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A travers les barreaux
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Aurelle-sims
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Loisirs: Ecriture de Fanfiction
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MessagePosté le: Mar 7 Juil - 00:00 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

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Chapitre 9


Jo est dans la prison depuis une quinzaine de jours. Elle arrive à tenir le coup malgré la profonde injustice qu'elle ressent.


Griffin : Voilà Danville ! Vous serez donc chargée des repas avec Cassie, Isabelle et Lindsay.


Quand Griffin prononce le prénom de Lindsay, Jo ne peut s'empêcher de sourire de manière nostalgique.


Lindsay : Qu'est ce qui te fais sourire aussi bêtement ?
Jo : Non, rien ! J'ai juste une amie qui s'appelle Lindsay et j'ai un peu pensé à elle sur le coup.
Lindsay : Ouais ! Ben on ne deviendra jamais amie toi et moi.
Jo : Je n'en demande pas tant !
Griffin : Entendez-vous pour faire la cuisine, ça sera déjà bien.


Griffin s'en va et Jo se met au fourneau.


Jo : Alors on fait quoi aujourd'hui ?
Cassie : Tu es la chef donc tu décides !
Jo : Comment ça « la chef » ?
Cassie : Betina était la chef de cuisine. Tu la remplaces non ?
Jo : Parce que vous avez un chef comme dans un resto ? C'était pas un titre qu'elle s'était attribué ?
Cassie : Non, il y a un responsable de cuisine et c'est toi. Regarde ta tenue de travail, elle est différent des nôtres !
Jo : Merde, c'est pas une blague.
Cassie : Et tu ne feras pas mieux que Betina de toute façon.
Jo : On pari ! De toute façon ça ne peut pas être pire.
Lindsay : Tu es bien sûr de toi ! C'est bien un comportement de mafieuse ça.
Jo : Bon écoutez ! On est là pour cuisiner pas pour parler de la mafia.


Jo regarde ce qu'il y a.


Jo : Bon il y a des ailerons de poulet. Nous allons faire revenir ça dans de la crème avec des champignons.
Cassie : Mouais !
Jo : Cassie tu cuis le riz ?
Lindsay : Nous on te regarde !
Jo : Non mais attendez ! Vous ne croyez pas que je vais me taper la bouffe pour cent vingt personnes quand même ! Je ne sais pas si c'était les habitudes que vous aviez avec Betina, mais vous allez m'aider, je vous assure !
Isabelle : Je vais faire cuire le riz !
Jo : Merci ! En dessert on peut faire du clafoutis avec ses morceaux de pain restant et les pêches en conserve.
Lindsay : Cette fille est dans la mafia, tu ne devrais pas la chercher. (discrètement à Cassie)
Cassie : Tu déconnes là ! Elle a pas l'air d'apparence ! On lui donnerait le bon dieu sans confession.
Lindsay : Elle a longtemps été recherché par le FBI, elle est très dangereuse.


Jo revient.


Cassie : Bon ben je vais couper les pêches. (avec un sourire hypocrite)
Jo : Merci !


Jo fait le repas avec ses trois commis et finalement cette tâche lui donnait une grande satisfaction. Elle se sentait utile pour la première fois depuis quinze jours.


A midi


Coline : Betina est sortie hier.
Stacy : C'est Jo qui la remplace.
Coline : C'est qui Jo ?
Rachel : Elle parle de Danville !
Coline : La mafieuse ?
Rachel : Oui, c'est ça !
Coline : ça craint !
Stacy : Qui vous dit que c'est une mafieuse ?
Coline : Tout le monde le sais dans la prison.


Les femmes font la queue et mangent leur repas.


Betty : Purée c'est trop bon.
Frannie : Pas étonnant, la grosse Betina est partie.
Amy : C'est Jo qui la remplace.
Betty : C'est elle qui fait la bouffe comme ça ! Ben respect pour une mafieuse.
Shirley : Il paraît que les gens de ce milieu on souvent un restaurant.
Betty : Oui, un système de blanchiment d'argent.
Debby : Franchement, mafieuse ou pas, je commence à l'apprécier moi Danville !
Shirley : Elle est surtout carrément canon oui !
Debby : Shirley laisse tomber ! Danville à un mec.
Shirley : Il va la larguer comme ils le font tous quand on arrive dans ce trou.
Amy : Oui, mais Jo n'est pas Lesbienne Shirley. Tout le monde n'est pas comme toi !
Shirley : Qu'est-ce-que tu as contre les lesbiennes ?
Amy : Rien, je te dis juste que tu dois pas espérer.


Jo arrive avec son plateau.


Jo : Tout le monde est servie, je peux enfin manger ! (soulagée)
Frannie : Bravo Danville, ta bouffe vaut la peine d'être mangée.
Jo : Merci !
Amy : Puis le dessert, on a toujours du flan. Ça change.
Jo : Faut innover un peu. Je suis là depuis quinze jours et les repas se ressemblent tous. J'essaierais de faire de mon mieux.
Betty : Tu as intérêt Danville !
Jo : Tu me fais pas peur Betty ! (avec Humour)


A la table de derrière.


Coline : Stacy ! C'est la bouffe de la mafieuse ! Tu ne vas pas manger ça !
Stacy : Ben si pourquoi ?
Rachel : Cette femme est diabolique.


Jo entend tout et regarde les co-détenues à sa table et se montre du doigt.


Jo : C'est vrai ça ?
Betty : Il se cache quelque chose sous ta gueule d'ange Danville. Ça c'est sûr !
Amy : Tu n'es pas diabolique, mais intrigante je dirais !
Betty : Oui, c'est ça ! Amy a raison.


Coline entend.


Coline : Le diable en personne ouais ! Je ne sais même pas comment vous pouvez picorer sa bouffe et manger à sa table.


La bande des femmes de plus de soixante-ans de l'autre côté observe mais ne disent rien.


Stacy : Coline arrête !
Selma : Fait gaffe, tu t'attaques à plus fort que toi !
Coline : Les femmes comme elle tire sur tout ce qui bouge. Je préfère encore vendre ma coc que de ressembler à des pourritures comme ça qui ont sans doute déjà tué des dizaines de mômes.


S'en est trop pour Jo. Elle se lève et s'approche de Coline.


Jo : Tu ne veux pas de ma cuisine, ça ne fait rien. Mais je t'interdis de parler de moi. Tu ne sais rien de moi. Et regarde toi ! Tu ne vaux pas mieux que moi. En vendant ta merde, tu as probablement tué des dizaines de jeunes qui souhaitaient juste faire l'expérience. Alors tu fermes ta gueule.
Coline : Je t'emmerde moi.


Jo prend l'assiette de Coline et lui retourne sur la tête.


Jo : Mince, je suis maladroite ! (moqueuse).


Jo retourne à sa table et Stacy sourit en coin.


Betty : Bien joué Danville. Cette fille se prend pour la princesse Diana réincarné en dealer.
Jo : Si elle me dénonce ou d'autres le fond, je suis dans la merde.
Debby : Personne ne dénonce personne ici c'est la règle. La dernière fois qu'une fille a mouchardé, elle s'est retrouvé avec une pince à épiler enfoncé dans bas-ventre.
Jo : Une pince à épiler ! Mais c'est interdit dans les prisons ! C'est même considéré comme objet de contre-bande.
Betty : Danville ! Si tu te démerdes bien, il y a beaucoup de chose que tu peux obtenir ici.
Jo : Arrêtez de m'appeler Danville ! J'aime autant Jo ! Ça me rappelle trop mon boulot.
Amy : Ton boulot !?


Jo vient de se rendre compte à ce moment là qu'elle a fait une gaffe, mais qui peut être rattrapable.


Jo : Oui, je tiens un restaurant, et je suis chef alors on m'appelle par mon nom !
Shirley : Ben vous voyez, j'avais raison ! C'est une cuistot !
Jo : Oui, mais avec ce qu'on a comme matière première, ne vous attendez pas à des miracles !


Du côté des seniors 


Michelle : Dit Danna, toi qui a fait partie du milieu, tu en as déjà entendu parler de la mafieuse ? Elle m'intrigue cette femme.
Danna : Elle ne faisait pas partie de notre réseau ! Je ne l'ai jamais vu, jamais entendu parler.


Astrid, une quadra qui préfère passer son temps avec les seniors prend la parole.


Astrid : C'est pas une mafieuse !
Michelle : C'est ce que tout le monde dit en tout cas !
Irène : Tu sais ce qu'elle a fait ?
Astrid : Une bavure probablement.
Helen : Quoi ! Cette femme est flic ?
Astrid : Une pur et dur ! Le genre de flic qui te fais perdre tes moyens lors d'un interrogatoire.
Helen : Ben pas étonnant qu'on a du poulet aujourd'hui !


Elles rigolent toute.


Michelle : Si ça se sait, elle est morte ! J'aime pas les flics moi !
Astrid : Vous fermez vos gueules les mamie ! Pas touche et pas de potins de couloir !
Irène : Tu la connais bien on dirait !
Astrid : Mon fils est dehors grâce à elle.
Michelle : Comment ça ?
Astrid : Elle savait que c'était lui le coupable. Que c'est lui qui a tué son père parce qu'il me ruait de coup. Mais quand j'ai tenté de lui faire croire que c'était moi qui l'avait tué, elle n'a pas cherché plus loin parce que je l'ai supplié de me croire. Elle m'a dit texto et je m'en rappellerais toujours «Je n'en crois pas un mot, mais je ferais pareil pour mon fils ».
Irène : C'était il y a deux ans. J'ai pris huit ans, mais mon fils aurait pu en prendre quinze. Si tout va bien, je négocie ma remise de peine dans quatre ans et je suis dehors. Alors Danville on lui fiche la paix et si quelqu'un dans cette prison lui cherche des poux, je me démerderais pour qu'elle le paie. Compris les mamies !
Michelle : De toute façon je suis pas une balance moi.
Irène : Puis vaut mieux pas se frotter à une flic à mon avis.


Le lendemain, Jo est dans les sanitaires en début de soirée et se brosse les dents. Coline arrive avec Rachel et Selma.


Coline : Tiens la sale mafieuse.
Jo : C'est bon ! Arrêtez maintenant avec cette histoire de mafia. C'est ce que vous vous êtes mise en tête ça. Tu ne connais rien de moi alors arrête de m'emmerder. Ça me fait assez chier d'être ici.
Coline : Tu vas me payer pour ce que tu m'a fais hier.
Jo : Te payer quoi ? Tu ne me fais pas peur.


Coline se rapproche,


Coline fait un signe à Rachel et Selma. Elles attrapent Jo et la tiennent.


Rachel : Va y Coline, régale-toi !


Coline met un coup de poing à Jo.


Jo : Non mais ça ne va pas ? Mais lâcher moi vous !
Coline : Espèce de salope ! Je vais te démolir.
Rachel : Sale meurtrière. Sale merde.


Coline lui met plusieurs coup de poing et la bouscule sur le sol.


Jo : Laissez-moi. Arrêtez !


Coline commence à lui mettre des coups de poings et Stacy qui arrive dans les sanitaires, voit les larmes de Jo rouler sur le sol mélangé au sang qui provient de son nez. Elle quitte le sanitaire et cours chercher la Gardienne.


Stacy : S'il vous plais venez vite aux sanitaires.
La gardienne Krumberg : Qu'est-ce-qui se passe.
Stacy : C'est Danville, elle se fait massacrer.


La gardienne Krumberg parle dans son taki.


La gardienne Krumberg  : On me signale une agression. Ordonne à toutes les détenues de rejoindre leur cellule.


La gardienne se dépêche tant dit que Stacy repart en cellule. Elle arrive dans les sanitaires et prends les femmes en flagrant délit.


La gardienne  Krumberg : Du renfort dans les sanitaires B vite !


La gardienne intervient


La gardienne Krumberg : ça suffit ! On se calme ! Reculez-les trois !
Coline : Salope je vais te crever !
La gardienne : Grant ! Tu te mets à terre. Dépêche toi.


Coline ne répond pas et continue d'attaquer Jo. La gardienne prend sa matraque et lui met un coup sur la cuisse. Coline hurle excessivement de douleur.


Deux autres gardiens arrivent.


La gardienne Krumberg  : Meyer, tu me mets ses trois femmes au troue.
La gardienne Meyer : Allez venez vous trois.
Coline : Non, je ne veux pas y allez !
La gardienne : Fallait réfléchir avant !


La gardienne Krumberg s'accroupit au niveau de Jo.


La gardienne Krumberg : Danville ! Tu m'entends ?


Jo arrive à peine à bouger.


La gardienne Krumberg : Tu peux bouger Danville ?
Jo : Laissez-moi mourir.
La gardienne Krumberg : Non, je ne te laisserais pas là !


La gardienne Krumberg passe sa main sur les cheveux de Jo.


La gardienne Krumberg : Tiens le coup !


Jo la regarde et perds connaissance.


La gardienne Krumberg  (dans son taki) : Appelez une ambulance pour la détenue Jo Danville. Elle a été sauvagement agressée.


Un petit moment plus tard, les secours emmènent Jo à l'hôpital.


Dans la cellule de Jo.


Amy : Où est Jo ?
Shirley : Elle était aux toilettes !
Frannie : Elle aurait dû revenir !
Amy : Si on est toutes enfermées dans nos cellules c'est que quelque chose de grave s'est produit.
Frannie : C'est Jo ! Elle a trouvé un moyen pour s'évader.
Amy : Non ! C'est pas possible ça !
Frannie : Dans son milieu, ils ont plein de contact.


Depuis une petite semaine, Mac commence à reprendre goût à son travail. Il s'est rendu la semaine dernière aux funérailles de Christine et lui a présenté ses excuses, ce jugeant responsable de sa mort. Il est à son bureau et planche sur un dossier. Son téléphone sonne, il répond.


Mac : Mac Taylor !
Un homme : Bonjour Lieutenant Taylor, je suis Delphine Krumberg. Je suis gardienne à la prison fédérale Rose Singer.
Mac : Oui !
L'homme : Je vous appelle pour vous informez que la détenue Danville a été transférée à l'hôpital de Manhattan-Est.
Mac : Qu'est-ce-qui s'est passé ?
L'homme : La détenue Danville a été agressé par d'autres détenues.
Mac : Vous ne pouvez pas l'appeler par son nom tout simplement au lieu de la citer comme détenue ? (Agressif). Puis pourquoi c'est moi que vous contactez ?
L'homme : C'est le directeur de la prison qui m'a demandé de le faire. J'exécute les ordres Lieutenant. Jo Danville vous a nommé exclusivement comme étant la personne a prévenir en cas d'urgence.
Mac : D'accord, je comprends mieux. C'est grave ?
L'homme : C'est préoccupant.
Mac : D'accord, merci de m'avoir prévenu.


Une demi-heure plus tard, Mac arrive à l'hôpital.


Mac : Bonjour, on m'a prévenu que Jo Danville a été emmenée ici.
L'infirmière : Oui, je vois qui c'est.
Mac : C'est grave ?
L'infirmière : J'appelle le médecin.


Mac attend le médecin qui arrive enfin.


Mac : Bonjour !
Le médecin : Vous êtes de la famille ?
Mac : Je suis son compagnon !
Le médecin : Elle a été frappé sévèrement, je dirais qu'heureusement les gardiens sont intervenues à temps. Les coups ont été principalement portés au visage. Elle a perdu connaissance, mais elle s'est réveillée. On va attendre demain, mais on craint que madame Danville perde la vue d'un œil.
Mac : Oh non ! C'est pas vrai !
Le médecin : On en saura plus dans quelques heures.
Mac : J'ai le droit de la voir.
Le médecin : Oui, absolument.


Mac entre.


Mac : Oh mon dieu Jo ! Mais qu'est-ce-qu'elles t'ont fait ?
Jo : ça va aller !
Mac : Non, tu as été sauvagement agressé !
Jo : Elles ne m'embêteront plus, elles sont au trou pour un moment. C'est le gardien qui est devant la porte qui me l'a dit discrètement.
Mac : C'est pas juste tout ça !
Jo : Tu me crois enfin ?
Mac : L'homme te crois, mais le flic a des doutes. Tu comprends ce que je veux dire ?
Jo : Ouais, mais une partie de toi me croit quand même.
Mac : Jo ! Tu dois être transféré.
Jo : Mais Mac, ça sera partout pareil !
Mac : Si je pouvais mettre le nez dans cette enquête, je pourrais essayer de faire quelque chose.
Jo : Tu es le meilleur Mac. Tu es le seul à pouvoir prouver mon innocence.
Mac : C'est toi la meilleure Jo !
Jo : J'ai déjà été remplacé ?
Mac : Ta remplaçante arrive la semaine prochaine.
Jo : Tu l'as déjà vu ?
Mac : Oui !
Jo : J'espère qu'elle ne tombera pas amoureuse de toi. Tu es tellement irrésistible !


Mac sourit, attendrit par les paroles de Jo.


