es un homme extraordinaire. C'est donc pour ça que tu ne m'as pas appelé !
Mac : Oui, mais crois-moi, je suis un homme comme les autres. Je n'ai rien d'extraordinaire.
Christine : Non, toi tu es brillant et généreux. Tu veux que je te prépare des œufs ?


A ce moment là, Mac ne peux s'empêcher de revoir le sourire de Jo lui servant ses œufs quelques heures plus tôt.


Mac : Non merci ! (souriant) J'ai grignoté ce matin en rentrant. Je n'ai pas faim.


Mac se serre du café ainsi qu'une autre tasse pour Christine. Il s'assoie et s'éloigne très loin dans ses pensées, envahit par le délicieux moment qu'il a passé avec Jo. Il revoit le sourire qui illuminait son visage et se sent captivé par son regard pétillant et la douceur de ses mains caressant son corps. Il sourit en touillant son café.


Christine : Tu fais quoi aujourd'hui ?


Mac encore plongé dans ses pensées ne répond pas.


Christine : Eh oh ! Mac ! Tu rêves là !
Mac : Euh oui ! Quoi ?
Christine : Tu pensais à quoi là ?
Mac : Oh rien !
Christine : A en croire ton sourire, tu pensais à quelque chose d'intense ! Tu pensais à moi au moins ?
Mac : Oui, oui bien sûr ! Ça va de soi. (souriant)


Mac s'en voulait énormément de mentir de manière si pitoyable à Christine mais il n'arrivait pas à oublier cette longue nuit enneigée bien plus chaude dans l'ascenseur que l'état glacial dans lequel se trouvait New-York.


Christine : Les routes sont déneigées. Une balade ça te dit ?
Mac : Oui, ça me convient.


Mac n'était pas un inconditionnel des longues balades que pouvait lui proposer Christine, mais tel un grand gentleman, il acceptait toujours pour lui faire plaisir.


Durant la balade.


Christine : Tu n'es pas très causant aujourd'hui !
Mac : Un peu fatigué, rien de bien grave !
Christine : J'espère que tu n'as pas attrapé froid à cause du vent.
Mac : Je suis costaud, ne t'en fait pas.
Christine : Tu dors à la maison ce soir ?
Mac : Je ne serais pas vraiment de bonne compagnie tu sais ! Je pense que je vais me coucher tôt ce soir. Je suis vraiment fatigué.
Christine : C'est pas grave. L'essentiel c'est de t'avoir à côté de moi.
Mac : Bon ben d'accord ! (souriant)


Mac accepte mais le cœur n'y ai pas vraiment. Il culpabilise vraiment d'avoir trompé Christine et se demande comment à l'avenir il va pouvoir la regarder dans les yeux sans remord. Le soir, il se couche sans demander son reste, mais il même si il est à côté de Christine, dans son esprit il s'endort loin d'elle.


Le lundi matin, Jo est sur le point de partir pour se rendre au labo. Elle attrape son manteau et le regarde de manière nostalgique. Elle n'arrive pas à penser à autre chose que les délicieux moments qu'elle a partagé avec Mac sur ce manteau.


Au bureau, Mac et Jo agissent comme si rien ne s'était passé. Jo arrive plutôt bien à gérer la situation, mais en ce qui concerne Mac, il n'arrive pas vraiment à se retrouver seul avec Christine sans être rongé par le remord.


Une semaine après la tempête, comme chaque week-end, Mac dort chez Christine. Il prend peur quand il se rend compte que durant un moment très intime avec Christine il n'arrive pas vraiment à être heureux alors que sa seule et unique fois avec Jo le fait encore frémir.


Mac : ça va ?
Christine : Oui, bien sûr ! Pourquoi tu me demandes ça ?
Mac : Je ne sais pas ! J'ai l'impression que tu t'ennuies avec moi.
Christine : Comment ça ?
Mac : J'aimerais te poser une question à laquelle je veux une réponse sincère.
Christine : Je t'écoute.
Mac : Est-ce-que je te comble. Je veux dire.... sexuellement (gêné)
Christine : Mac ! C'est quoi cette question. Bien sûr que oui !
Mac : Tu ne trouves pas que notre vie sexuelle est un peu routinière ?
Christine : Non, bien sûr que non ! Tu as des doutes ?
Mac : Non, pas vraiment, mais j'ai peur de ne pas être à la hauteur.
Christine : Mac tu es bien plus à la hauteur que ce que je pouvais espérer.
Mac : Donc ce n'est pas monotone à ton goût.
Christine : Mais non ! Tu trouves que ça l'est toi ?
Mac : Non, mais j'ai peur parfois d'être ennuyant.
Christine : Tu ne l'es pas je t'assure.
Mac : Si tu aurais envie d'un peu plus de piment, tu me le dirais hein !
Christine : Non, notre vie me convient telle qu'elle est. Pourquoi tu aimerais changer des choses toi ?
Mac : Non, l'essentiel c'est que ça te convienne à toi. Je veux juste ton bonheur.
Christine : C'est adorable ça !


Christine regarde Mac et l'embrasse tendrement.


Le lundi, Mac arrive et aperçoit Jo dans le couloir de la scientifique. Il la croise et lui fait un grand sourire.


Jo : Salut Mac !
Mac : Salut Jo ! Tu vas bien ?
Jo : Oui et toi ?
Mac : Oui ! Tu as passé un bon week-end ?
Jo : Oui, j'ai fais mes derniers achats de noël.
Mac : Ce fameux dernier week-end avant noël.
Jo : Oui, là où il y a un monde horrible dans les magasins.
Mac : Rien de tel qu'un bon vin chaud pour se consoler.


Jo touche le bras de Mac et sourit. Mac sent un léger frisson lors de ce simple geste tactile.


Jo : Eh ben c'est justement ce que j'ai fait !
Mac : Demain soir, tu quitteras le labo à seize heure Jo !
Jo : Pourquoi ?
Mac : Privilège pour toi et Danny car vous avez des enfants puis à quelques techniciens aussi.
Jo : Tu es sérieux ? Merci Mac !
Mac : Mais de rien ! (souriant)
Jo : Tu es un patron en or.
Mac : Je fais de mon mieux. Tu sais très bien qu'à partir du moment où le boulot est bien fait, je ne serais jamais sévère.
Jo : Je le sais. Tu es le meilleur patron que j'ai jamais eu !
Mac : J'ai estimé normal que le jour du réveillon de noël vous rentiez plus tôt. Tout comme j'estime normal que ce soit les personnes sans enfant qui soit d'astreinte ce soir là.
Jo : Après Elie est grande. Si pour les prochaines années ça bloque !
Mac : Oui, mais c'est encore un âge où on aime passer noël avec sa maman et préparer le repas.
Jo : Tu as raison. Merci !
Mac : De rien ! (souriant tendrement)
Jo : Qui est d'astreinte du coup ?
Mac : Moi et Sheldon !
Jo : Alors espérons pour vous qu'il n'y ai pas de fou furieux demain soir. Ça te permettra de passer un bon noël !
Mac : Je ne vais pas faire noël cette année.
Jo : Ah bon ! Pourquoi ? C'est triste !
Mac : Christine ne fête pas noël. C'est des festivités qui l'ennuie.
Jo : Ah d'accord, je comprends mieux. Et toi, tu n'aimes pas noël ?
Mac : Si, mais je ne vois pas l'intérêt de le faire seul.
Jo : Je comprends.
Mac : Allez je te laisse, j'ai du boulot !


Le lendemain, Mac arrive dans le bureau de Jo.


Mac : Jo ! Il est seize heures trente ! Qu'est-ce-que tu fais encore là !
Jo : Non mais je rêve, tu me vires là !
Mac : Avec un coup de pied dans le derrière si il le faut !
Jo : Ah carrément !


Mac regarde Jo et lui tend une boîte précieusement emballée.


Jo : Qu'est-ce-que c'est ?
Mac : Un petit présent pour noël. Ce n'est pas grand chose, mais ça me fait plaisir.


Jo défait le petit nœud avec le sourire.


Jo : Des pattes de fruits.
Mac : Je sais que tu les adore. L'année dernière tu en mangeais beaucoup et je t'ai pris en flague cette année aussi.
Jo : Merci, c'est adorable. (souriant)


Jo retourne derrière son bureau et sourit en sortant une boîte bien emballée également.


Jo : J'allais te l'apporter à ton bureau avant de partir. Je sais que toi tu aimes les chocolats fourrés au caramel.
Mac : Les grands esprits se rencontre on dirait.
Jo : C'est normal d'offrir un présent pour noël à son patron. (souriant)
Mac : Tout comme c'est normal d'offrir un présent à sa subordonnées.
Jo : Oui, en supposant bien sûr que les autres membres de l'équipe ont eu droit à ce privilège !
Mac : Ben... Je connais moins bien leur goût. J'avoue que j'ai juste offert des jouets pour les enfants de Danny et Lindsay. D'ailleurs, voici un bon cadeaux valable dans les nombreuses boutiques du centre commercial pour Elie.
Jo : Mais c'est trop là !
Mac : Non, je l'avais déjà fait l'année dernière. C'est normal ça !
Jo : Et ben merci pour elle.
Mac : ça me fait plaisir ! Allez va préparer ton réveillon.
Jo : Avant que tu m'offres quelque chose de plus intime ! (souriant) N'est-ce-pas ?


Mac regarde Jo en souriant malicieusement.


Mac : Ton côté charmeur est revenu et j'en suis ravie.
Jo : On doit reprendre nos vieilles habitudes. Je ne veux surtout pas de malaise entre nous.
Mac : Oui, tu as bien raison.
Jo : Merci pour tout Mac !


Jo se lève et fait tomber un dossier parterre.


Jo : Oh mince !


Elle se penche pour le ramasser et Mac ne peux s'empêcher de contempler ses mouvements. Elle se relève et sourit.


Jo : Il faut que je remette un peu d'ordre !
Mac : ça sera ta résolution pour 2014.
Jo : Oui, je crois que ça s'impose. (riant)
Mac : Tu passeras un bon noël !
Jo : Merci !
Mac : A mercredi.
Jo : A mercredi.


Jo fait une tendre bise à Mac très près de ses lèvres et s'avoue honteusement l'avoir fait exprès. Il la regarde partir avec un sourire nostalgique.


Courant la semaine entre noël et nouvel-an, Jo aperçoit Christine sortir de l'ascenseur et rebrousse chemin pour ne pas la croisée. Même si elle arrivait plus ou moins à avoir des rapports normaux avec Mac, elle n'avait pas du tout envie d'affronter Christine, même si elle savait très bien qu'elle ignorait totalement la situation.


A suivre.  
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MessagePosté le: Mar 8 Déc - 15:31 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Il semblerait effectivement (du moins en apparence) que Jo gère plutôt bien la situation finalement. Mieux que son cher patron, ça c'est une certitude. Faire comme si de rien n'était, elle en a l'habitude quelque part même si les regards flatteurs que Mac pose sur elle ne lui échappe certainement pas. Mais lui se retrouve dans une belle galère en revanche, il donne le change avec Christine mais il est totalement mordu de Jo et il porte en plus le poids de la culpabilité. Combien de temps va-t-il être capable de jouer la comédie du bonheur ? 

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MessagePosté le: Mar 8 Déc - 22:31 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Chapitre 6


Malgré quelques couac dans leurs conversations, Mac et Jo arrivent plus ou moins à agir comme si rien ne s'était passé dans l'ascenseur. Toutefois, la culpabilité des deux côtés semble provoquer un malaise lorsque Christine est dans les parages.


Le dernier soir de l'année, l'équipe se retrouve dans la grande salle de réception de l'immeuble de la scientifique pour le réveillon du nouvel an organisé chaque année par Mac et Sinclair afin de réunir l'équipe, les techniciens de laboratoire, les policiers du secteur Manhattan-Est ainsi que leurs proches pour des festivités conviviales, loin du travail.


Jo arrive et s'approche avec une magnifique robe couleur bordeaux simple, mais très chic qui met bien sa silhouette en valeur. Mac la voit se rapprocher et ne peut s'empêcher de l'admirer.


Danny : Ouah Jo ! Tu as la classe !
Jo : Merci Danny ! Tu n'es pas trop mal toi non plus.
Lindsay : Tu es superbe !
Jo : Lindsay je suis contente de te revoir.
Lindsay : Moi aussi !
Jo : Eh ben pour dire que tu as accouché il y a quatre mois, tu as récupéré une belle ligne !
Lindsay : C'est vrai que j'ai de la chance là ! Pour Lucy, j'ai eu du mal à perdre mes kilos en trop !
Jo : Et vos petits bouts sont où ?
Lindsay : Chez la maman de Danny. Elle ne fête jamais le nouvel an. Oh fait Mac, merci pour les cadeaux de noël, Lucy a adoré.
Mac : ça m'a fait plaisir !
Lindsay : Et Elie, elle n'est pas venue ?
Jo : L'année dernière elle s'était ennuyée. Cette année, elle a voulu faire ça avec des amis. Elle a presque seize ans alors avec les amis c'est plus important. Nouvel-an avec sa pauvre mère célibataire, ne l'intéresse plus. (riant)


Les dernières paroles de Jo mettent Mac dans l'embarra même si il le cache bien. Il se demande comment doit-il vraiment le prendre.