Mac : Aucun risque. Puis tu es la meilleure. Aucun flic ne t'égalera.
Jo : Sauf que je ne suis plus flic Mac, je suis qu'une femme en tôle qu'on considère comme de la merde. Tu te rends compte qu'elles croient que je suis de la mafia. C'est pour ça qu'elles s'en sont prise à moi. Elles croient que je suis une meurtrière qui tue de sang froid.
Mac : Les potins des prisons sont redoutables.
Jo : Mac ! Je t'aime tellement. Mes enfants me manquent, mais toi aussi.


Mac n'arrive pas à répondre.


Jo : J'ai affreusement mal au visage, mais j'aimerais tellement que tu m'embrasses.


Mac se montre hésitant. Il ne peut pas s'empêcher de penser que si elle est coupable, il va embrasser la femme qui a tué une autre femme qu'il a aimé.


Il se rapproche et finit par lui déposer un tendre bisou sur les lèvres.


Jo : Merci Mac. Je n'arrive pas à sourire mais le cœur y est. Les médicaments commencent à faire effet, j'ai sommeil.
Mac : Alors dort.


Jo s'endort et Mac sort avec les larmes aux yeux. Il prend son téléphone et contact le juge chargé de l'affaire.


Mac : Bonjour, Mac Taylor à l'appareil ! Je vous appelle pour savoir si vous avez une date pour le procès de Jo Danville.
Le juge : Le cinq septembre. Ça ne sera pas possible avant.
Mac : D'accord. C'est toujours mieux que dans un an.
Le juge : Merci de votre compréhension.


Mac raccroche, s'assoit sur un banc et repense à tout les bons moments qu'il a passé avec Jo.


A suivre  
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Barbara
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MessagePosté le: Mar 7 Juil - 22:52 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Cette agression est dramatique, la pauvre Jo a été mise dans un sale état. Enfin si on peut en retirer une seule chose positive, c'est qu'elle reçoit la visite de Mac. Il reste distant mais se montre quand même moins froid qu'au téléphone, on le sent vraiment tiraillé en tant que flic et ex-compagnon de la victime. Encore un petit effort, j'espère qu'avoir vu Jo aussi mal en point a provoqué un déclic et qu'il va enfin la considérer elle aussi comme une victime à part entière. Car il est bien le seul à pouvoir prouver son innocence, elle a parfaitement raison. Et il y a un autre point sur lequel elle dit vrai, son transfert dans une autre prison ne serait pas une bonne idée. L'intégration n'est déjà pas évidente et elle a malgré tout gagné le respect de pas mal de codétenues, sans compter celles qui connaissent sa véritable identité et qui lui témoignent de la reconnaissance. 

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Aurelle-sims
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MessagePosté le: Mar 7 Juil - 23:09 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Chapitre 10


Jo a été hospitalisé suite à une agression de la part de Coline et ses copines.


Le soir à la prison, les détenues prennent le repas.


Betty : Mais qu'est-ce-qu'elle a foutu Danville, c'est dégueulasse !
Amy : C'est bizarre on la pas revue d'ailleurs ! Elle s'est évadé, vous croyez ?


Stacy qui a entendu arrive.


Stacy : Jo est à l'hosto. Coline et ses sœurs lui sont tombés dessus. Jo était mal en point.
Debby : Les salopes !
Frannie : Ses sœurs ! N'importe quoi ! Juste deux nana qui la suive comme un petit chien parce que Coline se prend pour une grande dame !
Stacy : En tout cas, elles ont sauvagement attaqué Jo en fin d'après-midi.
Betty : Donc si on mange mal ce soir, c'est à cause de ses trois salopes !
Stacy : Oui !
Betty : Je vais leur régler leur compte !
Stacy : Elles sont au trou et je pense pour un moment.
Amy : C'est sérieux alors !?
Stacy : Oui visiblement. En tout cas elle était sérieusement blessé. Assez pour qu'ils appellent les secours.
Betty : Si ils ont appelé les secours, ça devait être grave parce qu'en général, il ne se bouge pas le cul.


La nouvelle se repend vite dans le réfectoire.


Astrid : Que je ne les croise pas celles là ! Je leur fait décapiter les dents une par une !


Dans la partie isolement.


Coline : Je veux pas rester ici, c'est trop dur. Je m'excuse !
La gardienne Meyer : Fallait réfléchir avant d'agir, c'est trop tard.
Coline : Je vais restez là longtemps ?
La gardienne Meyer: Un bon moment, croit moi. Les règles sont claire ! Article six du règlement intérieur : Tout acte de violence verbale ou physique commis sur un gardien ou un représentant de l'ordre travaillant ou logeant au sein de cette prison sera lourdement sanctionné par une mise en isolement d'au moins un mois assortie d'une extension de peine de la même durée.
Coline : Je ne m'en suis pas prise au gardien ! C'est un mensonge. C'était une simple bagarre ! C'est une semaine pour ça !
La gardienne : C'est aussi grave de s'en prendre à un flic qu'à un gardien.
Coline : Un flic ! C'est quoi cette histoire ! Il n'y avait pas de flic !


La gardienne Meyer jubile et sourit répondant sur un air très affirmatif.


La gardienne Meyer : Danville est flic ma chère et c'est un lieutenant en plus. Autrement dit toi et tes copines vous êtes en galère.
Coline : Mais non ! C'est une mafieuse ! Une cinglée qui tue des mômes ! C'est une couverture ça.
La gardienne Meyer : Mais n'importe quoi ! Danville est Lieutenant de Police et tant que son procès n'est pas passé, elle est suspendu, pas destituée. Quand tu vas passé en conseil de discipline, tu as intérêt d'avoir de bons arguments.
Coline : Je ne savais pas que c'était une fliquette moi !
La gardienne Meyer : ça, je crains que ça ne fasse pas le poids. Grant ! Depuis que tu es dans cette prison tu cherches la merde. Cette fois on ne va pas te rater. Si j'aurais pu te botter le cul moi même, je l'aurais fait.
Coline : Vas te faire foutre !
La gardienne Meyer : Très bien ! J'ajoute ça au rapport.


La gardienne referme la porte, Coline est très en colère.


Le lendemain, Mac retourne à l'hôpital. Il voit le médecin.


Mac : Comment elle va ?
Le médecin : Plutôt bien je dirais !
Mac : Et son œil ?
Le médecin : Sa vu baissera de deux ou trois dixièmes, mais elle ne perdra pas la totalité de sa vue.
Mac : Ok ! C'est une bonne chose.
Le médecin : Elle aura besoin d'une correction donc elle devra voir un ophtalmologue.
Jo : D'accord. Je peux la voir.
Le médecin : Moi je n'ai rien contre. Il faut voir avec le pantin devant sa porte. Comme si cette femme était une dangereuse criminelle. J'hallucine quoi ! Elle m'a raconté son histoire et c'est pas très glorieux tout ça. J'ai jamais vu une femme venant de la prison aussi désemparé. Si elle est coupable, elle joue bien la comédie.
Mac : Si je peux me permettre docteur, à chacun son métier !


Le médecin s'en va.


Mac : Bonjour, je suis Mac Taylor. Je peux aller voir Jo Danville ?
Le gardien : Cinq minutes !
Mac : Je suis lieutenant de police ! Je dois m'entretenir avec elle pour savoir si elle désire porter plainte.
Le gardien : Oui, pas de soucis, mais ne vous faites pas d'illusion, vous n'obtiendrez rien. Les détenues se faisant agresser en prison porte rarement plaindre par peur de représailles.
Mac : Je suis obligé quand même d'y aller.
Le gardien : Allez y !


Mac entre.


Mac : Bonjour Jo !
Jo : Salut !
Mac : ça va mieux ?
Jo : Oui, un peu.
Mac : Le médecin m'a dit que ta vue avait baissé.
Jo : Ce n'est pas énorme et je ne vois pas la différence. J'ai juste très mal à cet œil.
Mac : J'ai réussi à contacter le juge. J'ai une date.
Jo : C'est pour quand ?
Mac : Le 5 septembre.
Jo : Le 5 septembre ! Donc je dois rester encore au moins cinq mois dans cette prison de merde !
Mac : Je suis désolé ! J'ai fais de mon mieux.
Jo : Ce n'est pas de ta faute. Puis je n'obtiendrais jamais de liberté provisoire.
Mac : Je ne peux rien faire d'autre. Pour la liberté provisoire, tu peux toujours tenter ta chance en disant que tu es en danger suite à ton agression, mais je n'y croit pas. Un flic accusé de meurtre, c'est grave Jo. Je ne te cache pas d'ailleurs que ta peine risque d'être alourdit pour ça.
Jo : Je sais, ne t'en fais pas.


Les larmes de Jo roulent le long de ses joues.


Jo : Mac ! Je n'ai pas envie de retourner en prison.
Mac : Il va pourtant le falloir.
Jo : Je sais, mais ma vie est passé du bonheur au cauchemar. J'avais tout pour être heureuse Mac. Peut-être même que j'étais trop heureuse. C'est pour ça que c'est si dur aujourd'hui !
Mac : Ne dis pas de bêtises !
Jo : J'ai l'impression que tu ne m'aimes plus.


Mac soupire.


Mac : Je n'arrive pas à ne plus t'aimer Jo. J'ai quelque chose au fond de moi qui me dit que tu es innocente, mais il y a des preuves contre toi qui sont troublantes. Le doute me met la pression et je suis très mal parce que j'aimerais continuer à t'aimer sans me demander constamment si oui ou non tu as tirée sur Christine. Je n'arriverais jamais à être heureux avec une compagne en prison en ayant toujours le doute qui plane. Tu sais Jo ! C'est horrible parce que ce qui est le plus pesant c'est de ne pas savoir. Je préférerais te savoir coupable et te haïr pour ça plutôt que de me ronger les sangs à me demandé chaque jour comment tu vas tenir le coup. C'est une réponse que je voudrais. Alors je vais te poser la question une dernière fois et je te croirais. Si tu es innocente, je te soutiendrais jusqu'au bout. Je t'attendrais jusqu'à ce que tu sortes de prison. Que ce soit aujourd'hui ou dans trente ans. Jo ! Est-ce-que tu as tirée sur Christine ?


Jo le regarde abattue par ses propos. Les larmes roulent le long de ses joues et lui brûle amèrement les yeux.


Jo : Je suis désolé Mac. Je suis vraiment désolé !
Mac : Quoi ?
Jo : Si je te dis que je suis innocente tu continueras à douter. Il y aura toujours un doute en toi.
Mac : Je sais pas Jo.
Jo : Mac ! Ne te tracasse plus pour moi. Reprends ta vie. Si tu veux que je sois coupable et que ça peut t'aider alors oui, je suis coupable. Je ne suis pas une femme bien. Mac ! Ne m'attends pas. Je te souhaite bonne chance pour la suite et oublie moi.


Mac la regarde dans les yeux.


Mac : Très bien ! Tu ne sais pas me mentir en me regardant droit dans les yeux Jo. J'ai la réponse à ma question.
Jo : Mac j'aurais une dernière chose à te demander.
Mac : Je t'écoute !
Jo : Le studio de Tyler est trop petit et il n'a pas les moyens d'assumer Elie plus longtemps. Ma mère vit trop loin et n'est pas en très bonne santé. Est-ce-que tu pourrais prendre Elie avec toi. Elle ne te posera pas de soucis.
Mac : Elle est d'accord ?
Jo : Oui, j'en ai parlé avec elle tout à l'heure et elle t'aime bien. Mac, même si tu me crois coupable, Elie n'est pas responsable. Elle a quinze ans, elle est autonome. J'ai des économies et je te verserais une pension mais tu es mon seul espoir. Tyler ne peux pas la gardé indéfiniment.
Mac : C'est d'accord. Mais j'assumerais financièrement. Garde ton argent, tu en aura besoin.
Jo : Merci Mac. Je ferais faire les papiers où je te désignerais comme tuteur légale jusqu'à ses vingt et un an.
Mac : D'accord. Mais ne me ment plus Jo !
Jo : Au revoir Mac et merci pour les moments de bonheur que j'ai passé avec toi.
Mac : Au revoir.


Mac quitte la pièce et Jo éclate en sanglots. Elle prend un haricot à côté d'elle et vomit.


Quelques jours plus tard, Jo réintègre la prison.


Amy : Jo !
Jo : Pas de commentaire !
Amy : Ne t'en fais pas !
Frannie : Ces salopes sont au trous ! Elles ne te feront plus chier.
Jo : Ben j'espère bien ! Maintenant je ne veux plus entendre parler de cette histoire, j'ai été assez humiliée comme ça !


Une femme est sur le coin de la porte et observe Jo.


Astrid : Ta bouffe nous a manqué Danville !


Jo se retourne et aperçoit Astrid.


Jo : Merci ! Je m'y remet demain ! (souriant).


Astrid s'en va, les filles sont stupéfaites.


Amy : J'hallucine !
Jo : Quoi ?
Amy : Cette femme ne parle jamais à personne. Elle passe son temps avec les vieilles.
Frannie : Tu la connais Jo ?
Jo : On dirait que mes repas lui plaise en tout cas. Mais pourquoi elle parle qu'aux vieilles ?
Frannie : Parce que ces vieilles toquées sont les seules à être au courant de son histoire.
Jo : Son histoire ?
Frannie : Ouais ! Cette femme cache quelque chose mais bizarrement, elle parle qu'avec des nanas condamné à perpette !
Jo : Je vois !
Amy : Tu as vu du monde à l'hôpital au moins ?
Jo : Oui, mes enfants et mon compagnon aussi ou ex, je ne sais plus trop en fait.


Le soir, Jo est au réfectoire en train de manger.


Stacy : Jo ! Tu es de retour !
Jo : Ouais !
Stacy : Ces filles sont de vraie folles.
Jo : Alors pourquoi tu traînes avec des ordures pareils ?
Stacy : Je ne traînerais plus avec elles. C'est sûr.
Debby : C'est Stacy qui a prévenu la gardienne qu'elle te frappait.
Jo : Attend ! Tu as fait ça !? Je croyais qu'on ne dénonçait pas ici.
Stacy : Elles étaient en train de te tuer Jo !
Jo : Merci. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas !
Stacy : Tu ne me dois rien ! (souriant)


Jo sourit à son tour. Elle regarde son plateau horrifiée.


Jo : Mais qui me remplace en cuisine ?
Debby : Personne ! C'est des plats congelés ! Tes trois commis sont perdu toutes seules !
Jo : Ok ! Je vois ! Demain je me remets au fourneau !
Debby : Ben merci ! Parce que ça fait trois jours qu'on mange de la merde.
Jo : J'essaierais que ce soit de la merde convenable !


Elles rigoles.


Jo aperçoit Astrid et la regarde discrètement. Les filles de sa tablée s'apprêtent à partir.


Jo : Excusez-moi, je dois aller voir quelqu'un. Je vous rejoins plus tard.


Jo prend son plateau et le vide dans la poubelle. Elle s'approche de la table des seniors.


Jo : Bonsoir !
Michelle : Salut !
Jo : Je peux te parler (s'adressant à Astrid).
Astrid : Bien sûr Danville !


Jo et Astrid s'installent à la table à côté.


Jo : On se connaît ! N'est-ce-pas ?
Astrid : Ouais !
Jo : Je me souviens ! C'est moi qui t'ai interrogé. N'est-ce-pas ?
Astrid : Oui, c'est ça !
Jo : Astrid ! J'ai gardé ton petit secret à propos de ton fils. J'ai fait semblant de te croire et tu le sais. J'espère que le miens sera bien gardé.
Astrid : Les mamies sont au courant, mais elles ne diront rien.
Jo : C'est sûr ?
Astrid : Mon fils est dehors grâce à toi. Aujourd'hui, il peut profiter de sa femme et ses enfants. Je ne te planterais pas de couteau dans le dos, tu as ma parole !
Jo : Merci ! Je peux te poser une question ?
Astrid : Je t'écoute.
Jo : Comment on tiens le coup ici quand on n'est innocent ?
Astrid : Une personne coupable ne tiendra pas plus le coup qu'une innocente !
Jo : Oui, mais une personne coupable est là pour payer sa dette. Mais quand on a rien à payer. Comment tu fais ?
Astrid : Je vis avec, je n'ai pas le choix. Pourquoi ces questions ?
Jo : Je suis accusée à tort. Et j'ai peur de ne pas tenir le coup.
Astrid : C'est sûr que pour une flic, ça doit être dure de se retrouver ici !
Jo : Flic ou pas flic, c'est dur !
Astrid : De quoi on t'accuse ?
Jo : D'avoir tué l'ex de mon compagnon !
Astrid : Mouais le coup classique quoi ! On n'a pas de suspect alors on prend la nouvelle copine de son ex.
Jo : J'ai peur de ne pas tenir le coup.
Astrid : Il va falloir te montrer forte.
Jo : Ton fils vient te voir au moins ?
Astrid : Oui, bien sûr qu'il vient ! Ton visage te fait mal ?
Jo : Non, ça va !
Astrid : Ecoute, des filles comme cette folle de Coline et ses copines, tu en recroiseras sur ton chemin dans cette prison.
Jo : Oui, je sais très bien que c'est le début d'une longue série. Je sais que beaucoup de monde ici ont des doutes sur ma profession et que si ça se sait, je suis foutu.
Astrid : Si beaucoup de monde on peur de la mafieuse, il y en a qui ne sont pas dupe en effet ou qui n'ont pas peur de s'y frotter comme Coline.
Jo : Qu'est-ce-que je dois faire. La flic que je suis n'a aucun pouvoir ici.
Astrid : Retourne toi et regarde au fond de la salle.
Jo : Oui !
Astrid : La blonde qui lit incognito son bouquin, c'est Kim.
Jo : Oui et ?
Astrid : Tu l'as trouveras souvent dans la même pièce que toi, mais elle sera discrète. Si cette femme te met une droite, tu décolles et je ne déconne pas.
Jo : Tu essaies de me dire que je dois me méfier d'elle ?
Astrid : Non, justement. A partir de ce soir, cette femme est ton ombre. Elle ne sera pas trop près, mais elle ne sera jamais très loin.
Jo : Tu veux dire que cette femme est mon bodyguard en gros !
Astrid : C'est ça !
Jo : Voilà à quoi j'en suis réduite.
Astrid : Jo, je peux t'appeler Jo ?
Jo : Oui, bien sûr !
Astrid : Ici, ton statue de flic ne te serre à rien. Accepte l'aide que je t'offre.
Jo : Mais comment tu as réussi à obtenir ça ?
Astrid : Deux paquets de clopes et c'était dans la poche.
Jo : Comment je peux te rendre l'appareil ?
Astrid : Tu as déjà fait beaucoup ! Tu savais très bien que mon fils avait tué son père et tu as respecté ma volonté de m'accuser à sa place.
Jo : Je me suis mise à ta place.
Astrid : Alors accepte mon aide. Je te le dois !
Jo : D'accord ! Merci ! (souriant)


Le lendemain, Jo se remet au fourneau pour le plaisir de ses codétenues.