Mac : Danny à raison, tu es très en beauté.
Jo : Merci ! Bonjour Christine ! (légèrement mal à l'aise)
Christine : Bonjour Jo ! Ça va bien ?
Jo : Bien merci ! Et vous ?
Christine : Très bien. C'est vrai que vous êtes superbe.
Jo : Je vous retourne le compliment.
Adam : Jo ! Je t'ai déjà parlé de Michelle ?
Jo : Oui bien sûr ! Bonjour !
Michelle : Bonjour madame !
Jo : Appelez-moi Jo !
Michelle : D'accord !
Jo : Alors Lindsay tu nous reviens la semaine prochaine ?
Lindsay : Eh ben oui !
Jo : Le bébé fait ses nuits ?
Lindsay : Théo est adorable. Il dort bien, on a pas à se plaindre.
Jo : Je suis contente que tu reviennes, ça manque de femmes dans les bureaux de la scientifique !


Tout le monde rigole.


Adam : Alors ! Qu'est-ce-que nous réserve 2014 ?
Lindsay : Si on savait !
Jo : Beaucoup de choses positives, je l'espère.
Sheldon : Pas de mariage ou de bébé en vu cette année ? Pas de volontaire ? (riant)


Jo regarde Mac avec insistance tant dit que Christine regarde Mac en souriant.


Christine : Tes collègues ne sont pas encore au courant ?
Adam : Au courant de quoi ?
Mac : Ben Christine et moi on va se marier.
Danny : Quoi ? Sérieusement ?
Mac : Euh ben oui ! Je ne vous l'ai pas encore annoncé, mais Christine et moi avons décidés de nous marier il y a quelques temps.


Jo regarde de l'autre côté sentant malgré elle un brin d'amertume.


Don : Eh ben félicitation Mac ! Enfin félicitation à vous deux.
Mac : Merci ! (légèrement mal à l'aise)
Jamie : Félicitation à vous deux.
Lindsay : Eh ben bravo Mac ! C'est une bonne nouvelle.
Adam : Et alors le bébé pour vous c'est prévu quand ?
Mac : Oh là ! Ce n'est pas d'actualité ! Mais toi Adam alors ?
Jo : Félicitation à vous deux. Je vous laisse un instant, j'ai une envie pressante.


Jo trouve cet échappatoire pour éviter une conversation fortement embarrassante. Elle se sentait lâche et n'arrivait pas à regarder Christine dans les yeux et s'avoue ne pas avoir envie d'entendre parler du mariage de Mac et de son bonheur avec Christine.


Jo prend un verre de punch bien corsé et s'isole un peu. Durant la soirée, le fait que Jo prenne ses distances ne passe pas vraiment inaperçu.


Lindsay : J'ai l'impression que Jo n'est pas dans son assiette.
Danny : Oui, elle qui est si enthousiaste d'habitude, on dirait qu'elle s'ennuie ou qu'elle est ailleurs.
Don : C'est vrai que c'est la seule célibataire. On est tous en couple sauf elle. Ça doit être agaçant pour elle.
Lindsay : Oui, c'est vrai ! C'est pas juste pour elle, c'est une femme bien.
Mac : Je confirme. Elle mérite d'être heureuse.


Un peu plus tard, le Dj passe des valses où beaucoup de monde danse. Le style musical change, ce qui est moins du goût de Christine.


Mac : Tu ne veux plus danser ?
Christine : Je ne suis pas trop Rock ! Ça bouge trop et je ne sais pas danser ça.
Mac : Moi j'adore. C'est une superbe chanson, un des meilleurs rock de l'histoire.
Christine : Regarde là-bas.
Mac : Quoi ?
Christine : Je vais aller me repoudrer un peu le nez et me rafraîchir. Tu n'as cas proposer à Jo, elle est seule !
Mac : Tu es sûr ?
Christine : Elle a le droit de s'amuser un peu non ?
Mac : Tu as raison. Je vais aller l'inviter.


Christine fait un bisou discret à Mac et va aux toilettes.


Intérieurement, Mac se réjouissait de cette opportunité. Il va s'asseoir auprès de Jo qui sirote un autre punch au comptoir.


Mac : Tu te caches ? (souriant)
Jo : C'est un peu ça ouais !
Mac : Qu'est-ce-qui se passe Jo ?
Jo : Rien, ça va passer.
Mac : Viens danser avec moi !
Jo : Quoi ?
Mac : Si tu ne sais pas danser là-dessus, ce n'est pas grave. L'essentiel c'est de s'amuser !
Jo : Je me débrouille mais ça sera brouillon je te préviens.
Mac : Je m'en fiche, vient t'amuser !
Jo : Où est Christine !
Mac : Aux toilettes et ne t'en fait pas, elle est au courant.
Jo : Bon très bien.


Jo se lève et Mac l'amène au milieu de la piste. Ils commencent à danser tout les deux et au bout d'un moment sans même s'en rendre compte, ils dominent totalement la piste de danse.


Mac : C'est ça que tu appelles te débrouiller ? C'est excellent !
Jo : Mais où as-tu apprit à danser comme ça ?
Mac : Dans ma jeunesse. Tu danses super bien. C'est un plaisir de danser avec toi.
Jo : J'ai de beaux restes de ma jeunesse !


Mac et Jo rigolent.


Au bout d'un moment Mac et Jo reviennent.


Christine : Eh ben ! C'était une belle danse.
Jo : Oui ! Merci de m'avoir prêté votre cavalier Christine.
Christine : C'est quand vous voulez mais uniquement pour la danse hein ! (riant).


Christine était loin de se rendre compte que malgré elle, son humour était finalement de très mauvais goût. Mac et Jo se regardent légèrement mal à l'aise. A ce moment là, les images de cette fameuse nuit enneigée reviennent dans la tête de Mac comme des flashs. En ce qui concerne Jo, elle se sent coupable quand une profonde envie de se retrouver seule avec Mac l'envahit.


Jo : Bon ben je vais me chercher un verre, ça m'a donné soif !


Jo va chercher son verre sous les yeux encore admiratif de Mac.


Lindsay : ça lui a redonné un peu le moral on dirait !
Mac : J'espère.
Danny : C'est vrai que vous avez super bien danser. Je savais pas que vous dansiez ce genre de musique.
Mac : J'étais très Rock dans ma jeunesse.
Adam : Jo a été bluffante aussi.
Mac : Oui ! Mais Jo est une perle rare, elle sait faire beaucoup de chose.
Sheldon : C'est vrai que des fois elle nous ressort des trucs qu'on se demande d'où ça vient.


Jo prend un verre et revient vers l'équipe en évitant le contact de Mac et Christine. Au bout d'un moment Mac profite d'un moment où Christine discute avec Lindsay pour se rapprocher de Jo qui est à nouveau seule.


Mac : Ne boit pas trop quand même ! Je t'observe tu sais !
Jo : Mac ! Je suis une grande fille ! Je n'ai pas besoin d'un baby-sitter !
Mac : Tu as déjà bu combien de verre ?
Jo : Trois, mais ça va aller. L'alcool n'a aucun effet sur moi.
Mac : L'alcool a de l'effet sur tout le monde. Il y en a qui résiste plus que d'autre, c'est tout mais à l’éthylotest, le résultat est le même.
Jo : En fait, j'ai juste envie de m'envoyer en l'air là ! Non, en fait je n'en demande pas tant. Juste quelqu'un qui me prenne dans ses bras, quelqu'un qui me dise que je suis importante à ses yeux. C'est tout.
Mac : Attend-moi ici ! Hein !
Jo : Quoi ?
Mac : Attend-moi.


Mac retourne voir Christine.


Mac : Christine !
Christine : Oui !
Mac : Je suis obligé d'aller régler un soucis. On vient de m'appeler.
Christine : Tu quittes la fête ?
Mac : Non, je vais juste faire une inspection avec Jo. On revient rapidement.
Christine : D'accord.


Mac se sentait terriblement minable de ce qu'il était en train de faire, mais la détresse de Jo l'attristait profondément. Il se sentait responsable de sa tristesse et ne pouvait se résoudre à lui tourner le dos. Il revient vers Jo.


Mac : Allez ! Viens avec moi.
Jo : Mais qu'est-ce-que tu fais.
Mac : Viens je te dis !


Mac et Jo arrivent dans le hall, Mac appelle l'ascenseur.


Jo : On va où ?
Mac : On va discuter au bureau.
Jo : Tu es sérieux.
Mac : Très sérieux.


L'ascenseur s'ouvre et à peine à l'intérieur, Mac prend Jo dans ses bras.


Mac : Jo ! Je peux te prendre dans mes bras si tu les désires et crois-moi, tu es très importante à mes yeux.


Il la regarde dans ses yeux brillant et finit par l'embrasser passionnément dans ce même ascenseur où le délit à eu lieu. Ils échangent plusieurs baiser sans dire un mot jusqu'au trente-cinquième étage. Une fois que l'ascenseur s'ouvre, Mac la prend par la main et l'entraîne dans son bureau.


Jo : Mac il faut qu'on redescende.
Mac : Jo ! J'arrête pas de penser à toi.
Jo : Oui moi aussi mais...
Mac : Jo si on finissait l'année en beauté ? J'ai envie de te donner le sourire pour finir cette soirée. Je l'ai vu ton sourire dans l'ascenseur. Tu n'as pas envie de t'évader un peu.
Jo : J'ai envie, très envie, mais j'ai bu.
Mac : Si on arrêtait de réfléchir ? On a envie de la même chose de toute façon.
Jo : Tu ne vas pas le regretter ?
Mac : Un peu plus ou un peu moins ! Puis je ne regrette pas ce qui s'est passé entre nous.
Jo : C'est pas bien...


Mac pose son index sur les lèvres de Jo.


Mac : Chut !!


Il regarde Jo et l'embrasse passionnément. Il commence à la caresser ce qui provoque un effet de désir encore plus intense qu'il l'était déjà chez Jo. Il la soulève, l'assoit sur le bureau et lui retire ses escarpins. Jo le regarde et sourit enfin.


Mac : Tu en as envie n'est-ce-pas.
Jo : Même sobre j'en aurais terriblement envie. (souriant)
Mac : Alors profitons de cet instant présent et pour les remords on verra plus tard.
Jo : D'accord ! (souriant)


Jo se laisse aller et cède aux avances de Mac. Ils échangent un moment harmonieux sur le bureau où Mac travail chaque jours. Ils savaient l'un comme l'autre que ce qu'ils faisaient était très irrespectueux vis à vis de Christine qui se trouvait trente-cinq étages plus bas, mais l'envie était plus forte que leur raison.


Un petit moment plus tard, Jo remet son collant face à Mac qui ne la lâche pas du regard.


Jo : On est odieux Mac !
Mac : Je sais ! Mais j'ai adoré !
Jo : Moi aussi ! (souriant) Je suis prête !
Mac : Bon ben on y va !
Jo : Je ne suis pas décoiffé ?
Mac : Non, tu es parfaite.
Jo : Mac ! Ça ne doit plus jamais se reproduire. Tu es sur le point de te marier ! J'ai l'impression d'agir comme une traîné.
Mac : Ne parle pas de toi comme ça hein ! (s'énervant)
Jo : Mais Mac !
Mac : Si il y a un salop dans l'histoire, c'est moi. Toi tu n'as de compte à rendre à personne.
Jo : Sauf Christine.
Mac : Vous n'êtes pas amis, vous vous connaissez, c'est tout. Jo ne prend pas ça sur tes épaules. Je suis responsable c'est tout.
Jo : Néanmoins, il ne faut pas que ça se reproduise, je ne veux pas devenir ta maîtresse. Ce n'est pas dans mes convictions.
Mac : Ne t'en fais pas, c'est la dernière fois. Je saurais me maîtriser à l'avenir.


Mac et Jo redescendent et le passage dans l'ascenseur est un vrai challenge ou l'envie les hantes encore. Une simple envie d'échanger un doux baiser, mais une envie qui reste irrésistible.


Mac : Il est minuit.
Jo : Oui, tu as raison.
Mac : Bonne année.
Jo : Bonne année à toi.


Mac regarde Jo et l'embrasse tendrement. Jo lui sourit, la porte s'ouvre et ils rejoignent la fête juste au moment où tout le monde se souhaite la bonne année. Durant le reste de la soirée, Mac et Jo prennent leurs distances, mais l'un comme l'autre, reste envoûté par le moment qu'ils viennent de revivre.