A suivre  
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MessagePosté le: Mer 8 Juil - 16:47 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

N'en déplaise à Mac, le médecin a tout de suite cerné Jo en la jugeant innocente. Certes, son avis n'a aucune valeur mais de tels propos sont rassurants. Par contre, je suis super intriguée par son échange avec Jo sur le fait qu'elle est incapable de lui mentir en le regardant droit dans les yeux. C'est moi ou il s'est passé un truc là… Jo pense rendre sa liberté à Mac et souhaite lui éviter de se triturer l'esprit plus longtemps en avançant qu'elle est coupable mais quand il dit qu'elle a menti, j'ai justement l'impression que c'est parce qu'il a su deviner dans son regard qu'elle est bel et bien innocente. Mais pourquoi ne pas lui avoir fait comprendre alors ? J'espère secrètement que c'est dans le but de la protéger au cas où il échouerait mais qu'il compte enfin mener sa propre enquête. Si en revanche j'ai tort, cette scène est vraiment cauchemardesque et ça ne m'étonne pas que Jo s'en rende malade. Ouais, je ne sais pas quoi en penser finalement parce que ça l'aiderait tout de même pas mal de savoir que Mac la soutient si tel était vraiment le cas. 

 
La réintégration de Jo se passe bien pour le moment, les autres nanas la remercieraient presque d'avoir été sauvagement agressée et par conséquent de les avoir débarrassées de Coline et ses complices. Son entrevue avec Astrid est très intéressante, celle-ci fait preuve d'une incroyable loyauté. 

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MessagePosté le: Mer 8 Juil - 17:29 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Ce soir la suite. On en saura un peu plus. Lol
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MessagePosté le: Mer 8 Juil - 22:49 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Chapitre 11


Quelques jours après son retour à la prison, Jo voit un ophtalmologue.


L'ophtalmo : Votre vue a baisser mais c'est pas irréparable. Il va vous falloir une paire de lunette pour tenter une rééducation. Pour l'instant j'estime votre vu à neuf dixième à l'oeil droit et sept dixième à l'oeil gauche.
Jo : Donc ce n'est pas catastrophique.
L'ophtalmo : Non, loin de là ! Si vous portez les lunettes constamment, votre œil va se rééduquer.
Jo : Et pour les lunettes, comment ça se passe ?
L'ophtalmo : On va vous les faire faire et quand elles seront prête, on vous les apportera.
Jo : D'accord ! Mais je ne peux pas choisir mon modèle ?
L'ophatalmo : Si vous avez de l'argent vous pouvez choisir ce que vous voulez. J'ai le catalogue.
Jo : C'est bon, je vais pouvoir couvrir les frais !


Quelques jours plus tard, Jo aperçoit Carla une détenue d'une vingtaine d'année sortir des toilettes en pleures.


Jo : Eh ! Carla !


Carla la regarde et part de manière très précipité.


Jo entre dans les sanitaires et aperçoit le gardien Fletcher en train de réajuster sa ceinture.


Fletcher : Qu'est-ce-que tu fou là Danville.
Jo : Je veux pisser ! J'ai le droit non ! (amer)
Fletcher : Mais je t'en pris Danville ! (sourire hypocrite)


Jo rentre et marmonne


Jo : Connard !


Le lendemain, trois nouvelles détenues arrive.


Frannie : Des nouvelles ! Shirley est partie à coup sûr on va s'en coltiner une.
Jo : C'est ce que tu as dit pour moi je suppose ! (souriant).
Frannie : Absolument Jo ! Et j'ai dit ça pour Amy aussi.
Jo : Tu es là depuis longtemps ?
Frannie : Sept ans. Il m'en reste le double à faire.
Jo : Ah oui donc je comprends que tu as déjà vu du monde défiler.
Frannie : Ouais ! Au bout de trois ans, tu as le droit de faire une requête pour choisir tes voisines de lit. Mais à chaque fois on me colle des nouvelles ! Celle qui était avant toi, une vraie casse-couille !


Jo rigole.


La gardienne Meyer arrive


Gardienne Meyer : Voilà ta cellule.


La jeune femme entre et ne dit pas un mot.


Gardienne Meyer : Danville ! Tu es convoquée demain matin pour le conseil de discipline.
Jo : D'accord !
Gardienne Meyer : Ne leur fait pas de cadeau Danville ! (avec un clin d'oeil)
Jo : Ne vous en faites pas pour ça !


La gardienne s'en va.
Jo : Salut ! Moi c'est Jo !
La femme : Je suis Leslie. (timide et terrifiée)
Jo : Ta couchette est au dessus. C'est pas le top, mais avec le temps on y dort pas si mal.
Leslie : Ok merci ! De toute façon, ça sera toujours mieux que la rue.
Jo : La rue ?
Leslie : Je suis SDF depuis huit mois.
Jo : Huit mois !
Frannie : Jo ! Ne joue pas l'assistante sociale ! (blasée)
Amy : Je suis Amy ! Si tu es cool avec nous, tout se passera bien. Là-bas c'est Frannie, elle aime bien être tranquille par contre !
Leslie : Je ne suis pas une dangereuse criminelle si c'est ce que vous croyez !
Jo : On ne croit rien et ici personne ne te demandera ce que tu as fais. Après si tu veux te confier, tu trouveras toujours quelqu'un.
Leslie : Merci.


Leslie regarde le couloir.


Leslie : Ils ne ferment pas les cellules ?
Amy : Non, ils ne peuvent pas parce que les cellules ne sont pas équipées de toilettes.
Leslie : Je vois ! Donc on peut allez aux toilettes quand on le souhaite.
Amy : Oui ! Tu peux aussi te promener dans la prison, mais le jour où tu fais un écart de conduite, ça ne sera plus toléré. Tu te retrouveras dans une des dix cellules fermée et tu auras droit d'en sortir que pour les repas et la douche et pour une heure de promenade par jour.
Jo : Ici ça marche un peu à la bonne conduite en fait. J'avoue que j'ai vu des prisons pire que ça.


Amy et Frannie la regardent.


Frannie : Ben je croyais que c'était ton premier séjour en tôle Jo !


Jo se rend compte de sa gaffe.

Jo : Ben ! Oui, bien sûr ! Mais j'ai déjà vu des reportages à la télé.
Amy : Ah oui, mais des fois ils abusent dans les reportages !
Leslie : J'ai passé trois jours en garde à vu et j'ai qu'une seule envie, c'est prendre une douche.
Jo : Trois jours ? Mais c'est pas légal ça !
Leslie : Les flics sont que des merdes, il y en a pas un pour relever l'autre.


Jo se sent gênée et baisse un peu la tête.


Jo : Tu sais, il peux y avoir des exceptions !
Leslie : Non, les flics en on rien à foutre des gens.
Frannie : Elle a raison Jo ! Qu'ils aillent se faire foutre les keufs.
Jo : Vous savez quoi ? Vous avez raison les filles ! Qu'ils aillent se faire foutre ces bons à rien !
Amy : Ouais ! Bien dit !
Amy : Par contre à cette heure ci, il y a plus d'eau chaude.
Leslie : Merde !
Jo : Serre les dents et ça ira ! Repense à ta fouille au corps et croit-moi que chaude ou froide, tu vas la prendre ta douche ! Bon moi je vais bosser ! A tout à l'heure.
Leslie : Bosser ?
Jo : Oui, tout le monde à un boulot ici, ça nous permet de gagner un peu d'argent crédité sur le compte du magasin.
Leslie : C'est obligatoire ?
Amy : Oui !
Frannie : Autrement dit, tu n'es pas là pour glander.
Leslie : Je vois !


Jo quitte la cellule.


Amy : Evite de critiquer la bouffe par contre ! Jo est la chef de cuisine et elle ne tolérerait pas ça. La dernière fois elle a retourné son assiette sur la tête d'une fille.
Frannie : Déforme pas tout Amy ! Elle l'avait mérité !
Leslie : Elle a l'air sympa !
Frannie : Si tu ne la fait pas chier, elle est cool. Mais il ne faut pas se frotter à elle, elle a un lourd passé. Mieux vaut être amie avec Jo qu'ennemie.
Leslie : Ok !
Amy : Moi perso, j'ai un peu de mal à croire à ce qui se raconte, mais bon chacun est libre de son jugement.


Le soir, Jo revient en cellule.


Jo : Je suis crevé !
Leslie : C'était bon le repas.
Jo : Merci ! Je me débrouille pour que ce soit mangeable.
Amy : Une soupe aussi onctueuse, il y avait longtemps que ça nous étais pas arrivé !
Frannie : C'est sûr qu'on ne regrette pas la grosse Bétina !


Durant la nuit, Jo est réveillée par les gémissements incessant de sa nouvelle codétenues.


Jo : Leslie ! Qu'est-ce-qui se passe ?
Leslie : Je suis en manque ! Il me faut une dose ! Je vais mourir !


La jeune femme tremble de tout les côtés.


Jo : Gardien ! Au secours ! Venez vite ! (Hurlant).


Le gardien Fletcher arrive.


Fletcher : Qu'est-ce-qui se passe ici !?
Jo : Elle ne va pas bien, il faut appeler le médecin de nuit.
Fletcher : Elle est en manque, ça va passer.
Jo : Il lui faut un médoc, ça ne passera pas tout seul.
Fletcher : Bien sûr que si ! Juste un peu de bonne volonté.
Jo : Vous ne devez pas la laisser comme ça.


Fletcher pointe son doigt devant Jo.


Fletcher : Tu laisses tes habitudes de flic de côté toi ! Tu n'es rien ici.


Fletcher s'en va et referme la cellule.


Jo : Je vais m'occuper de toi. Je reste avec toi.
Frannie : Il est complètement cinglé ce mec.
Jo : Je ne te le fais pas dire.
Amy : En plus il t'a parlé comme si tu avais pour habitude de tout commander.
Jo : Ce maton n'est qu'une merde.


Le lendemain, Jo est convoqué pour le conseil de discipline de Coline, Rachel et Selma.


Le directeur : Alors d'après le rapport de la gardienne Krumberg, Meyer et le gardien Ryans vous auriez violemment attaqué la détenue Danville dans le sanitaire B.
Coline : Elle m'avait cherché.
Le directeur : Comment ça ?
Coline : Elle m'a jeté une assiette de nourriture à la figure.
Le directeur : Danville ?
Jo : C'est exact, mais ça s'est produit la veille. Elle disait haut et fort dans le réfectoire qu'elle ne mangerait pas parce que j'avais tué des enfants. Ces femmes ont répandu une rumeur au sein de la prison comme quoi je faisais partie d'un gang ou d'un réseau mafieux.
Le directeur : Grant ! Vous savez pourquoi Danville est en prison ?
Coline : Non ! Pas vraiment.
Le directeur : Alors pourquoi porter des accusations si grave et si dégradante ?
Coline : J'ai entendu ça dans la prison.
Le directeur : Ce sont des ragots de couloir qui ne justifie pas un tel comportement.
Coline : Je suis nerveuse et je ne supporte pas qu'on me défie.
Le directeur : Il va falloir vous calmez un peu.
Coline : Je fais de mon mieux.
Le directeur : Et vous Mitchell et Raynolds ?
Selma : On a soutenu notre sœur.
Le directeur : Grant n'est pas votre sœur !
Rachel : Danville nous a paru dangereuse.
Le directeur : Gardienne Krumberg et Gardienne Meyer qu'avez vous à répondre ?
Gardienne Krumberg : Je n'ai jamais repéré d'agissement dangereux de la part de Danville.
Gardienne Meyer : Je suis d'accord avec ma collègue. Je dirais que Danville est jusqu'à maintenant une détenue exemplaire.
Le directeur : Danville est une détenue comme une autre qui n'est pour l'instant pas plus dangereuse que vous compte-tenu du fait que son procès n'a pas encore eu lieu. A ce titre, elle bénéficie encore de la présomption d'innocence comparez à vous trois.
Coline : On ne savait pas tout ça ! Je ne savais même pas qu'elle était flic monsieur, je vous jure.


Jo la regarde de manière glaciale.


Jo : Oh non ! C'est pas vrai ! (dévasté)
Le directeur : Justement, agresser un représentant de l'ordre c'est grave. Même si il n'est pas dans l'exercice de ses fonctions. Vous retournez toutes les trois en isolement pour une durée de trois mois. Si à l'avenir vous avez à nouveau ce genre de comportement, cette peine sera doublé. Une fois les trois mois passés, vous serez réaffecté dans des cellules fermés.
Coline : Quoi mais...
Le directeur : Mesdames ! Vous en n'êtes pas à votre premier coup d'essai et nous le savons. Il sera plus judicieux pour vos codétenues que vous finissiez de purger votre peine dans des cellules fermées.


Les filles repartent furieuses.


Quelques jours plus tard, en fin de soirée, Jo finit de nettoyer la cuisine. Fletcher s'approche.


Fletcher : Tu n'as pas fini encore ?
Jo : J'en n'ai pour deux minutes.
Fletcher : ça serait bien que tu bouges ton petit cul.
Jo : C'est bon j'ai fini. (Agacé)


Fletcher s'approche et regarde Jo de haut en bas.


Fletcher : Tu es bonne toi. Tu feras l'affaire.
Jo : Comment ça, je ferais l'affaire.


Fletcher prend Jo par le bras et l'entraîne dans le fond de la cuisine.


Fletcher : Tu vas me soulager Danville. N'essaie pas de regarder, j'ai ramené Kim dans sa cellule. Elle restait dans le couloir comme un chien de garde.
Jo : Lachez-moi. Vous n'avez pas le droit de faire ça ! Je ne suis pas tenue de vous obéir !
Fletcher : Mais tu vas le faire !
Jo : Même pas en rêve !


Fletcher passe sa main entre les jambes de Jo et commence à la caresser.


Jo : Non, je ne veux pas.
Fletcher : Je me suis jamais tapé une flic ! Elles sont bonne les flics il paraît !
Jo : Lâchez-moi ou je hurle. (droit dans les yeux)
Fletcher : Danville, soit tu coopères, soit je te fais vivre l'enfer.
Jo : Je n'hésiterez pas à vous castrez sur place. Tant pi si je vais au trou après.


Fletcher serre le visage de Jo dans sa main.


Fletcher : Tu n'es qu'une salope Danville. Maintenant tu retournes dans ta cellule et attends-toi à vivre l'enfer.


Jo le regarde et lui crache au visage. Fletcher lui lance un regard noir et lui met une giffle.


Fletcher : Tu vas au trou Danville !
Jo : Si vous faites ça, je vous dénonce ! Le directeur et moi sommes très proche si vous voyez ce que je veux dire ! (Menaçante).
Fletcher : Dégage dans ta cellule. Je te jure que tu vas me payer ça ! Fait attention à ton joli petit cul !
Jo : Vaut mieux pas pour vous que je sois blanchit parce que sinon, c'est vous qui vivrez l'enfer !
Fletcher : Ta gueule et va dormir !


Jo regagne sa cellule, monte dans son lit et pleure discrètement.


Amy : Jo qu'est-ce-qui se passe ?
Jo : Rien ! Ça va aller !
Frannie : Oh non !
Jo : Quoi ?
Frannie : Fletcher t'a forcé à lui faire des gâteries ? C'est ça ?
Jo : Je ne l'ai pas laissé faire, mais il va pas en restez là.
Amy : Tu aurais dû te laisser faire Jo ! Maintenant il ne va pas te lâcher.
Jo : Parce que vous y êtes déjà passé toutes les deux ?
Frannie : Ce salopard s'est pas gêné !
Jo : Je vais allez le dénoncer.
Frannie : La dernière qui a essayé est au trou depuis sept mois.


Le lendemain, Jo prend son téléphone et contact Lindsay qui lui répond.


Lindsay : Jo !
Jo : Je ne savais pas qui contacter. Mac et moi c'est finit et je ne peux pas l'appeler. (pleurant)
Lindsay : Jo qu'est-ce-qui se passe.


Jo éclate en sanglot.


Jo : C'est le gardien Fletcher ! Il a essayé de me violer.
Linday : Quoi ! Mais c'est pas vrai !
Jo : Je veux sortir de là. Je n'ai rien fais ! Aidez-moi, je vous en supplie !
Lindsay: Jo, je suis désolé !
Jo : Je ne l'ai pas tué ! C'est un cauchemar !
Lindsay : Il t'a touché ?
Jo : Je l'ai empêché, mais vu que je me suis refusé à lui, je risque de le payer maintenant.
Lindsay : Tu dois le dénoncer !
Jo : Personne ne me croira et je vais finir au trou pour de fausses accusations. Des filles m'ont dit que c'était horrible en isolement.
Lindsay : Je suis désolé !
Jo : C'est pas juste ! Je n'ai plus de temps, je dois raccrocher.
Lindsay : Tiens le coup Jo !


Jo raccroche. Lindsay ne réfléchit pas et va immédiatement voir Mac.


Lindsay : Mac !
Mac : Oui !
Lindsay : Je viens d'avoir Jo au téléphone et elle n'allait pas bien.
Mac : Je peux comprendre. En prison on va rarement bien.
Lindsay: Un gardien a tenté de la violer.


Mac reste stupéfait.


Mac : Quoi ? Mais c'est pas vrai ! (stupéfait)
Lindsay : Elle était en larme Mac.
Mac : Elle t'a donné son nom ?
Lindsay : Fletcher.
Mac : Ok ! Merci de m'avoir prévenue.


Le soir même, Fletcher quitte son travail. Il se fait surprendre sur le parking par un homme qui n'est autre que Mac.


Mac : Regarde-moi sale pourriture de maton. Tu touches encore à une cheveu de Jo Danville, je te massacre.
Fletcher : J'ai peur tiens.


Mac sort son arme et lui pointe sous le cou.


Mac : Je ne plaisante pas. Tu laisses ma femme en paix, sinon je t'éclate les testicules avec cet objet explosif.
Fletcher : Vous êtes un malade.
Mac : Laisse là tranquille et je te préviens, tu n'as pas intérêt à lui faire la misère. Je suis prêt à tout pour elle. Je n'hésiterais pas à te faire la peau petite merde. C'est ma femme et personne n'y touche.
Fletcher : Je vais portez plainte.
Mac : Et je rapporterais ce que vous avez fait.
Fletcher : C'est bon, je laisse tomber. De toute façon elle est complètement laide.


Mac ne peut se retenir et colle un coup de poing dans le visage de Fletcher.


Mac : Il ne fallait pas dire ça ! Elle est bien loin d'être laide.


Le lendemain, Fletcher arrive avec une ecchymose sur le visage. Les filles rigolent en coin. Jo le regarde et admire le spectacle.


Fletcher : Quoi ? Va bosser Danville ! (En haussant le ton)
Jo : Oui, j'y vais.
Fletcher : Au fait ! Si je vois encore ton malade de mari tourner autour du centre pénitencier, je le fait coffrer.
Jo : Mon mari ! (Etonnée)
Fletcher : Oui, tu as parfaitement compris.


Dix jours plus tard, Jo reçoit une lettre qu'elle lit avec beaucoup d'émotion et d'attention.


Jo,
Après une longue hésitation, je me décide enfin à t'écrire. Je sais que tu ne veux plus me voir, mais je te demande de bien vouloir lire cette lettre jusqu'au bout.
Tout d'abord, Elie va bien et elle se plais bien à la maison. Je fais de mon mieux pour qu'elle retrouve le sourire, mais ce n'est pas évident. C'est une gamine adorable. On parle souvent de toi et ça l'aide à se sentir moins triste. Elle m'a dit que ce qu'elle voulait par dessus tout, c'est qu'on ne t'oublie pas.
Pour te parler d'un sujet plus personnel, quand je me lève le matin, ma journée est aussi noir que la nuit que je viens de passer. Je n'arrive plus a trouver le sommeil car je me dis que j'ai sans doute commis une erreur. Je n'ai pas accès au dossier et personne ne veut me dire ce qui s'est passé dans le restaurant de Christine. J'ai même l'impression que Sid me cache quelque chose d'important. Il faudra que j'attende le procès pour savoir ce qui s'est vraiment passé ce jour là. J'avoue que les doutes se bousculent dans ma tête et que je ne sais plus trop quoi penser de cette histoire. Ma réaction aussi impardonnable soit elle a sans doute été excessive.
J'aimerais juste que tu me dises sincèrement ce qui s'est passé. Mon fort intérieur me dit que tu es innocente Jo ! Je l'ai vu dans ton regard à l'hôpital. Je ne peux pas t'abandonner parce que je sais que ce n'est pas toi. Je sais qu'il y a une explication mais que ce n'est pas toi. A l'hôpital tu as tenter de me faire comprendre que tu étais coupable et j'ai vu que ce n'était pas le cas  ! Je te croirais coupable le jour où tu me regarderas dans les yeux et que tu me diras que tu l'es vraiment. Mon âme de flic à prit le dessus et j'ai eu un doute, mais à présent, je suis sûr que tu n'es pas responsable de ce dont on t'accuse. Je ne comprends pas pourquoi j'en n'ai douté. J'ai tellement honte ! J'aimerais que tu répondes à ce courrier en m'expliquant ce qui s'est passé ce jour là ou que tu m'ajoutes dans ta liste des visiteurs. J'ai à présent le droit de venir te voir et j'aimerais vraiment te voir pour te dire droit dans les yeux que je sais que tu n'as rien fait. Jo ! Je sais que tu m'en veux, je l'ai vu dans ton regard à l'hôpital. Tu m'as bien fait comprendre que notre histoire était à présent fini, mais quoi qu'il arrive, que tu gagnes ou perde ce procès, tu resteras la femme que j'ai le plus aimé dans ma vie.
Avec toute mon affection, Mac.


Jo met cette lettre dans son étagère et verse une petite larme.


Amy arrive.


Amy : ça ne va pas Jo !
Jo : Pas trop ! Un coup de blues, mais ça va passer.
Amy : Tu es triste !
Jo : Je suis en prison pour un crime que je n'ai pas commis et tout ce que j'avais réussi à construire avec l'homme que j'aime à été anéanti ! Je ne passerais plus noël avec mes enfants, je ne ferais plus la fête avec mes amis. Ma vie est foutue.
Amy : Je comprends ta tristesse.
Jo : Heureusement qu'il y a des filles comme toi pour me soutenir Amy. Sinon je ne tiendrais pas.
Amy : J'ai tué et j'en suis pas fière, mais je ne suis pas méchante.
Jo : Je le sais.
Amy : Je ne sais toujours pas comment tu t'es retrouvé accusé et je t'avoue que ça m'intrigue.
Jo : Si je te le dis, tu dois me promettre de ne rien dire à personne.
Amy : Promis.


Jo se redresse et s'assoie.


Jo : Quand l'homme a tiré sur Christine, j'ai sortie mon arme et je lui ais tiré dessus. Je pense que je l'ai touché donc la balle n'a pas été retrouvé. Quand les flics de quartier ont débarqué, j'avais mon arme à la main. Ils ont pensé que j'avais tiré sur elle. Il me manquait une balle dans mon arme, donc ils m'ont prise pour la coupable. Ils n'ont pas cherché plus loin, je suis la coupable idéale.
Amy : Merde ! De plus, tu seras puni pour avoir une arme sur toi !
Jo : Non, c'était mon arme de service.
Amy : De service ! (Etonnée).
Jo : Dans la vie, je ne suis pas chef de cuisine comme je le prétends, mais Lieutenant de la police Scientifique de Manhattan.
Amy : Tu déconnes là !
Jo : Non, c'est la vérité !
Amy : C'est pas vrai ! Trop la classe !
Jo : Tu parles ! Maintenant je suis en tôle.
Amy : Je comprends mieux la remarque de Fletcher qui t'a dit de ne pas faire ta flic.
Jo : Oui ! Ce fumier ne peut pas être plus discret. Enfin de toute façon je ne vais pas pouvoir garder le secret longtemps parce que les connasses qui sont au trou sont au courant et elles vont pas se gêné de répandre la nouvelle.
Amy : C'est vrai que les flics ne sont pas très appréciée ici.
Jo : Oui, mais Kim me protège.
Amy : Kim ! Tu es sérieuse là !?
Jo : Oui, une détenue que j'ai aidé m'a rendu l'appareil en convainquant Kim d'intervenir si quelqu'un m'attaque.
Amy : C'est une bonne chose.
Jo : Oui, du coup, je peux circuler en paix sans me méfier de tout le monde.
Amy : Je ne dirais rien, c'est promis. Mais je savais que tu cachais un truc, mais que tu n'étais pas dangereuse. On voit que tu es une fausse méchante. J'espère qu'ils vont réussir à prouver ton innocence.
Jo : J'ai peu d'espoir, mais je m'habituerais à cette vie.
Amy : On mange mieux, c'est déjà ça !
Jo : Je ne veux pas me vanter, mais c'est vrai !


Elles rigolent.


Jo trouve un peu de réconfort auprès d'Amy, mais perd espoir que quelqu'un la sorte de là un jour.


A suivre  
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MessagePosté le: Jeu 9 Juil - 16:01 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Bonne nouvelle pour la vue de Jo, le port de lunettes est un moindre mal. Sinon ça lui ressemble tout à fait d'accueillir Leslie ainsi, elle renvoie une image rassurante parmi toutes ces fortes personnalités et elle n'hésite pas à prendre soin d'elle pendant sa crise de manque. J'adore quand elle lâche que les flics n'ont qu'à aller se faire foutre, elle en reste une au fond d'elle mais je pense que ça lui fait sincèrement du bien de le dire sur le moment au regard de l'injustice de sa propre situation. D'ailleurs, elle rattrape plutôt bien ses gaffes mais je doute effectivement que son secret soit gardé encore bien longtemps. 

 
Fletcher est un salopard de première, une belle ordure répugnante… Pouah ! L'horreur quand il commence à poser les mains sur elle, en dépit de ses menaces elle lui résiste avec un sacré cran. Au téléphone, on sent Lindsay bien impuissante face à l'enfer que vit Jo mais elle a le bon réflexe en allant immédiatement informer Mac de ce qui s'est passé. Cette fois, il prend dignement la défense de sa "femme" et flanque une magistrale correction à ce minable gardien. 

 
Mac qui a reçu une belle claque lui aussi, il semble avoir retrouvé ses esprits. Il en a mis du temps ! Mais sa lettre à Jo n'en est pas moins émouvante, en tout cas moi ça me touche et je suis sûre qu'il en est de même pour elle malgré sa résignation apparente lors de sa discussion avec Amy. Tout a l'air de se mélanger dans sa tête : les déclarations de Mac, le soulagement qu'il soit désormais persuadé de son innocence opposé à une autre part d'elle qui lui reproche sans doute son absence de soutien jusqu'alors, le pessimisme quant à l’issue du procès, etc. 

 
Il l'avait donc bien eue la réponse à sa question en regardant Jo dans les yeux à l'hôpital mais il a eu tort de penser qu'elle a mis fin à leur histoire juste parce qu'elle lui en veut, c'est bien plus complexe. Elle ne supportait surtout plus de le voir tergiverser car c'était une souffrance pour elle comme pour lui et c'est pourquoi elle s'est déclarée coupable. Autrement, elle aurait dit : "C'est fini entre nous." Et basta ! Enfin maintenant que Mac a rassemblé ses idées, l'essentiel est qu'il réalise que cette affaire n'est pas claire et il faudrait peut-être même se demander si le crime ne profite pas à quelqu'un. Tout ce mystère autour du dossier est suspect, on dirait qu'il en est tenu volontairement éloigné. Et pourquoi Sid lui cacherait des informations importantes ? C'est qu'il doit avoir une bonne raison, à moins qu'ils ne soient tous les deux manipulés. 

 
C'est vraiment bien pour Jo qu'elle puisse trouver du réconfort auprès d'Amy mais qu'elle n'hésite pas à une seconde, il faut qu'elle ajoute Mac à sa liste de visiteurs le plus vite possible. 

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MessagePosté le: Jeu 9 Juil - 21:55 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Chapitre 12

Jo a reçu une lettre de Mac qui l'a beaucoup émue. Mac semble enfin croire en l'innocence de Jo. Ce même jour, Mac voit arriver une femme à son bureau.

La femme : Bonjour, je suis Lisa Stone. Je suis votre nouvelle subordonnée. Vous êtes le Lieutenant Mac Taylor je suppose.
Mac : Oui, entrez je vous en prie !
La femme : Merci !
Mac : Vous deviez arriver la semaine dernière ?
Lisa : Oui, mais il y a eu un soucis car l'experte criminaliste qui m'a précédée n'avait pas signée les papiers.
Mac : Je vois ! Même des papiers d'une si haute importance sont long à être transmis.
Lisa : J'ai signé mon contrat hier jusqu'au dix septembre. Un contrat renouvelable et définitif si votre collègue ne revenait pas après cette date.
Mac : Oui, c'est bien ça ! Vous avez rencontré le chef Sinclair je présume ?
Lisa : Oui, absolument.
Mac : Il vous a parlé de la personne que vous remplacez ?
Lisa : Non. Il m'a juste dit qu'elle était indisponible pour des raisons personnelles jusqu'à septembre minimum.
Mac : D'accord ! J'aimerais que les choses ne bougent pas trop dans son bureau jusqu'à cette date. On a rangé le bureau, mais la déco et ses effets personnelles ne doivent pas quitter ce bureau. J'ai juste ramassé ce qu'il y avait sur son bureau pour que vous vous sentiez à votre aise.
Lisa : Il y a aucun soucis, ne vous en faite pas. Je respecte les collègues que je remplace.
Mac : Bienvenue dans notre service. Je vais vous présenter l'équipe.

Mac fait le tour du labo et présente l'équipe à Lisa.

Une semaine plus tard, Jo va au magasin.

Jo : Salut Zoé !
Zoé : Salut ! Classe tes lunettes !
Jo : Merci !
Zoé : Qu'est-ce-qu'il te faut ?
Jo : Je pourrais avoir de la crème dépilatoire s'il te plais ?
Zoé : Oui, bien sûr ! Mais c'est pas le top !
Jo : Ben surtout qu'on ne se fait pas les sourcils avec ça ! (riant).
Zoé : C'est tout ce qu'il te faut ?
Jo : Non, j'aimerais bien des barres chocolatés aussi. D'habitude je n'aime pas trop ça, mais là j'avoue que ça donne envie.
Zoé : C'est parce qu'il y a pas beaucoup de choix en fait.
Jo : Tu as sans doute raison. Il me faudrait du gel douche aussi. Par contre je vais prendre de la noix de coco pour changer. Depuis quelques temps l'odeur du gel douche à la pêche m’écœure.
Zoé : Voilà.

Zoé lui donne ses achats.

Jo : Merci Zoé.

Un peu plus tard dans l'après-midi, Zoé arrive vers Jo qui est dans la cours.

Zoé : Eh Danville !
Jo : Qu'est-ce-qui se passe ?
Zoé : Pour tes sourcils j'ai peut être la solution. (discrètement)
Jo : Laquelle ?
Zoé : Une pince à épiler ça te branche.
Jo : Tu peux m'avoir ça ?
Zoé : Oui, j'ai un pacte avec une matonne, mais je ne peux pas révéler mes sources.
Jo : Je comprends.
Zoé : Une double portion de dessert pendant une semaine contre la pince à épiler.

Jo la regarde et sourit.

Jo : Marché conclu.
Zoé : Tiens. Surtout range là de manière à ne pas te faire prendre.
Jo : Ne t'en fais pas. Je te servirais les desserts dès ce soir.
Zoé : Merci ! Ça fait plaisir de faire des affaires avec toi Danville.

Le soir, Jo tient sa promesse et serre une double part de tarte à Zoé.

Le lendemain, Jo utilise sa pince, heureuse d'arranger ses sourcils.

Les jours passent et Mac attend toujours la réponse de Jo mais en vain.

Un soir il rentre.