A suivre.  
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MessagePosté le: Mer 9 Déc - 23:19 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Cette escapade au septième ciel trente-cinquième étage n'est que l'expression d'un sentiment puissant qui les unit et qu'ils ne s'avouent pas encore mais en attendant, on peut difficilement nier que ça manque de classe vis-à-vis de Christine. Ils sont pourtant bien loin d'agir par esprit de luxure, on sent à quel point ils ont besoin l'un de l'autre et Mac suit juste la voie de son cœur en invitant Jo à s'éclipser avec lui. Tous les deux me font penser au Prince Charmant et à Cendrillon version rock'n'roll, ensemble ils sont à l'image de leur chorégraphie endiablée et pleine de vie. Sur la piste de leurs amours, ils partagent une dernière danse en toute intimité. Et alors que les douze coups de minuit retentissent, ils échangent un romantique baiser dans cet ascenseur en train de les ramener du rêve vers la réalité, tel le carrosse redevenant citrouille. Adieu bonne fée et bonjour mauvaise conscience ! Une nouvelle année commence avec son lot de joies, de peines et de bonnes résolutions. Mac va devoir réfléchir très sérieusement à la sincérité de son engagement envers Christine, il est encore temps de faire marche arrière avant de finir par lui manquer totalement de respect. C'est même malhonnête de lui laisser miroiter qu'ils vivront heureux d'ennui et d'eau fraîche avec leurs nombreux poissons rouges jusqu'à la fin de leurs jours. Car je doute que c'est la vie à laquelle il aspire, Mac Taylor est un volcan qui ne demande qu'à se réveiller et les bras de Jo sont la source de son embrasement. 

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MessagePosté le: Jeu 10 Déc - 00:05 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Chapitre 7


Durant la soirée du nouvel-an, Mac s'est rendu compte que Jo était très triste. Sous l'effet de l'alcool, Jo s'est confiée à Mac en lui faisant par du manque de tendresse qu'elle ressent. Mac, loin d'être insensible à ce que peut ressentir Jo, s'est surpris à quitter la fête un moment pour aller passer un délicieux moment avec Jo.


Le surlendemain, jo s'apprête à partir au travail, elle ouvre la porte de chez elle et trouve un magnifique bouquet de fleurs. Elle trouve la petite carte dans une enveloppe. Elle lit le petit mot.


Merci pour tout. Je ne souhaite plus de malaise entre nous. Tu es ce que j'ai de plus précieux. Mac


Jo remet la carte dans l'enveloppe avec un léger sourire. Plus tard elle arrive au bureau en faisant un sourire à Mac en le voyant. Elle baisse la tête en gardant le sourire et va dans son bureau.


Jo : Bonjour Lindsay. Bon retour au bercail !
Lindsay : Ben je suis contente de revenir. Le labo me manquait.
Jo : Et croit moi qu'en ce moment il y a du boulot.
Lindsay : Après rare sont les jours où nous n'avons pas de boulot.
Jo : Très juste.
Lindsay : Il y a eu un meurtre le soir du nouvel-an ?
Jo : Comment ça ?
Lindsay : Ben toi et Mac, vous avez quitté la soirée pour allez inspecter une scène de crime.
Jo : Ah ben en fait, ce dossier ne nous concerne pas finalement. C'est une agression au couteau, la personne a survécu. La PJ va s'en occuper.
Lindsay : Ah d'accord !


Dans la matinée, elle se décide enfin à aller voir Mac pour des raisons professionnelles.


Jo : Mac ! Je crois qu'on a un suspect.
Mac : Piste sérieuse ?
Jo : Oui, deux belles empreintes.
Mac : Très bien ! Beau boulot !
Jo : Trop facile ! (souriant)
Mac : Oui, j'imagine bien !
Jo : Bon ben je transmets ça !
Mac : Ok !


Jo s'apprête à sortir et se retourne.


Jo : Au fait, merci pour les fleurs, mais il n'y a pas de malaise Mac !
Mac : Je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression que tu es malheureuse ou que tu m'en veux.
Jo : Malheureuse ? Mais où es-tu aller chercher ça ? Dans un recueil pour femme dépressive ! (riant)
Mac : Non, mais lors de la soirée, je ne t'ai pas senti à ton aise et tu as bu de façon excessive.


Jo ferme la porte afin de se méfier des oreilles qui traînent.

Jo : Ecoute Mac ! Je sais qu'il y a des femmes qui n'ont aucun scrupule, mais pour moi avoir couché avec toi me rend mal à l'aise vis à vis de Christine.
Mac : Je peux comprendre.
Jo : Je ne suis pas malheureuse, mais gênée. Si toi ça ne t'a pas gêné de la tromper et ben moi si ! (amer)
Mac : Tu n'es pas juste là ! Tu crois que je suis fier de moi franchement ?
Jo : Je n'irais pas jusqu'à dire que tu es fier de toi, mais j'ai l'impression que ça ne te gêne pas plus que ça et en plus comme des minables on a récidivé ! On est lâche Mac !
Mac : Jo ! Le mal est fait ! On ne peut plus rien y changer maintenant.
Jo : Ouais ! Le mal est fait. Je passe donc du moment inoubliable à « le mal est fait ».
Mac: Je me suis sans doute mal exprimé, mais on ne peut pas revenir en arrière. On ne va pas se disputer quand même !
Jo : Non, tu as raison. On ne va pas se disputer pour un acte qui finalement ne signifie rien du tout hein !


Jo se lève prête à quitter la pièce. Cette dernière phrase fait l'effet d'un boomerang dans la tête de Mac. Il se rend compte que ce qu'il avait vécu avec Jo signifiait bien plus que ce qu'elle pouvait en penser.


Mac : J'ai pas finit, assied-toi.
Jo : Je suis vraiment obligé de t'écouter. Si ce n'est pas professionnel, j'ai parfaitement le droit de te tourner le dos et de quitter ce bureau.
Mac : Jo ! Ne crois pas que ça ne signifie rien. J'essaie juste de me raisonner parce que j'y pense beaucoup trop souvent et que maintenant mon cœur balance entre deux femmes.
Jo : Quoi ? (se rasseyant) C'est pas à cause de ce qui s'est passé lors de la soirée au moins ?
Mac : Je vais être sincère car j'ai décidé de toujours l'être avec toi. J'étais déjà beaucoup sous ton charme, mais à présent, j'ai la certitude que je suis en train de tomber amoureux de toi.


Jo le fixe d'abord, puis pose les mains sur sa tête.