Elie : Salut Mac.
Mac : Salut ! Ça va ?
Elie : Oui !
Mac : Tu as fait tes devoirs ?
Elie : Oui, mais j'ai encore un soucis avec les maths. Je sais, j'abuse, mais tu ne pourrais pas m'aider ?
Mac : Mais non, tu n'abuses pas. Je suis là pour ça.
Elie : Ben tu es là pour m'héberger, pas pour jouer le papa !
Mac : J'ai promis à ta mère que je m'occuperais de toi alors c'est ce que je vais faire. Allez viens on va regarder ça.
Elie : D'accord.

Mac se met sur la table et aperçoit la photo de Jo en fond d'écran sur l'ordinateur portable d'Elie. Son regard se fige devant l'ordinateur, il voit le sourire magnifique de la femme qu'il aime. Une larme commence à rouler le long de sa joue, puis une seconde et encore une autre.

Elie pose sa main sur le bras de Mac.

Elie : Eh ! Mac ! Qu'est-ce-qui se passe ?
Mac : Rien ! C'est rien !

Elie regarde ensuite l'ordinateur et ferme l'écran.

Elie : Excuse-moi.
Mac : Ce n'est pas grave. Allez on va regardez ça maintenant.

Un mois et demi plus tard, Jo ne se sent pas très bien.

Jo : C'est horrible comme je me sens mal. J'ai envie de vomir, pas vous ?
Amy : Non !
Leslie : ça va. Je me sens plutôt bien.
Amy : C'est peut être la chaleur !
Jo : Il ne fait pas si chaud que ça ! Il faut que j'aille vomir !

Jo cours aux toilettes pour vomir.

La gardienne Krumberg: Danville ! On ne cours pas !
Amy : Elle est malade, elle est aller vomir.

La gardienne va voir Jo.

La gardienne : ça ne va pas ?
Jo : Non, je suis barbouillée depuis plusieurs jours.
La gardienne : Cette prison est pleines de microbe. J'appelle le médecin.
Jo : Merci !
La gardienne : Quand tu te sens pas bien, il ne faut pas attendre que ça s'aggrave.
Jo : D'accord ! Mais je ne suis jamais malade. Mon corps résiste à tout normalement.
La gardienne : Danville ! Tu es en prison ici et il y a plein de microbe partout.
Jo : Ouais je sais !

Deux heures plus tard, le médecin ausculte Jo.

Le médecin : Madame Danville ! Vous mangez bien ?
Jo : Ecoutez, votre question est un peu maladroite. Dans une prison on ne mange jamais bien.
Le médecin : Vous pouvez cantiner quand même ?
Jo : Oui, je m'achète des trucs au magasin mais je ne retrouverais pas mes repas de chez moi.
Le médecin : Votre tension est plutôt bonne. Quels sont vos symptômes exactement ?
Jo : J'ai la nausée depuis plusieurs jours et des maux de crâne.
Le médecin : Pas de colique ?
Jo : Non !
Le médecin : Pas de fièvre non plus visiblement. Vous n'avez pas entendu de bruit comme quoi d'autres détenues auraient eu ce genre de soucis ?
Jo : Non !
Le médecin : On élimine donc l'intoxication alimentaire. Vous ne faites pas d'allergie connue ?
Jo : Non. Puis c'est moi qui fait les repas. Donc je sais ce que je mange !
Le médecin : Vous êtes incarcéré depuis quand ?
Jo : Le 12 mars dernier.
Le médecin : Donc vous êtes là depuis deux mois et demi. Je vais regarder votre dossier médicale. Je vais vous envoyez chez l’allergologue pour être sûr. Ça ne m'étonnerais pas que vous ayez développé une allergie aux bactéries.

Le médecin ouvre le dossier.

Le médecin : Ah ben oui ! Ben je comprends mieux là ! Mince alors !
Jo : Quoi ?
Le médecin : Vos examens d'entrées ! L'analyse de sang et d'urine en disent long.
Jo : Quoi ?
Le médecin : Depuis que vous êtes arrivé ! Combien de fois avez vous eu vos règles madame Danville ?

Jo réfléchit.

Jo : Mince, je n'ai jamais eu mes règles depuis que je suis ici. Après on n'a plus la notion du temps en prison ! J'ai pas réfléchie à ça ! Mais qu'est-ce-que mes règles on a voir là dedans.

Jo le regarde et pose sa main devant sa bouche.

Jo : Je suis pas enceinte quand même !
Le médecin : Vous n'aviez pas l'air de le savoir.
Jo : C'est pas vrai ! C'est ça ! Non, non je ne le savais pas. Un enfant n'était même pas dans mes projets ! J'ai quarante-trois ans, c'est un peu âgée pour une grossesse !
Le médecin : Les quadras enceinte c'est de moins en moins rare, je vous assure !
Jo : De toute façon je suis en prison. Je ne peux pas poursuivre une grossesse en prison.
Le médecin : Alors ils voient ça dans les analyses et ils ne vous le dise même pas. C'est inadmissible ça ! C'est grave même. Dans ces prisons, les femmes sont considéré comme de la boue.
Jo : Je ne vous le fais pas dire. Mais c'est vous qui m'avez ausculté à l'arrivé !
Le médecin : Oui, mais sauf problème très grave, ils ne me transmettent pas les résultats, ils les mettent directement dans votre dossier.
Jo : Quels sont les problèmes très grave ?
Le médecin : Un virus qui pourrait contaminer tout le monde.
Jo : Je vois !
Le médecin : Bon ben si ça fait deux mois et demi que vous êtes ici, il faut voir un spécialiste et très vite.

Le médecin contacte ses collègues de l'hôpital et la gardienne Krumberg y conduit Jo.

Le gynéco : Vous êtes enceinte de treize semaines madame Danville.
Jo : Je ne peux plus avorter ! C'est pas vrai !
Le gynéco : Je suis désolé ! Je sais que ça ne doit pas être évident pour vous.
Jo : Docteur ! Je suis en prison pour le moment et je ne sais pas encore pour combien de temps alors je ne peux pas garder ce bébé.
Le gynéco : Si vous ne pouvez pas vous arrangez avec le père de l'enfant, un accouchement sous x est toujours une option. Les demandes d'adoption ne sont pas ce qui manque.
Jo : Ok, je vais réfléchir, mais je pense que c'est la meilleure des solutions. Le papa est débordé de travail et je ne pense pas qu'il pourra s'en occuper.

Jo retourne à la prison, en chemin elle pleure.

La gardienne Krumberg : C'est grave ton problème Danville ?
Jo : Assez oui ! J'attends un bébé.
La gardienne : Oh merde ! Depuis quand ?
Jo : Un peu plus de trois mois.
La gardienne : Mince ! Mais tu ne le savais pas ?
Jo : Non ! Quand je suis arrivée ici, je devais l'être de trois semaines. Je ne pouvais pas savoir.
La gardienne : Une grossesse en tôle, on a déjà vu le cas, mais c'est pas évident. Je te plains !
Jo : Merci de compatir !
La gardienne : Tu sais Danville, je suis gardienne de prison, mais humaine avant tout et je sais reconnaître les personnes dangereuses. Je ne le dis jamais, mais je t'aime bien. Ta place n'est pas en tôle.
Jo : C'est malheureusement pas l'avis des flics.
La gardienne : Difficile de se faire lâcher par ses collègues j'imagine !
Jo : C'est clair !
La gardienne : Le père du bébé va assumer au moins ?
Jo : Je ne sais pas. Mon procès est en septembre. Si je suis condamné, je pense que je ferais adopter le bébé.
La gardienne : Franchement, c'est la meilleure solution. Mais parle en quand même au père. Il doit savoir.
Jo : Oui, vous avez raison.

A son retour à la prison, Jo attend son tour pour pouvoir téléphoner. C'est à son tour mais Molly lui passe devant.

Jo : Eh ! C'est mon tour.
Molly : Désolé c'est urgent !
Jo : Eh ben moi aussi.

Jo appuie sur le bouton pour couper la connexion.

Jo : Dégage !
Molly : Va te faire foutre salope.
Jo : Si tu veux !
Molly : Je m'en fou !
Jo : Laisse-moi téléphoner où tu ne manges pas ce soir et ni demain d'ailleurs ! Personne ne te servira à manger !

Molly lâche le téléphone la regarde de travers et s'en va

Jo : Merci hein !

Jo compose son numéro et Mac répond.

Mac : Mac Taylor.

Mac entend une voix vocale disant : Un détenue de la prison Rose Singer souhaite entrer en contact avec vous. Veuillez appuyer sur la touche un pour accepter l'appel.

Mac soupire. Il hésite et appuie tout de même sur la touche un.

Mac : Bonjour Jo.
Jo : Mac ! Mac ! Tu as pris mon appel, merci ! Je t'en remercie.
Mac : Qu'est-ce-qui se passe ?
Jo : J'ai reçu ta lettre.
Mac : Que je t'ai envoyé il y a deux mois Jo.
Jo : Je suis désolé. Je n'ai pas réussi à répondre. Mais il faut qu'on se voit Mac. Je vais t'ajouter sur ma liste de visiteur. Il faut qu'on se voit vite parce que ce que j'ai a te dire est très important. Je n'ai que cinq minutes au téléphone et je ne peux pas te dire ça en cinq minutes.
Mac : Je vois. Je viendrais Jo !
Jo : Les visites sont le vendredi.
Mac : Je serais là.
Jo : Merci Mac.
Mac : A vendredi.

Mac raccroche le téléphone. Il soupire et verse une larme. Il observe la photo où il est avec Jo qu'il n'a jamais pu se résoudre à retirer de son bureau.

Lindsay entre et surprend Mac.

Lindsay : ça va Mac.
Mac : Pas très bien ! Jo viens de m'appeler.
Lindsay : On va la tirer de là Mac ! On fait de notre mieux.
Mac : Je n'en doute pas. Il y a un truc qu'on ne sait pas, j'en suis sûr. Jo à été manipulé ou un truc de ce genre. Je ne comprends pas tellement.
Lindsay : Vous avez parlé à Sid ?
Mac : Sid dit qu'il m'en a déjà trop dit et c'est la vérité ! Il n'avait déjà pas à me confier ce qu'il savait.
Lindsay : Donc au vu de sa réponse, Sid sait quelque chose que nous ne savons pas encore. Est-ce-possible que Jo le sache ?
Mac : ça dépend de quoi elle a parlé avec Christine ce jour là. Mais je ne pense pas qu'elle en sache plus. Tout ce que je sais c'est que Jo est innocente Lindsay et il faut la sortir de cette merde. Toi et Danny vous êtes les seuls à savoir. Je compte sur votre discrétion.
Lindsay : Ne vous en faite pas.

Lindsay ressort et Mac ferme un dossier qu'il range délicatement dans le double fond de son tiroir qu'il referme à clef. Il regarde la photo de Jo et à la drôle de sensation qu'elle lui sourit pour de vrai.

A suivre  
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MessagePosté le: Ven 10 Juil - 06:26 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Les semaines ont passé et Jo a donc laissé la lettre de Mac sans réponse finalement. Est-ce parce qu'elle a perdu l'espoir de s'en sortir un jour qu'elle a préféré l'ignorer ? Enfin maintenant il va être ajouté à la liste de ses visiteurs et il est de loin de deviner ce qui a motivé ce revirement de décision. Jo est enceinte ! Pour une surprise c'est une surprise, si je m'attendais à ça… Je comprends mieux sa soudaine envie de barres chocolatées et l'écœurement que lui provoque le parfum du gel douche. L'heure n'est pas aux réjouissances en attendant car c'est le ciel qui lui tombe sur la tête dans sa situation. Le fait qu'elle ait d'abord envisagé l'avortement est tout à fait concevable mais je ne pense pas que Mac la suive pour l'adoption quand il apprendra la vérité. En tout cas, on sent que le silence de Jo l'a rendu malheureux mais il s'accroche grâce à Elie ainsi qu'à l’enquête qu'il semble mener secrètement avec l'aide de Lindsay et Danny. Cette sensation qu'elle lui sourit pour de vrai sur la photo, cela signifie selon moi qu'il a conscience d'être le seul à pouvoir prouver son innocence et qu'elle compte sur lui. Il doit continuer à se battre sans relâche pour un jour rendre son si beau sourire à la femme qu'il aime. 

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MessagePosté le: Ven 10 Juil - 22:46 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Chapitre 13


Jo s'est senti malade et a vu le médecin de la prison qui lui a informé qu'elle était enceinte. Elle a ensuite été conduite chez un gynécologue qui lui annonce qu'elle est enceinte de treize semaines et que malheureusement c'est trop tard pour l'avortement. Jo contact Mac pour lui demander de venir la voir. Le vendredi, Mac attend et Jo arrive.
Mac : Oh mon dieu Jo !
Jo : Salut.

Jo s'assoit.

Mac : Tu n'as pas bonne mine. Tu as maigrie aussi ! Mon dieu c'est pas vrai !
Jo : Je mange mal, je ne bois presque pas de café et j'ai des nausées. Donc la bonne mine, on reviendra dans trente ans quand je sortirais, parce que c'est ça qui m'attends. Enfin bref. Elie et Tyler vont bien ?
Mac : Oui, ça va bien. Elie va passer après l'école.
Jo : Oui, elle ne rate pas un vendredi. Pourtant je lui ai dit qu'elle n'était pas obligée de venir tous les vendredis, mais elle est têtue ! (riant)

Mac regarde Jo et sens les palpitations de son cœur ainsi qu'un frisson dans le dos.

Jo : Quoi ? Pourquoi tu me fixes comme ça.
Mac : Qu'est-ce-que j'aime ton sourire ! Tu es magnifique !
Jo : Dans cette tenue de tolarde bleu ciel ! Tu te moques de moi Mac Taylor !
Mac : Non, je ne me moque pas. Tu es belle.
Jo : Merci !
Mac : Jo ! Je voudrais savoir ce qui s'est passé ce jour là. C'est important pour moi de savoir. J'ai besoin de détails et de savoir pourquoi tu étais là-bas.
Jo : Bon je vais te raconter, mais tu dois me promettre de me croire.
Mac : C'est promis Jo ! Tu as ma parole.

Flashback – 11 mars 2013 (deux mois et demi plus tôt)

Jo et Christine sont au comptoir et discutent autour d'un café

Christine : Lors de notre rupture, Mac m'a dit qu'il allait finir seul et je ne veux pas qu'il soit malheureux. J'aimerais m'en remettre à vous pour veuillez sur lui.
Jo : Vous ne pensez pas que Mac est assez grand pour veuillez sur lui ?
Christine : Mac ne répond plus à mes appels et j'ai peur qu'il soit trop malheureux. Mac n'a pas eu une vie facile. Il a très mal vécu le décès de son épouse et serait capable de faire une bêtise.
Jo : Je ne pense pas !
Christine : Jo ! S'il vous plait ! Je suis moins perspicace que vous, mais je peux sentir certaines choses. Je pense que vous êtes au courant de notre rupture.
Jo : Oui ! Je suis désolé !
Christine : Vous l'êtes vraiment ?
Jo : Bien sûr !
Christine : Vous savez notre couple s'est cassé vraiment la figure le jour où Mac m'a demandé de l'épouser.
Jo : Pourquoi vous avez refusé sa demande ? Ça l'a achevé vous savez !
Christine : Je vais être sincère avec vous Jo ! Vous l'avez souvent été avec moi alors je vais l'être aussi. J'aimais Mac et c'est toujours le cas, mais lui et moi à long terme ce n'est pas vraiment possible.
Jo : Je ne comprends pas pourquoi ? Si vous l'aimez !
Christine : Je sais que Mac m'aime beaucoup et je sais qu'il a de l'affection pour moi, mais j'ai toujours eu l'impression que son cœur était ailleurs. J'ai longtemps pensé que c'était la mémoire de Claire qui le hantait encore, mais c'est quand il a été blessé que j'ai compris.
Jo : Compris quoi ?
Christine : Que Mac était amoureux d'une autre femme. Aujourd'hui, je suis triste je l'avoue mais j'aimerais vraiment que Mac trouve son bonheur et si je peux le pousser dans les bras de cette autre femme pour qu'il trouve enfin ce qui le rendrait heureux alors je sais que j'aurais accomplie quelque chose de bien dans ma vie et que je l'aurais d'une certaine manière rendu heureux.
Jo : C'est une très belle attention Christine ! Mais vous savez qui est cette autre femme ? A supposer qu'il y en ait vraiment une autre !

Jo qui se doute à ce moment-là de qui Christine parle, préfère jouer la carte de l’ignorance.

Christine : Quand je me suis occupée de Mac à l'hôpital, la première personne qu'il a demandé à voir c'est vous Jo !
Jo : Moi !
Christine : Chaque jour il me parlait un peu plus de vous et du travail exemplaire que vous faisiez ! Il m'a souvent fait des éloges sur vous. Un jour c'est pour dire, il m'a même appelé Jo ! Mac vous admire tellement.
Jo : ça ne veut rien dire ça ! C'est parce qu'il me voit tous les jours !
Christine : Il sourit et ses yeux brillent quand il parle de vous.
Jo : Je ne sais pas quoi vous dire Christine !
Christine : Soyez juste honnête avec moi Jo ! Vous avez eu une aventure tous les deux ! N'est-ce-pas !

Jo baisse la tête et touille son café. A ce moment-là, elle se dit qu'elle se doit d'être honnête. Elle relève la tête et regarde Christine.

Jo : Oui c'est vrai. Mais je vous promets sur ce que j'ai de plus cher que ça s'est produit avant que vous entriez dans la vie de Mac. C'était il y a deux ans quand j'ai intégré l'équipe. On se retrouvait de temps en temps et on passait du bon temps mais pour préserver notre vie professionnelle, nous avions décidé de ne pas s'engager.
Christine : Oui, il me semblait bien qu'il y avait un truc comme ça ! Mais ça n'a pas rendu service à Mac, car lui, il était réellement amoureux de vous je crois.
Jo : Vous savez, pour être tout à fait honnête, je crois que ça ne m'a pas non plus rendu service.
Christine : Vous ressentez les même choses que lui on dirait !
Jo : Je vous avoue aussi que ce n'est pas évident de parler de ça avec vous !
Christine : Je veux qu'il soit heureux. C'est tout ! Même si cette histoire date d'il y a deux ans, parfois c'est judicieux de rouvrir de vieux dossiers et vous êtes bien placé pour le savoir !

Jo baisse la tête et Christine comprend que quelque chose ne va pas.

Christine : Qu'est ce qui se passe.
Jo : Le dossier a été rouvert le fameux soir où vous avez refusé la demande de Mac. Je sais, c'est odieux de ma part et je vous présente mes excuses.
Christine : Vous savez, ça ne m'étonne pas plus que ça en fait et je ne vous en veux même pas ! L'essentiel c'est que vous sachiez vraiment où vous allez tous les deux et laisser un peu votre vie professionnelle de côté.
Jo : J'ai ordonné à Mac de mettre de l'ordre dans sa vie avant d'envisager quoi que ce soit. Christine, c'est à cause de moi que Mac a rompu avec vous et aujourd'hui, vous êtes si gentil avec moi. Je ne le mérite pas.
Christine : J'aurais fait comme vous. C'était même judicieux de votre part. Ça aurait été plus odieux que Mac joue sur les deux tableaux.
Jo : Je ne pense pas que ça aurait été son intention.
Christine : Vous l'aimez ? Vous êtes amoureuse de lui ? Je veux dire vraiment ?
Jo : Je ne sais pas quoi dire, je suis tellement confuse !
Christine : Dîtes la vérité, ça me suffira.
Jo : Alors oui, je l'aime depuis longtemps et à ce stade on peut effectivement parler d'amour.
Christine : Alors soyez heureux tous les deux.
Jo : Je ne sais pas quoi dire ! Merci Christine ! C'est très généreux ce que vous faites !
Christine : Je ne qualifierais pas ça comme généreux, mais je dirais que c'est humain avant tout. Quand on sait qu'on a plus d'avenir avec quelqu'un qu'on aime, le plus sage c'est de ne pas en vouloir à la terre entière et de se dire que la roue tourne. J'aime encore Mac et je préfère le savoir sans moi mais heureux, plutôt qu'avec moi en pensant continuellement à une autre comme il le fait depuis le début de notre relation. Mac était avec moi, mais dans son esprit, la femme qu'il aime c'est vous et je ne peux rien y faire.
Jo : Je ne sais pas si j'aurais fait la même chose que vous en toute honnêteté !
Christine : Parce que vous n'êtes pas confronté à la situation. Mais vous connaissant un peu, je pense que vous l'auriez fait. Vous l'avez déjà fait en vous effaçant quand ma relation avec Mac a commencé. Mais vous avez toujours été aux premières loges et bien avant moi quand Mac a eu des problèmes. Vous ferez une très bonne compagne pour lui. J'en suis persuadé.
Jo : Je suis touchée mais.....

Un homme entre dans le restaurant.

Christine : Désolé c’est fermé.

L'homme sort un pistolet et le pointe sur Christine.

Christine : Qu’est-ce que tu fais ?
L'homme : Désolé, je fais mon boulot.

Jo sort son arme mais l'homme tire sur Christine. Il s'apprête également à tirer sur Jo, mais elle tire sur l'homme qu'elle semble avoir touché, il s'enfuit.

Jo : Ce n'est pas vrai ! Christine ! Christine ! Vous m'entendez !

Fin du flashback

Jo : Voilà ! Je te jure Mac que c'est ce qui s'est passé.
Mac : C'est dingue cette histoire ! « Désolé je fais mon boulot ». Troublant !
Jo : Mac ! Je ne sais pas si tu me crois ou pas, mais ça n'a plus vraiment d'importance maintenant. Visiblement tout est contre moi et mon avocat pense que je vais prendre entre quinze et trente ans. En supposant que je prenne que quinze ans, avec les remises de peine, je serais dehors dans onze ans minimum. Nous deux c'est fini Mac. On ne peut pas vivre notre histoire à travers les barreaux. C'est pour ça que je n'ai pas répondu à ta lettre parce que notre avenir est fichu et je veux que tu penses à autre chose qu'à moi.
Mac : Je sais Jo ! J'en suis conscient. Je suis appelé à témoigner. Ils ont découverts que Christine était mon ex petite amie et ils veulent faire passer ça en crime passionnel.
Jo : Dit la vérité. C'est ce qu'il y a de mieux à faire.
Mac : Tu n'as pas pu tuer Christine. Tu ne ferais jamais ça hein ! Puis ta version me paraît tellement crédible que je ne comprends pas comment ses abrutis se sont débrouillés.
Jo : Ce qui me peine c'est que tu me poses encore la question. Ça veut dire que tu n'es pas sûr. Puis je te rappelle qu'il y a quelques temps tu me croyais coupable.
Mac : J'étais perdu Jo. J'ai dû assumer le fait que tu sois en prison, faire le deuil de Christine...Tu comprends !
Jo : Peu importe. J'ai un souci bien plus important.
Mac : Qu'est ce qui se passe ?
Jo : Je suis enceinte Mac.
Mac : Quoi ? C'est ce maton qui s'est encore mal comporté ?
Jo : Non, mon patron !
Mac : Ben tu ne perds pas ton humour !
Jo : Ce n'est pas de l'humour Mac, même si ça le paraît.
Mac : Excuse-moi.
Jo : Mais au fait comment tu sais pour le maton ?
Mac : Lindsay m'a tout dit !
Jo : J'aurais dû m'en douter !
Mac : Ne lui en veux pas !
Jo : Ce n'est pas le cas.
Mac : Quand j'ai su ça j'ai perdu mon sang froid Jo !
Jo : Tu veux dire que c'est toi qui lui a cassé la gueule ? (discrètement)
Mac : Comment tu sais ? Il te l'a dit ?
Jo : Oui, enfin non. Le lendemain, il est arrivé avec un bleu et il m'a dit un truc du genre « tu diras à ton mari de ne plus traîner autour de la prison ».
Mac : ça m'a rendu fou cette histoire. Je ne veux pas qu'un autre que moi te touche.

Jo sourit.

Jo : Tu tiens encore un peu à moi alors !
Mac : Tu en doute ?
Jo : Non, mais revenons-en aux choses sérieuse Mac ! C'est trop tard pour l'avortement. Quand je vais accoucher, ils vont m'enlever le bébé et le confier au service à l'enfance et il finira je ne sais où.
Mac : C'est hors de question.
Jo : Quand je vais sortir de prison il aura entre dix et trente ans. Tu crois que c'est ce que j'ai envie pour lui ? Je pense que la meilleure des choses est que j'accouche sous X et que je confie l'enfant à l'adoption.
Mac : Jo ! Je suis le père de cet enfant et je viendrais le chercher moi-même et je l'élèverais. C'est notre enfant Jo. Je ne pourrais pas vivre sereinement si je sais que j'ai un enfant qui se ballade je ne sais où. Je ne l'abandonnerais pas.
Jo : Je suis désolé Mac. Je suis sincèrement désolé. (en larmes)
Mac : Qu'est-ce-qui s'est passé pour que tu sois enceinte ?
Jo : Dois-je te rappeler tous les bons moments qu'on a passé ensemble avant que je finisse ici ?
Mac : Ne t'en fais pas, je m'en souviens. Ma question était stupide. C'est un accident, c'est tout. Tu as peut-être oublié ta pilule.
Jo : Sincèrement, trois mois et demi après, je ne peux pas trop recompter. Puis je m'en fou du pourquoi du comment !
Mac : Tu as raison mon amour, ça n'a pas d'importance, ce qui est fait est fait. Si les circonstances étaient différentes, j'aurais été tellement heureux d'apprendre cette nouvelle !

Jo regarde Mac.

Jo : Qu'est-ce-que tu m'as dit ? (Etonnée)
Mac : Quoi !
Jo : « Mon amour »
Mac : Excuse-moi, un vieux reflex.
Jo : Mac ! J'aimerais que tu dises à cet enfant que je suis morte. Si tu veux le prendre avec toi alors élève le et raconte lui une belle histoire sur moi. Moi je sortirais définitivement de ta vie pour ne pas qu’il t'en veuille.
Mac : C'est hors de question. Tu es sa mère Jo et je ne vais pas lui cacher ton existence. Regarde un peu ce que ça a fait avec Elie il y a quelques années !
Jo : Tu as raison ! Mais cet enfant aura une mère en tôle pour homicide. Tu parles d'un exemple.
Mac : Je lui dirais que sa mère est la femme la plus merveilleuse au monde et celle que j'ai le plus aimé dans ma vie. Je lui dirais aussi que c'est une erreur parce que sa mère n'est pas une meurtrière. Je lui dirais aussi que sa mère est belle, brillante, douce et généreuse. Je lui dirais que sa mère est l'amour de ma vie. Je lui dirais que sa mère à un regard magnifique et que son père est un abruti d'avoir douté d'elle. Je lui dirais que son père regrette et qu'il a tellement envie d'avoir sa maman dans ses bras et de lui offrir un tendre baiser. (Droit dans les yeux)

Les larmes de Jo commencent à rouler le long de ses joues.

Jo : Arrête Mac ! S'il te plait arrête. J'ai compris ! Cette histoire a détruit ce que nous avions réussi à bâtir. C'est pas juste Mac parce que je n'ai rien fait. La seule chose dont je suis coupable, c'est de ne pas avoir eu le temps de réagir avant qu'il tire.
Mac : Je le sais.

Jo se met à pleurer.

Jo : Je t'aime. J'ai envie d'être dans tes bras Mac. Je n'arrive pas à t'en vouloir et je devrais pourtant.
Mac : Jo ! J'aimerais pouvoir t'embrasser.
Jo : Rien nous l'interdit, mais je vais devoir subir une fouille au corps à la fin de la visite.
Mac : Je vais peut-être t'épargner ça alors !
Jo : Je suis prête à subir la fouille au corps pour avoir un baiser.
Mac : Tu es sérieuse ?
Jo : Oui, bien sûr. (souriant)

La gardienne : Les visites sont terminées !

Jo : Eh merde tient !

Mac se lève, jo fait de même et ils s'embrassent passionnément.

La gardienne : Danville ! C'est fini !
Jo : Oui, j'arrive.

Jo regarde Mac.

Jo : On se revoit au procès.
Mac : Tu ne veux pas que je revienne te voir ?
Jo : Je ne préfère pas non !
Mac : Pourquoi ?
Jo : Parce que ça me fait trop de mal. Je t'aime Mac et te voir me fais plus de mal que de bien.
Mac : Je comprends !
Jo : Au revoir Mac.
Mac : Jo ! Je te crois. Je sais que ce n'est pas toi.

Jo sourit.

Jo : Merci Mac.

Jo quitte la salle de visite heureuse et triste à la fois. Elle savait maintenant que Mac la croyait vraiment et qu'il l'aimait encore.

A suivre


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MessagePosté le: Dim 12 Juil - 05:24 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Mac avait décidé de croire Jo mais il repart de la prison convaincu de son innocence, une nuance qui a son importance. J'étais sûre qu'en écoutant sa version les yeux dans les yeux, il allait ressentir les choses différemment et donc analyser le fil des évènements sous un autre angle. Bon c'est vrai qu'il ne l'exprime pas instantanément et Jo en est évidemment peinée mais je pense que tout en la croyant, Mac a juste un mal fou à se remettre que la victime soit sa précédente compagne. 

 
Bon alors récapitulons : l'invitation de Christine n'a visiblement aucun rapport avec l'affaire, c'était à titre personnel. Quant à l'homme qui est entré dans le restaurant, j'ai d'abord supposé que c'était un tueur à gages puisqu'il était question d'un tireur expérimenté et qu'il dit "faire son boulot". Cette réponse m'intrigue tout comme Mac mais je m'interroge à présent sur le fait que Christine l'ait tutoyé, elle semblait donc le connaître. Sinon j'ai envie d'émettre une nouvelle hypothèse bien que celle-ci me paraisse incohérente... Et si c'est Jo qui avait été visée ? 

 
Jo a répondu à la question que je me posais, à savoir pourquoi elle n'a pas répondu à la lettre de Mac. Elle considère bien qu'elle n'a plus d'avenir et qu'il doit passer à autre chose. En fait, il s'est écoulé trop de temps avant qu'il ne lui manifeste son soutien. J'imagine que s'il avait cherché à la faire disculper dès le départ, elle aurait sans doute gardé l'espoir d’être blanchie. 

 
S'il est un point sur lequel Mac assure tout de suite, c'est sa réaction à l'annonce de la grossesse de Jo. Il assume sa paternité sans réfléchir et s'il fait le choix d'élever cet enfant, ce n'est pas par devoir mais au nom de l'amour qu'il porte à sa maman. Parce qu'il n'a jamais cessé de l'aimer au fond, on l'a bien vu quand il a pris sa défense mais ça se vérifie également dans sa façon de l'appeler inopinément "mon amour" ou de succomber à son charme malgré sa mauvaise mine. Et parlons de sa sublime déclaration pour lui faire comprendre que cacher son existence est une mauvaise idée, il m'a émue aux larmes cet idiot. Après c'est normal que Jo en pleure et ne tienne pas à revoir Mac d'ici le procès, sa venue lui a fait du bien mais ça lui rappelle aussi tout ce qu'elle a perdu injustement à cause de cette histoire. Leur baiser à la fin de la visite est poignant... 

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MessagePosté le: Dim 12 Juil - 13:08 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Chapitre 14



Jo a annoncé sa grossesse à Mac. Lors de cette visite, ils semblent s'être rapprochés. Il lui a assuré qu'il assumerait l'enfant.

Quelques semaines plus tard. Jo sort de la douche et Amy la voit.

Amy : Mince, tu as pris du bide !

Jo : Je sais, c'est parce que j'attends un bébé.

Amy : Quoi ? Mais tu ne m'avais pas dit ça !

Jo : C'est un peu dur d'en parler.

Amy : Je comprends !

Jo : Je l'ai su il y a trois semaines seulement.

Amy : Tu es enceinte de combien ?

Jo : Quatre mois.

Amy : Tu n'as pas avorté ?

Jo : Non, trop tard. Même si ça aurait été la solution idéale. Puis une grossesse à mon âge, c'est pas évident.

Amy : En dessous de quarante ans, c'est pas trop risqué !

Jo : J'ai plus de quarante ans moi.

Amy : Quoi ? Mais je croyais que tu avais trente-cinq ans à peu près.

Jo : J'ai bientôt quarante-quatre ans. J'ai un grand garçon de vingt et un an tu sais !

Amy : Ouah ! Ben franchement tu fais plus jeune.

Jo : Il paraît ! Mais cette prison me ramoli. Tu ne trouves même pas de crème anti-ride ici !

Amy : Réfléchit bien Jo ! Tu peux en trouver.

Jo : Mais oui ! Tu as raison !

Le midi, Jo serre le repas avec Isabelle, Cassie et Lindsay.

Lindsay : Merde ! Jo !

Jo : Quoi ?

Lindsay : Regarde là-bas !

Jo regarde et aperçoit Coline, Rachel et Selma.

Jo : Fallait bien que ça arrive un jour.

Isabelle : Regarde cette salope comme elle est fière !

Les femmes discutent tout en servant leurs codétenues. Les filles passent les unes derrières les autres. Astrid arrive face à Jo.

Astrid : Reste Zen Jo !

Jo : Ne t'en fais pas, ça va aller.

C'est au tour de Zoé.

Zoé : Salut Jo !

Jo : Je t'ai ajouté une part de tarte. (avec un clin d'oeil)

Zoé : Ok, tu viendras me voir après.

Jo : Pas de soucis.

Coline arrive au niveau de Jo et la regarde.

Coline : Quoi ! J'ai le droit de bouffer non !

Jo : Mais bien sûr ! Faut que tu prennes des forces pour ta prochaine victime ! (Sur un ton hypocrite)

Jo savait que c'était pas une mauvaise idée de les provoquer, mais à un instant, son âme de policier a reprit le dessus.