Jo : C'est pas vrai, c'est qu'une impression ça ! On est juste attiré l'un par l'autre Mac. On ne parle pas d'amour là ! Réveil toi un peu !
Mac : Je suis conscient de ce que je t'ai écrit sur le petit mot. Chacun de mes mots étaient sincère et je me suis rendu compte que la personne la plus précieuse de ma vie ne devrait pas être toi, mais ça n'empêche pas que c'est vraiment toi. J'y peux rien Jo ! C'est comme ça ! Ce qu'on a fait ne quitte pas ma tête et même si je m'engage à ne plus jamais tromper Christine, ça ne m'empêche pas d'avoir envie de renouveler l'expérience encore une fois. Je suis dans une terrible impasse.
Jo : Ton regard est sincère en effet. Oh non ! J'ai sans doute gâché ta vie ! Je suis vraiment mal !
Mac : Non, tu n'as pas gâcher ma vie, mais c'est une situation que j'ai du mal d'assumer. Je vais m'en sortir ne t'en fait pas. Je n'ai pas envie de faire de mal à Christine mais la balance pèse bel et bien de ton côté. Tu fais de moi un homme différent Jo et je l'aime bien ce mec !


Jo se lève.


Jo : S'en est trop pour moi, excuse-moi.


Jo sort précipitamment avec les larmes aux yeux. Mac se rend bien compte que la situation bouleverse Jo et choisit de la laisser tranquille un moment.


Quelques jours plus tard, Jo veille au bureau. Elle attends l'ascenseur quand Mac la rejoint.


Mac : Tu es encore là ?
Jo : Oui, mais je m'en vais. Moi aussi.
Mac : Je pensais pas que tu étais encore ici, il est tard ! Aussi perfectionniste que moi quand il s'agit de travail.
Jo : Tu m'étonnes ! Nous sommes des bourreaux de travail !


L'ascenseur s'ouvre, Jo se retrouve seul, juste à côté de Mac qui la dévisage.


Jo : Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Mac : Pourquoi tu es parti comme ça l'autre coup ? Quand on a parlé dans mon bureau.
Jo : Parce que je ne peux pas entendre un homme me dire qu'il n'arrive plus à regarder sa compagne à cause de moi.


Mac lui caresse légèrement la joue.


Mac : Ta beauté attire mon regard, je n'y peux rien. (souriant)
Jo : Mac ! Ça suffit. Ne me fait pas ça !


Leur visage sont à quelques centimètres l'un de l'autre, leur regard ne se détache pas et finissent par se rapprocher dangereusement quand l'inévitable se produit en échangeant un tendre baiser. Malgré le plaisir qu'elle en ressent, Jo finit par reculer.


Jo : Non, on ne doit pas Mac ! Si on continu, on va replonger. Il faut qu'on arrête ça !
Mac : Tu as raison ! Mais c'est tellement agréable de poser mes lèvres sur les tiennes.
Jo : Pour moi aussi sans doute, mais il faut que nous soyons raisonnable.
Mac : Oui, je sais ! On ne devrait plus prendre l'ascenseur ensemble.


Jo se gratte la tête et regarde légèrement de côté pour éviter le regard de Mac.


Jo : Ecoute, si c'est la solution pour que tu retrouves une vie normal et que tout ça se tasse, je peux demander ma mutation.
Mac : Quoi ! Non, mais c'est hors de question. J'ai besoin d'un élément comme toi. Non, on va se maîtriser, c'est tout.
Jo : Alors accorde moi quinze jours de congés. Sans solde ou sur mes heures supplémentaires, mais j'ai besoin de couper les ponts avec toi pendant un temps.
Mac : Tu crois que c'est la solution ?
Jo : ça t'aidera sans doute à y voir plus clair.
Mac : Ok ! Je te laisse prendre un congé de quinze jours pour rattraper tes heures supplémentaires.
Jo : Merci !


Un moment de silence s'installe pendant que l'ascenseur descend les derniers étages.


Mac : Jo !
Jo : Oui !
Mac : Si je venais qu'à rompre avec Christine, tu nous donnerais une chance ?


Jo le regarde stupéfaite.


Jo : Tu n'envisages pas cette option tout de même !
Mac : J'y pense depuis plusieurs jours. Je suis persuadé que mon bonheur n'est pas avec Christine.
Jo : Parce qu'il le serait avec moi ?
Mac : J'en suis persuadé. Alors si je la quitte en douceur tu m'ouvrirais ton cœur.
Jo : Non, j'en doute fort. Pas après ce que j'ai fais. Puis j'aurais l'impression d'être une roue de secours. Mac ne fait pas de bêtise, mari-toi et oublie-moi.
Mac : ça c'est à moi de le décider Jo ! Je vais rompre quoi qu'il arrive.
Jo : Tu vas le regretter.
Mac : Si je reste avec Christine, nos rapports vont continuer à être ambiguë et toi et moi allons finir par nous détester parce que malgré nous, c'est déjà tendu. Je crois que c'est la meilleure des solutions. Au moins, si je suis seul, même si tu refuses d'être avec moi, un petit dérapage ne nous feras pas culpabiliser.
Jo : Mac ne prend pas de décision hâtive. Christine est une femme bien et les dérapages c'est finit ! D'accord, j'ai eu un coup de cœur pour toi, mais c'était il y a trois ans ça. Depuis j'ai tournée la page. Je veux bien admettre que je suis attiré par toi, mais ne pense pas que ça va au delà.
Mac : Tu dis ça pour te protéger, pour ne pas souffrir. Jo ! Je vois dans tes yeux que ce que je ressens c'est réciproque. Tu ne vas tout de même pas me dire que nous deux c'est qu'une histoire de sexe ! Remémore-toi un peu tout ce qui s'est passé pendant qu'on faisait l'amour. Ce n'était pas que du sexe. On s'est embrassé, on s'est caressé, c'était passionné. Il y a pas de passion quand c'est purement sexuelle.


Jo baisse la tête et des larmes commencent à s’échapper. Elle sait qu'elle est encore en train de résister pour ne pas tomber dans les bras de Mac et ses paroles ne l'aide pas du tout.


Mac : Regarde-moi Jo !


L'ascenseur s'ouvre et Jo en sort rapidement.


Mac : Jo !
Jo : Laisse-moi tranquille ! A dans quinze jours.
Mac : D'accord


Ce congés au pied levé, intrigue beaucoup de monde et Mac sans un terrible vide au bureau. De son côté, Jo essaie de combler son ennuie en vain. Elle décide de rendre visite à sa famille dans l'Alabama pour se changer les idées avant de revenir au bureau.


Durant quinze jours, Mac a tenté d'écouter Jo et de se laisser une chance de sauver son couple au bord de la faillite. Cela-dit, le retour de Jo semble le distraire à nouveau. Il se décide enfin à aller lui parler.


Mac : Salut Jo !
Jo : Bonjour Mac ! (souriant)
Mac : Tu as passé de bonnes vacances ?
Jo : Oui, je suis aller voir ma famille.
Mac : Bien ! Tu t'es bien reposée alors ?
Jo : Oui ! Et toi, tu as réussi à remettre un peu d'ordre dans ta tête ?
Mac : Je dois vraiment te répondre ?
Jo : Ce n'est pas une obligation.
Mac : Alors je préfère me taire.