Jo la serre.

Coline : J'ai bouffé de la merde pendant trois mois à cause de toi.

Jo : Si ça t'arrange que ça soit à cause de moi, je m'en fiche. Mais ce que tu as bouffé pendant trois mois, j'en ai rien à foutre. La bouffe n'était pas si mal ici donc tu n'avais qu'à réfléchir avant !

Coline : Danville ! Les détenues n'aiment pas les flics. Tu es fini ! Je ne vais pas me gêner de dévoiler la nature de tes activités aux autres.

Jo : Tu es servi, alors tu traces ta route ! Tu empêches les autres d'avancer.

Selma et Rachel regardent Jo d'un air provocateur.

Rachel : On n'a pas de poulet aujourd'hui ? (riant)

Jo : Le poulet c'est le mardi ! C'est ça ou rien !

Les trois femmes vont s'asseoir ensemble.

Rachel : Eh Stacy ! On est sorti du trou !

Stacy : Ben tant mieux pour vous !

Coline : Viens manger avec nous !

Stacy : Non merci ! Je vais me mettre là !

Une dizaine de minutes plus tard, Jo arrive avec son plateau.

Jo : J'ai trop faim moi !

Betty : De la paëlla quoi ! Comment tu as réussi à faire ça ? Jamais on avait eu de la paëlla avant ! Tu es trop forte !

Jo : J'ai commandé les ingrédients et le dirlo a accepté.

Coline, Rachel et Selma sont à quelques tables de celle de Jo.

Coline : Stacy ! Pourquoi tu viens pas avec nous ?

Stacy : Parce que je suis bien ici !

Coline : A la table d'une saleté de flic ! Ma pauvre !

La salle qui était jusque là animée par les bavardages des détenues devient silencieuse.

Jo se sent soudain mal à l'aise. Elle regarde les autres.

Stacy : N'importe quoi !

Betty : Comment ça la table d'une flic !

Debby : Il y a pas de flic ici Coline !

Le gardien Ryans intervient.

Le gardien : Tu veux retourner au trou Grant ?

Coline : Non, c'est bon !

Le gardien : Alors tu manges et tu te tais !

Leslie : Ne me regardez pas ! Je vous jure que je ne suis pas flic ! J'aurais préféré remarquez ! J'aurais eu une payer au moins ! (Paniquée)

Betty : De où elle tient ça elle ?

Jo : Bon ! De toute façon elle ne va pas en rester là. Elle va finir par tout balancer. Donc autant que je vous l'avoue moi même. C'est moi qui suis flic. (confuse)

Betty : Quoi ? Tu plaisantes !

Frannie : Tu es flic Jo ! Je veux dire un vrai flic ?

Betty : Tu veux dire que depuis plus de trois mois on bouffe tous les jours avec une keuf à notre table ?

Jo : Oui, mais je suis avant tout une femme comme vous. Ce n'est que mon job !

Betty : Pourquoi tu nous l'a pas dit ?

Jo : Parce que les flics se font cogner en tôle. Nous sommes mal accepté et mon avocat m'a conseillé de cacher mon métier.

Leslie : Tu es tellement cool comme femme que j'ai du mal à te voir flic.

Jo : Ben oubliez que je le suis alors. D'ailleurs je suis en prison, donc je ne suis plus vraiment flic. Je suis Jo et c'est tout.

Debby : J'étais au courant et franchement les filles ne soyez pas dure avec elle. Jo m'a obtenue une protection. Elle s'est chargée de mon interrogatoire. C'est une flic avec un cœur en or.

Betty : Non !? C'est à cause d'elle que tu es là en fait ! Tu te rends compte ?

Debby : Non, je suis là à cause de ce que j'ai fait.

Jo : Bonne réponse.

Stacy : Je le savais aussi ! Jo m'est venue en aide aussi à un moment donné. Elle a été à l'écoute et généreuse.

Betty : Et c'est pas trop contraignant l'uniforme ? Moi je n'aimerais pas me balader avec ça sur le dos !

Jo : Je n'en porte pas en fait ! Sauf pour les cérémonies officielles.

Frannie : Ah bon !

Amy : Oui, Jo est gradée !

Frannie : Toi aussi tu es au courant !

Amy : Ben oui ! (mal à l'aise)

Betty : Quoi ? Tu es gradée !? Tu n'es pas une flic de quartier qui nous fait chier avec des PV ou qui nous arrête sans raison alors ?

Jo : Non, j'ai assez de boulot comme ça !

Frannie : Tu as quel grade alors ?

Jo : Vous êtes sûr que vous voulez parler de ça les filles ?

Betty : Ben on veut tout savoir nous ! Je suis curieuse.

Jo : Bon ! Je suis lieutenant de la police scientifique.

Frannie : Pétard ! On ne rigole plus là ! Ça consiste en quoi « scientifique » ?

Jo : En gros, je suis experte criminaliste. J'enquête sur les meurtres et les viols dans la majorité des cas.

Betty : Et il y a des femmes dans cette prison que tu as déjà croisée dans ton boulot.

Jo : Oui, mais par respect, je tairais les noms.

Frannie : Ben respect franchement !

Téola s'approche

Téola : La sœur jumelle ! Mon cul oui ! Coline a une grande gueule, pas de chance pour toi Danville.

Jo : Fiche moi la paix !

Betty : Kumi dégage de là, tu pourris notre atmosphère !

Téola : C'est une flic les filles ! Réveillez-vous !

Frannie : Oui, mais moi elle partage ma cellule depuis trois mois et demi et elle ne m'emmerde pas en attendant ! Alors fiche nous la paix et laisse nous parler avec notre copine flic !

Jo regarde Téola et sourit. Téola part frustrée.

Le gardien ryan : Pour les détenues à cellule fermé, plus que deux minutes.

Jo : Elles vont repartir dans leur cellule. On aura la paix.

Frannie : Elles sont en cellule fermée ?

Jo : Oui, c'est la sanction qu'elles ont eu. Trois mois de trou et ensuite cellule fermée jusqu'à la fin de leur peine.

Betty : Trois parasites en moins.

Jo : Ouais ! Comme tu dis !

La rumeur se répand vite et le secret de Jo est très vite dévoilé dans la prison.

Jo va voir Zoé.

Zoé : Alors c'est vrai ce qu'on dit ! Tu es une flic ?

Jo soupire.

Jo : Que veux-tu que je te dise ! Oui, c'est vrai.

Zoé : Ben écoute, je m'en fou moi ! Ça ne me dérange pas ! Perso, j'ai rien contre les flics moi !

Jo : Merci !

Zoé : C'est même pas les flics qui m'ont arrêté. Je me suis livrée.

Jo : Ah bon ! J'admire ce genre de personne. C'est un acte courageux.

Zoé : J'avais bu et j'ai renversé une jeune fille d'une vingtaine d'années. Elle finira sa vie dans un fauteuil roulant à cause de mes conneries. C'était la moindre des choses.

Jo : Tu as pris cher ?

Zoé : Le fait que je me sois rendu a été pris en compte.

Jo : En général, ça aide à réduire la peine en effet !

Zoé : C'est passé en homicide involontaire avec imprudence j'ai pris trois ans. Ça fait déjà dix-huit mois que je suis là et je crois que ce n'est pas la peine de prison le plus dur, c'est de me dire que cette gamine ne marchera plus à cause de moi. C'est ma conscience qui me hante le plus et cette sanction est bien plus lourde a porter que la prison. La prison j'en sortirais un jour, alors que cette gamine ne marchera plus jamais et ça, j'en porterais le poids toute ma vie.

Jo : Mais tu l'as reconnu Zoé et c'est la meilleure chose que tu pouvais faire.

Zoé : Je n'ai aucun mérite tu sais ! Enfin bref ! Le morceau de tarte c'était pour un truc dont tu aurais besoin !

Jo : Je vais me ramolir ici si ça continue et j'avoue qu'avant de venir ici je prenais beaucoup soin de mon apparence et de mon visage surtout. Est-ce que ça serait possible d'avoir une crème anti-âge ? Je sais, ça coûte cher, mais tu obtiens ce que tu veux.

Zoé : Oui, je devrais trouver rapidement.

Jo : Merci ! Qu'est ce que tu veux en échange ?

Zoé : Me sortir un fruit ou un yaourt chaque jour c'est possible ?

Jo : Bien sûr ! En plus ça passera inaperçu.

Zoé : Super !

Quelques jours plus tard, Jo est dans les sanitaires et sort de la douche.

Coline : On dirait que tu as grossi vieille dinde !

Jo : Et alors !

Coline : Tu es enceinte, ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

Jo : Et alors qu'est-ce-que ça peut te foutre ! Je t'emmerde moi ! Je suis enceinte et je suis flic ! Il y a quoi d'autre encore qui te dérange chez moi ? Tu deviens lourde !

Téola qui est là s'en mêle.

Téola : Moi je te casserais bien ta petite gueule !

Jo : Tu ne fais pas le poids. Je t'écrase en moins de deux seconde !

Leslie : Vous n'allez pas frapper sur une femme enceinte quand même !

Coline : Toi ta gueule !

Téola : Coline on se la fait ensemble ?

Jo : Allez vous faire foutre sales psychopathes.

Téola : Tu as démoli mon réseau et tu vas payer pour ça !

Téola s'approche et agrippe Jo par les cheveux, mais Kim arrive de nul part et lui met une gifle.

Kim : Dégage et toi aussi ! (s'adressant à Téola et Coline)

Coline : Sinon !

Kim : Je te massacre et personne ne volera à ton secours. Tout le monde te déteste ici. Tu es méchante Coline et toi Téola tu es une vieille folle aigrie !

Téola : C'est qu'une fliquette de merde qui m'a passé les menottes. Tu crois que je vais lui tendre les bras ?

Kim : Putin mais elle a fait son Job en t'arrêtant ! Tu as fait une connerie, elle t'a arrêté ! Maintenant tu assumes ce que tu as fait et tu fermes ta gueule !

Téola : Ben ça se voit que ce n'est pas cette salope qui t'a embarqué !

Kim : Détrompes-toi ! C'est bien elle qui m'a arrêté il y a trois ans et demi. Elle a fait son job ! Puis elle n'a pas été violente elle ! Contrairement à vous !

Téola : Tu sais quoi laisse tomber Coline ! Cette salope a trouvé moyen de se faire protéger. J'aurais ta peau Danville ! Tu as ma parole !

Kim : Même pas en rêve !

Elles s'en vont.

Jo : Merci !

Kim : J'ai fait mon job ! (souriant)

Jo : Mais je t'ai pas arrêté moi ! Si ?

Kim : Ben si ! Tu as plutôt été sympa d'ailleurs contrairement à d'autre flic qui sont brutaux.

Jo : Désolé, je ne m'en souvient pas. Cette affaire n'a pas dû me marquer. Remarque si ça s'est passé en douceur, pas étonnant ! Après, il y a trois ans et demi, je venais d'arriver à Manhattan.

Kim : Un braquage qui a mal tourné. Je conduisais la voiture donc je suis complice.

Jo : Ah oui ! Je vois maintenant ! Après pour ma défense, j'arrête des gens chaque jours donc je ne me souviens pas de tout le monde.

Kim : C'est normal !

Jo : Merci en tout cas ! C'est très fair-play de ta part de me protéger malgré le fait que je me suis chargée de ton arrestation.

Kim : Tu as fait ton job Danville et aujourd'hui je fais le miens. On me paie mes clopes pour ça.

Jo rigole.

Le lendemain, les gardiens distribue le courrier. Jo reçoit une lettre et reconnaît l'écriture de Mac. Elle lit attentivement.

Ma chère Jo,

Je sais que c'est dur pour toi de me voir, mais laisse moi au moins t'écrire. Je garde encore en souvenir la douceur de tes lèvres contre les miennes et la chaleur de ton corps contre le miens. Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à ça. Je sais que le courrier est lu avant de t'être transmis, mais ça ne m'empêchera pas de te dire sans gêne que je t'aime et que tu me manques. Ma vie est tellement triste et monotone sans toi et mon amour ne cesse pourtant de grandir. Chaque jour, mon cœur se réjouit de t'avoir rencontré et je rêve de revivre chaque instant que nous avons vécu. Je voudrais également en revivre tellement d'autres. Je sais que tu es en prison peut-être pour longtemps, mais tu resteras toujours la femme de ma vie. J'espère que tu vas bien et que le bébé se porte bien. Je voudrais demander une autorisation pour assister à la prochaine échographie. Ton avocat m'a dit que ça ne devrait pas poser de problème. Je voudrais voir mon bébé dans ton ventre. C'est important pour moi de voir grandir le petit être merveilleux que nous avons conçu ensemble. Un bébé qui naîtra souat dans des conditions pas très agréable, mais qui a été conçu avec beaucoup d'amour. Même si ce bébé n'était pas dans nos projets d'avenir, ça ne m'empêchera pas de l'aimer et c'est peut être indélicat de ma part, mais je voulais te dire que je suis très heureux de devenir papa et très fière que tu sois la mère de mon enfant. Tu m'offres le plus beau cadeau qu'une femme ai pu m'offrir dans ma vie. J'espère que bientôt j'arriverais à te prouver à quel point je t'aime et que tu seras fière de moi. J'aimerais tellement qu'un jour tu me pardonnes mais pour cela il faudrait que je me pardonne à moi même. J'aurais dû te croire dès le début. Je suis trop attaché à mon métier et je m'en suis rendu compte. Mon métier ne passera plus jamais avant toi et ceci quoi qu'il arrive. Je t'en fais la promesse.

Je t'embrasse très fort mon amour et je t'aime de tout mon cœur.

Jo sourit et pleure en même temps.

Amy : Une mauvaise nouvelle ?

Leslie : ça ne va pas ?

Jo : Non, je suis émue en fait. C'est mon homme qui m'a écrit et il y a de très belles choses. C'est un homme généreux et romantique et ça fait parti des choses que j'aime chez lui.

Amy : Ben alors pourquoi tu pleures ?

Jo : Parce que j'ai envie d'être avec lui et mes enfants. (En larmes)

Amy : Oh ! Ma chérie ! C'est dur je sais.

Amy et Leslie consolent Jo.

Jo va vers les téléphones et ne peux résister.

Le téléphone de Mac sonne et quand il entend le message vocale, il sourit.

Mac : Bonjour !

Jo : Bonjour Mac !

Mac : Tu vas bien ?

Jo : ça va ! Merci pour ta jolie lettre. Je suis très émue Mac.

Mac : Aaaaaaah tu me réponds rapidement cette fois ! (enthousiaste)

Jo : J'avais tellement envie d'entendre ta voix. Puis cette lettre est tellement belle. Elle me donne du beaume au coeur et ça fait du bien ici !

Mac : Jo ! J'ai envie que notre histoire continue ou reprenne comme tu voudras.

Jo : Je suis en prison Mac !

Mac : Alors au moins jusqu'au procès. Après on avisera. Je t'aime trop Jo ! Je suis trop amoureux.

Jo : Tu dois me promettre que si tu trouves quelqu'un qui peu te rendre heureux, tu mets un termes à notre histoire.

Mac : Promis, mais je doute que ça arrive.

Jo : Mac !

Mac : Quoi

Jo : J'aimerais que tu te pardonnes à toi même. J'aurais peut être fait la même erreur !

Mac : Oh non ! Je ne pense pas ! Tu es plus perspicace que moi Jo et tu aurais compris tout de suite toi.

Jo : Si tu te pardonnes à toi même alors je te promets de te pardonner.

Mac : D'accord alors je vais essayer.

Jo : Tu me manques tellement ! J'aimerais tellement passer mes nuits dans tes bras.

Mac : Laisse-moi venir te voir !

Jo : C'est trop dur Mac.

Mac : D'accord, je comprends !

Jo : Je suis trop attaché à toi. Ce que je voudrais par dessus tout c'est être au moins cinq minutes seule avec toi.

Mac : Moi aussi.

Jo : Mac ?

Mac : Oui !

Jo : Tu n'as plus du tout de doute ? Dis moi la vérité.

Mac : Non ! Je suis sûr que ce n'est pas toi et que ces minables de l'autre secteur ce sont planté. C'est moi qui a été con. Mais tu sais, je crois que si ça n'aurait pas été Christine, je n'y aurais pas cru un instant. Je sais, c'est moche, mais la peine m'a fait basculer du mauvais côté.

Jo : Je suis soulagée que tu me crois. Je crois que le pire c'était que tu me crois coupable. Tu sais, faire trente ans ici, ça ne me fait pas peur, mais savoir que tu me crois coupable ça c'est dévastateur.

Mac : Tu n'es pas coupable et je le sais.

Jo : Je vais devoir raccrocher. Je t'aime fort.

Mac : Moi aussi.

Jo : Je te rappellerais.

Mac : D'accord. Au revoir. Je t'embrasse.

Jo : Moi aussi.

Mac raccroche et sourit, heureux d'avoir entendu la voix de Jo. Lisa arrive.