Jo regarde Mac et commence à pleurer.


Mac : Qu'est-ce-qui se passe ? C'est parce que je ne veux rien te dire ?
Jo : Non, pendant ces quinze jours, tu m'as terriblement manqué et j'attendais un coup de fil ou un signe je ne sais pas moi. Puis je suis stupide, je te jette et après je pleure comme une gamine.
Mac : Ce n'est pas bon de nier l'évidence.
Jo : Mac il ne faut plus qu'on soit seuls, je ne vais pas y arriver. Je ne vais pas y arriver.


Jo pleure et Mac la prend dans ses bras.


Mac : Je suis responsable. Je t'ai rendu malheureuse et j'en suis désolé !
Jo : Je crois que j'ai joué avec le feu moi aussi.
Mac : C'est dur pour moi aussi Jo ! Je te jure que c'est dur.


Jo se sépare des bras de Mac.


Jo : Allez, j'ai du boulot, je vais me reprendre.
Mac : ça va aller ?
Jo : Oui, ne t'en fais pas. (souriant)


Le soir, Mac est au lit avec Christine qui a souhaité se coucher tôt. Depuis son retour du travail, les larmes de Jo le hantait et lui brisait le cœur.


Christine : Tu devrais peut être aller voir un médecin non ?
Mac : Mais je vais bien !
Christine : Ecoute, ça fait plusieurs fois depuis quelques semaines que tu as des pannes de ce genre. C'est préoccupant non !
Mac : Ben oui, que veux tu, j'approche de la cinquantaine moi. Je ne suis plus tout jeune.
Christine : C'est inquiétant. Tu peux avoir un problème. Je serais de toi, je ne prendrais pas ça à la légère.


En réalité, Mac savait pertinemment que les images de cette fameuse nuit avec Jo dans l'ascenseur ainsi que le délicieux moment sur le bureau allait lui revenir. Il se sentait horriblement mal et ne savait plus quoi faire face à ses images qui venait le perturber jusqu'à dans ses moments intimes avec Christine.


Christine : Tu m'inquiètes vraiment Mac.


Mac se frotte légèrement le visage sous les yeux inquiets de Christine.


Christine : Allez dormons, mais demain tu vas voir ton médecin.
Mac : D'accord ! Tu sais, si je dormais du côté gauche, ça irait peut être mieux.
Christine : N'importe quoi Mac ! (riant) Où est tu allé chercher ça.
Mac : Dans ma tête je suppose.


Mac réalise à ce moment là qu'il devient ce qu'il méprise le plus chez les gens, malhonnête et manipulateur.


Le lendemain matin, Mac se lève avant Christine et boit son café toujours perdu dans ses pensées comme chaque matin.


Christine : Bonjour.
Mac : Salut !
Christine : Tu as contacté le médecin ? Il peut te prendre ce matin ?
Mac : J'ai du travail ce matin.
Christine : Tu peux oublier un peu ton travail. Appelle Jo, elle te secondera.
Mac : Christine oublions cette histoire de panne et de médecin un moment et discutons.
Christine : D'accord.


Christine s'assoit.


Christine : Je t'écoute.


Mac : Pour le mariage je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Christine : Quoi ? Tu crois que je vais renoncer à ce mariage à cause de ça ? Tu me prends pour qui Mac ? (vexée)
Mac : Non, ça ne vient pas de toi. J'ai peur de ne pas être à la hauteur.
Christine : Mais pourquoi Mac ! Tu es un homme merveilleux. Je suis sûre que tu feras un époux digne. Tu n'arrêtes pas de me dire ça depuis le début de l'année et peut être bien avant d'ailleurs. Ton comportement est bizarre depuis quelque temps.
Mac : Je ne suis pas un homme digne Christine. Je crois même que je suis en dessous de tout.
Christine : Mais ton problème ce n'est pas grave, ne te sous-estime pas à cause de ça !
Mac : Christine ! Arrête de me parler de ça et écoute-moi. C'est important.
Christine : Je t'écoute.
Mac : Je ne sais pas trop par où commencer. Je voudrais te parler en t'épargnant les détails.
Christine : Qu'est-ce-qui se passe Mac ! (inquiète)
Mac : Tu te rappelle de cette fameuse nuit de tempête de la mi-décembre ?
Christine : Oui, on est resté jusqu'à deux heures du matin dans le noir. Je m'en souvient ! Tu travaillais d'ailleurs ce soir là.
Mac : C'est ce que je t'ai dis mais en réalité ce soir là, j'ai quitté le bureau vers dix-neuf heures trente, mais je suis resté pendant une dizaine d'heures coincé dans l'ascenseur qui est tombé en panne à cause de la coupure d'électricité.
Christine : Tu es resté dix heures là dedans ? Et tu t'en veux de m'avoir menti.
Mac : Je me déteste Christine.
Christine : Pourquoi ? Ce n'est pas grave ! Même si je ne comprends pas trop pourquoi tu m'as dit que tu travaillais. Si tu as angoissé ou eu peur, ce n'est pas une honte.
Mac : En réalité, j'étais avec une femme dans l'ascenseur.
Christine : Ah ben je comprends mieux ! C'est pour ça que tu ne m'as rien dit ! (naïve)
Mac : Je suis mal dans ma peau parce qu'après une longue conversation avec cette femme, on a dérapé et ça m'est insupportable de te le cacher plus longtemps.
Christine : Déraper ! Comment ça déraper ? A quel stade ? Juste un baiser ! N'est-ce-pas ?
Mac : Christine, je m'en veux tellement, mais on a été bien trop loin. On a couché ensemble.
Christine : C'est pas vrai ! Pas toi Mac !
Mac : Je suis désolé !
Christine : Désolé ! Mais je m'en fiche que tu sois désolé ! Tu t'es protégé au moins ?
Mac : Ecoute, ce n'était pas prévu ça ! Je ne vais pas te mentir, je ne me suis pas protégé. Je n'avais pas prévu de te tromper ! Jamais !
Christine : Tu couches avec une inconnue dans l'ascenseur et tu ne te protèges pas. Mais tu es inconscient ou quoi ? Si elle t'a refilé une maladie, tu as pu très bien me contaminer. Tu es égoïste en plus d'être une bel ordure.
Mac : ça ne change en rien ce que j'ai fait, mais si ça peut te rassurer je suis sûr que cette femme n'a pas de MST.
Christine : Ah bon, elle te l'a dit et tu l'as cru sur parole.
Mac : Ce n'était pas une inconnue. C'est une collègue pour être complètement sincère.
Christine : Une collègue ! Et où sont passé tes convictions ? C'était qui ? Je les connais tes collègues je te rappelle.
Mac : Franchement ça t'avancerait à quoi de le savoir ?
Christine : De toute façon pour avancer que cette femme n'est pas porteuse de virus, il faut que tu la connaisses bien. Il y a pas beaucoup de solution. La brillante Jo Danville. J'aurais dû m'en douter ! Il y a juste à voir comment tu l'as regarde.
Mac : Je ne voulais pas te faire du mal et elle non plus. Elle culpabilise beaucoup tu sais.
Christine : C'est surtout une belle hypocrite. Le soir du réveillon avec son sourire qui finalement était aussi malsain que ce que vous avez fait dans cet ascenseur.
Mac : Elle était mal, croit moi.
Christine : Alors on fait quoi maintenant ? Je suis censé te pardonner ? Il faudrait que je me marie avec toi en faisant abstraction de ça ?
Mac : Non, bien sûr que non.
Christine : Mais qu'est-ce-qui vous a prit d'ailleurs ?
Mac : Une forte attirance je suppose.
Christine : Tu penses encore à elle et c'est pour ça que tu n'y arrives plus avec moi. N'est-ce-pas ?
Mac : Je ne sais pas quoi te dire. Je sais que ça me hante, c'est tout.
Christine : C'est le fait de m'avoir trompé qui te hante ou une profonde envie de recommencer. Dit moi le franchement. Si tu me dis que tu n'as pas de sentiments pour elle mais juste une attirance, je pense t'aimer assez pour comprendre que la situation était un peu particulière et tenter de te pardonner.
Mac : J'ai beau tenter de me raisonner, mais je crois que j'ai de sérieux sentiments pour elle. C'est pour ça qu'on devrait mettre un terme à notre relation car je n'arrive plus à être honnête avec toi et je n'ai pas le droit. J'ai passé de très bons moments avec toi Christine, tu es une femme formidable et j'ai beaucoup d'affection pour toi, mais je pense que nous ne sommes pas fait pour finir notre vie ensemble.
Christine : Si je comprends bien, tu me quittes pour elle.
Mac : Je veux juste être cohérent avec moi même.
Christine : Et t'avouer que tu ne m'aimes plus.
Mac : C'est pas que je ne t'aime plus, mais mon cœur balance.
Christine : Mais beaucoup plus de son côté, n'est-ce-pas ?
Mac : Je suis désolé !
Christine : Tu vas le regretter Mac ! Cette femme n'est pas faite pour toi. Elle est trop extravertie pour toi. Tu es tout son contraire.
Mac : Je ne sais pas Christine, mais je ne peux pas continuer une relation qui est de toute façon voué à l'échec. Ça serait irrespectueux envers toi.
Christine : Tu m'as trompé alors niveau respect, on y reviendra hein !
Mac : Oui, j'en suis conscient.
Christine : Heureusement qu'on ne vivait pas encore ensemble je remercie le ciel de ne pas avoir fait cette bêtise ! Je vais aller m'habiller et quitter les lieux. Je n'ai plus rien à faire ici je crois !


Christine s'habille et s'en va en claquant la porte.


A suivre  
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MessagePosté le: Jeu 10 Déc - 20:57 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Bon ben ça c'est fait, super chapitre au passage et je ne dis pas ça qu'en raison de la rupture. En fait, j'ai beaucoup aimé la justesse avec laquelle tu as traité les sentiments tourmentés de Jo. Là où c'est le plus flagrant, c'est quand elle reproche à Mac de ne pas être gêné plus que ça par la situation. La seconde d'après, elle semble pourtant fort contrariée par l'idée qu'il puisse reléguer leur moment inoubliable à un simple "le mal est fait". Elle me fait l'effet d'être en équilibre sur un fil, avec d'un côté le vide absolu et de l'autre un filet de sécurité. Le premier m'inspire le grand saut vers l'inconnu, il est aussi effrayant qu'enivrant. Le second est caractérisé par la fuite, celle qu'elle prend pendant quinze jours pour que Mac fasse le point loin d'elle. Sauf que lui est déjà conscient de quel côté son cœur balance et c'est elle qui réalise combien rester sans la moindre nouvelle de lui l'a rendue malheureuse, ses larmes sont d'ailleurs très touchantes. Mac a raison, elle craque car elle a nié l'évidence en mettant de la distance entre eux. Pour lui, l'heure est venue de l'accepter cette évidence et de prendre ses responsabilités. Rien de ce qu'il pouvait dire n'aurait de toute façon trouvé grâce aux yeux de Christine mais pour reprendre ses mots, il a été cohérent avec lui-même. On retrouve bien dans ses aveux l'homme de principe, il ne cède pas à la lâcheté et répond honnêtement aux questions. Et pas folle la guêpe à ce propos, elle les avait captés les regards qu'il posait sur Jo. Sinon à part ça, jusqu'au dernier moment elle n'aura pas su comprendre Mac et cette scène au lit en est la preuve ultime. Ne pas le prendre au sérieux lorsqu'il émet le souhait de dormir du côté gauche pour se sentir mieux témoigne de son incapacité à percevoir chez lui un malaise plus profond. S'il cherchait encore à ce moment-là le courage de tout avouer à Christine, je crois bien qu'elle le lui sert sur un plateau. Parce qu'il n'était pas du mauvais côté du lit en réalité mais du mauvais côté de sa vie. 

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MessagePosté le: Jeu 10 Déc - 22:18 (2015)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée Répondre en citant

Je commente ici puisqu'il y a un chapitre d'avance. Au fur et à mesure des chapitres se dévoile une relation passionnée mais compliquée. Ce moment où ils montent au 35ème étage est déjà bien plus qu'une attirance entre eux mais forcément il est logique qu'ils culpabilisent par rapport à Christine, ce n'est tellement pas eux de trahir dans la vie. Jo essaie de le fuir pendant ces 15 jours de congés mais elle se rend bien à l'évidence que ça lui est impossible. Quant à Mac il se rend bien compte qu'elle est essentiel à sa vie. Bref ils sont fait l'un pour l'autre c'est inévitable, même si leurs principes sont remis en cause.
Même si c'est dur d'apprendre ça comme ça pour Christine, Mac a bien fait de jouer la carte de l'honnêteté avec elle. Leur relation était vouée à l'échec parce que son cœur ne lui appartient plus mais est bel et bien entre les mains de Jo.
Je me demande forcément comment elle va réagir face à l'annonce de cette rupture.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:44 (2018)    Sujet du message: Une longue nuit enneigée

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