Lisa : Mac !

Mac : Oui !

Lisa : On a trouvé le coupable.

Mac : Le coupable ?

Lisa : Oui ! Le coupable de la jeune femme.

Mac : Ah oui ! Excusez-moi, je pensais à autre chose.

Lisa : Ce n'est pas grave.

Mac : Bon ben c'est une bonne nouvelle. Bon boulot.

Lisa : Bon ben je vais y aller ! Vous rentrez ?

Mac : Non, je vais rester un peu. Je voudrais revoir un dossier.

Lisa : Ok ! Mais vous ne souhaitez pas dîner ? Je vous invite !

Mac : Non, je n'ai pas faim.

Lisa : Vous êtes assez solitaire j'ai l'impression !

Mac : Pas tant que ça en fait ! Mais ces derniers mois n'ont pas été facile.

Lisa : Ah ! C'est dommage qu'un homme si charmant que vous ne s'ouvre pas aux autres. Vous passez peut être à côté de très belles choses !

Mac : Peut-être, mais en ce moment je n'arrive pas vraiment à trouver une quelconque motivation pour sortir ou voir du monde.

Lisa aperçoit la photo de Jo en évidence.

Lisa : C'est votre amie ?

Mac : C'est ma compagne ! Elle s'appelle Jo ! Jo Danville.

Lisa : Jo Danville ? Mais c'est l'experte que je remplace !

Mac : Oui, Jo et moi ça a été un véritable coup de foudre. Personne ne vous a informé de la situation ?

Lisa : Franchement j'ai un peu essayé de savoir ce qu'était devenue cette femme et j'ai l'impression que c'est un sujet tabou dans le labo !

Mac : En effet, ça l'est un peu. Jo est en prison.

Lisa : En prison !

Mac : Elle est accusée de meurtre.

Lisa : Ouah ! Une bavure ?

Mac : Non, elle aurait abattu de sang froid mon ex petit amie Christine Whitney. Mais Jo n'a rien fait et j'en suis persuadée.

Lisa : Je suis désolé Mac ! Je comprends mieux votre comportement maintenant.

Mac : J'aimerais tellement apprendre un jour qu'ils ont enfin retrouvé le vrai coupable ! Ce n'est pas juste ce qui y arrive à Jo.

Lisa : Je comprends ! (confuse) Bon ben à demain !

Mac : A demain.

Mac prends la photo où il est avec Jo, la regarde de près et un sourire nostalgique apparaît sur ses lèvres.

A suivre
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MessagePosté le: Lun 13 Juil - 13:36 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Le trio infernal est de retour mais Jo ne se démonte pas, elle fait bien de dévoiler sa véritable identité à toutes. Sa révélation est finalement bien accueillie par ses plus proches codétenues, elles ont appris à connaître la femme et le fait qu'elle soit flic ne fait plus une grande différence après ces mois passés ensemble. Quant à celles qui ont eu affaire à elle lors de leur arrestation, elles ont du respect pour ses méthodes humaines. J'aime beaucoup le passage dans lequel elles l'interrogent sur sa fonction, leur curiosité m'amuse. Du coup, certaines se laissent aller à la confidence comme Zoé dont l'histoire est terriblement triste. On en apprend plus également sur Kim qui, fort heureusement pour Jo, joue son rôle de bodyguard à merveille. Plus qu'une mission en échange de ses clopes, on ressent chez elle ainsi que chez beaucoup d'autres une sincère loyauté envers la "fliquette" de la prison. D'ailleurs, la scène dans laquelle Amy et Leslie la consolent après la lecture de sa lettre est très touchante. 

 
Une nouvelle lettre signée de la main de Mac qui s'avère encore plus émouvante : son amour pour Jo, sa fierté de devenir le père de son enfant, son regret d'avoir douté d'elle… L'arrivée de ce bébé lui permet de se recentrer sur ce que sont ses véritables priorités dans la vie et ainsi se rapprocher de la femme qu'il aime. Il réalise l'immense erreur de l'avoir négligée à cause de cette sordide affaire et le réveil est douloureux. C'est bien que Jo l'appelle immédiatement et en reparle avec lui, elle aussi se concentre sur l'essentiel en lui pardonnant et en l'encourageant à faire de même. Leur amour est plus fort, elle a bien sûr souffert qu'il la croie un temps coupable mais elle peut constater combien il s'en veut à présent et c'est tout ce qui compte. Je suis d'accord qu'il n'aurait pas été dans le même état d'esprit si la victime avait été quelqu'un d'autre que Christine et c'est juste bon de lire ce NON clair, net et précis en réponse à Jo qui lui demande s'il a encore des doutes. 

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MessagePosté le: Lun 13 Juil - 16:45 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

Chapitre 15

Un mois après avoir reçu la jolie lettre de Mac, Jo va à l'hôpital pour son échographie. Mac est là.

Jo : Vous ne pouvez pas m'enlever les menottes, c'est très humiliant devant les autres !
Gardienne Krumberg : Je suis désolé mais je ne peux pas.
Jo : Ok ! On fera avec.

Jo aperçoit Mac.

Jo : Le père de mon bébé est là.
La gardienne Krumberg : Ah je vois !
Jo : Je peux aller m'asseoir à côté de lui ?
La gardienne : Oui, c'est bon !

Jo arrive dans la salle d'attente et la gardienne attend dans le coin.

Jo : Mac ! Tu as réussi à venir.
Mac : Oui !

Deux femmes sont là et regardent Jo.

Jo : Quoi ! Ce sont des jolis bracelet ! Vous devriez essayer ! C'est très mode. (Agacée)

Mac et Jo se regardent et éclatent de rire. La gardienne sourit en coin mais a envie d'en faire autant.

Mac : Tu vas bien ?
Jo : Faut bien !

Le gynécologue arrive.

Le gynécologue : Madame Danville ?
Jo : Oui !

Jo se lève, la gardienne s'approche pour lui retirer les menottes et elle rentre dans le cabinet.

Le gynécologue : Comment allez-vous madame Danville ?
Jo : Mieux.
Le gynécologue : Ok ! Vous êtes le papa je présume ?
Mac : Oui, Mac Taylor !
Le gynécologue : Enchanté ! Bon ben je vais faire cette échographie.

Le gynécologue observe attentivement.

Le gynécologue : Vous le sentez bouger votre bébé ?
Jo : Ben oui, pourquoi ?
Le gynécologue : Parce que ça ne m'étonne pas ! Regardez-moi cette boule d'énergie !

Mac et Jo regardent et sourient.

Mac : Ouah !
Jo : C'est marrant !
Le gynécologue : 450 grammes et 25 cm. Tout va bien.
Jo : Génial !
Le gynécologue : Vous voulez connaître le sexe du bébé ?
Jo : C'est à Mac que revient cette décision.
Mac : Je veux bien savoir.
Le gynécologue : C'est une fille.
Mac : Une fille ! Mais c'est super !
Jo : Tu es content ?
Mac : Oui, très content !
Le gynécologue : Le prochain rendez-vous sera dans un mois.
Jo : D'accord ! Merci.

Mac et Jo se regardent dans les yeux et sourit.

Le gynécologue qui connaît la situation est très perspicace.

Le gynécologue : Je vous laisse un instant, je vais à côté vous imprimez une photo.

Mac regarde Jo et l'embrasse tendrement.

Mac : Hum je t'aime mon amour. Je t'aime fort.
Jo : Moi aussi.

Jo l'embrasse à son tour et Mac la serre fort dans ses bras.

Mac : Je suis heureux de te serrer dans mes bras. ça fait un bien fou !
Jo : Moi aussi. Tu te rends compte qu'on a pas le droit de faire ça !
Mac : Oui, mais personne ne le saura. (caressant son visage)

Le gynécologue revient et sourit.

Le gynécologue : Voici votre photo et le prochain rendez-vous.
Jo : Merci !
Mac : Merci beaucoup docteur ! (Avec un clin d'oeil)

Quelques jours plus tard, Jo arrive dans la cuisine pour se mettre au fourneau et va dans la réserve. Elle sursaute.

Jo : Qu'est ce que vous faites ici ?
Fletcher : Je venais voir si tout allait bien pour toi.
Jo : C'est bon, ça va.

Fletcher attrape Jo par le bras et lui vole un baiser.

Jo le repousse brutalement.

Jo : Mais lâchez-moi !
Fletcher : Sinon quoi ? Ton mari va rappliquer ? Je me suis renseigné ma chère Joséphine. Tu n'es pas mariée ! L'homme qui m'a bousculé n'était pas mon mari.
Jo : Lâchez-moi où je vous dénonce. Puis moi c'est Jo ! Personne ne m'appelle Joséphine même pas mon homme !
Fletcher : Personne ne te croira et je t'appelle Joséphine si je veux.
Jo : Laissez-moi tranquille !
Fletcher : Tu es trop sexy ! J'y peux rien !
Jo : J'ai le bras long Fletcher ! Faite attention !!
Fletcher : Je rêve où tu me menaces ?
Jo : Non, un simple avertissement !
Fletcher : Tu finiras bien par me céder Danville. Je suis le seul ici qui veut bien donner un peu de plaisir aux filles !
Jo : Vous me dégoûtez.
Fletcher : Tu verras quand tu auras accouché, je te ferais ta fête. Tu as de la chance que je ne puisse pas te mettre au trou !
Jo : Ne faites jamais ça ! Je ne me gênerais pas de prévenir mes collègues et ils vont vous pourrir la vie ! On ne rigole pas avec ça dans notre département.
Fletcher : C'est ça ouais !
Jo : Vous qui êtes si renseigné sur moi ! Vous devriez savoir que j'ai flingué un mec à cause de ça ! Il a été violent et je ne lui ai pas laissé la moindre chance ! Croyez-moi, je n'ai pas besoin d'arme pour tuer quelqu'un. Vous pourriez bien être le prochain sur ma liste Fletcher. Et allez y, ne vous gênez pas d'aller rapporter ce que je viens de vous dire, je me ferais un plaisir de leur dire pourquoi je vous ais dit ça !

L'été passe et le mois de septembre est presque là. Le procès de Jo arrive.

Une semaine plus tôt, Jo dort et se réveille surprise par des caresses sur la joue.

Jo : Fletcher, me touchez pas.

Jo ouvre les yeux et reste stupéfaite.

Mac : Chut, ce n'est que moi.
Jo : Mac ! Mais qu'est-ce-que tu fais là ?
Mac : Peu importe, je suis là.
Jo : Mais....

Mac pose son index sur les lèvres de Jo.

Mac : Chut !!! Viens avec moi mon amour.
Jo : Mais je n'ai pas le droit !
Mac : Fait moi confiance !

Mac prend Jo et la porte. Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond, mais la tentation était trop forte. Elle ne sentait pas en elle la force de refuser. Elle passe ses bras autour de son cou et sourit.

Jo : Je t'aime !
Mac : Viens, on va réveiller les autres !

Mac emmène Jo jusqu'à dans la cuisine.

Jo : Comment as-tu réussis à entrer ? Tu as corrompu la gardienne de nuit ?
Mac : Peut-importe ! Je veux juste passer un moment avec toi.

Mac pose Jo parterre et l'embrasse fougueusement. Il commence à la caresser, Jo se sent apaisée, elle vivait un moment magique et se laisse aller sans retenu en dévorant l'homme qu'elle aime. Elle savait qu'elle risquait de se faire prendre, mais la tentation était beaucoup trop forte. Mac commence à la dévêtir quand elle entend une sonnerie stridente et désagréable. Elle pose ses mains sur ses oreilles et ferme les yeux. Au moment où elle les rouvre, elle se rend compte qu'elle est dans son lit et que cette horrible sonnerie de réveil vient de l'interrompre dans un des plus beaux rêves qu'elle ait fait depuis qu'elle est en prison. La frustration est immense, mais un grand sourire illumine son visage.

Amy : Eh ben ça à l'air d'aller.
Jo : Sauf que cette sonnerie vient de m'interrompre dans un rêve magnifique, mais bon passons !
Amy : Je devine, tu étais dehors en train de te promener. Je fais souvent ce rêve.
Jo : Oui voilà ! C'est tout à fait ça. (souriant bêtement).

Elle serre le petit-déjeuner de bonne humeur malgré les circonstances.

Coline : Pourquoi tu souris bêtement comme ça.
Jo : Pour rien ! Ça n'a rien à voir avec toi. Laisse-moi tranquille.
Isabelle : Trace ta route Grant ! Les autres attendent !
Coline : Elle se fou de ma gueule et je n'aime pas ça !
Betty : Grant tu bouges où je t'étale !

Coline finit par partir.

Dans la journée, Jo passe plusieurs fois devant les téléphones et hésite. C'est en fin d'après-midi qu'elle craque.

Le téléphone de Mac sonne et il entend ce fameux message vocale et prend l'appel volontiers.

Mac : Allo !
Jo : Bonjour !
Mac : Bonjour Jo !
Jo : Tu vas bien ?
Mac : Oui, ça peut aller !
Jo : Je pensais à toi et j'ai eu envie de t'appeler.
Mac : Tu as bien fait !
Jo : Ta voix me donne du courage pour le procès la semaine prochaine. J'ai tellement peur Mac.
Mac : Tu vas les convaincre Jo parce que tu n'as rien fait.
Jo : Mac ! Je ne veux pas rester dans cette prison. Je veux vivre mon rêve (en larme)
Mac : Ne pleure pas Jo ! Ça va marcher.
Jo : Tu crois que j'ai des chances d'être acquitté ?
Mac : Il faut y croire en tout cas et te battre.
Jo : Je le ferais. Je veux sortir et retrouver ma vie, mes enfants, mon homme. Je veux pas que mon bébé naisse alors que je suis en prison et accessoirement, je veux retrouver mon Job.
Mac : Il faut surtout pas que tu capitules. Tu dois y croire.
Jo : D'accord.
Mac : C'est quoi ton rêve ?
Jo : Oh rien ! Une bêtise !
Mac : Non, tu as une idée précise en tête. Puis tu dois me le dire ! Je pourrais peut-être le réaliser à ta sortie.

Jo sourit.

Jo : Oh que oui tu pourras. Je veux passer un moment intense avec toi Mac ! Je veux que ça soit passionné et torride à la fois. C'est tout ce que je veux.

Mac sourit.

Mac : Tu sais au moins que les appels sont sur écoute ?
Jo : Bien sûr que je le sais, mais tu sais, ça ne me gêne pas qu'on m'entende dire que j'ai envie de faire l'amour avec mon homme. Je n'ai plus d'intimité ici. On me voit me laver, il y a même pas de porte dans les wc. On fait nos besoins à la vue de tout le monde. Alors ça c'est rien à côté.
Mac : Je comprends. (confus)
Jo : Alors oui, je rêve de faire des choses délicieuse avec toi et j'en n'ai pas honte.
Mac : C'est un très beau rêve que nous avons en commun et je n'ai pas honte de le dire non plus. Tu me manques tellement. Mon rayon de soleil.
Jo : Tu es mignon Mac. Mince, je dois raccrocher. Je t'aime
Mac : Moi aussi.

Jo raccroche et pleure frustrée de devoir couper une si belle conversation.

La veille du procès Elie rend visite à Jo.

Elie : J'espère que c'est ma dernière visite !
Jo : Je l'espère aussi ma chérie
Elie : Maman, Mac m'a dit de te dire que Sid veut que tu le contact.
Jo : D'accord. Merci
Elie : Il m'a dit aussi que tu ne voulais pas que je vienne au procès !
Jo : Non Elie ! Ce n'est pas ta place.
Elie : Mais je veux te soutenir.
Jo : Je sais Elie, mais ce n'est pas dit que je ressorte libre de ce tribunal !
Elie : Tu ne veux pas que je vienne alors !
Jo : Non, puis l'école vient de reprendre. Tu dois aller en cours !
Elie : D'accord. Mais je suis avec toi !
Jo : Je sais ma chérie !

Jo prend le téléphone et appelle Sid.

Sid : Jo !
Jo : Bonjour Sid !
Sid : Ce message vocale en début de communication est terrifiant.
Jo : Je ne sais pas, je ne l'entend pas moi. Il paraît que vous voulez me joindre.
Sid : Oui Jo !
Jo : Je vous écoute. Mais j'ai droit à cinq minutes, pas plus.
Sid : Jo, nous avons travaillé ensemble pendant plus de trois ans et je vous apprécie énormément et quoi qu'il se soit passé, ça ne m'empêchera pas de vous appréciez. Vous avez fait tellement pour moi. Vous m'avez soutenu à mainte reprise. Je vous dois beaucoup.
Jo : Merci, je suis touchée Sid.
Sid : Ecoutez Jo, le procès c'est demain et je suis amené à comparaître. C'est moi qui a examiné le corps de Christine, je n'ai pas le choix.
Jo : Je devine la suite, vous n'avez rien trouvé qui prouve mon innocence.
Sid : Malheureusement non. Si vous êtes vraiment innocente, c'est vraiment pas de chance que cette personne qui a tirée vous corresponde.
Jo : Comme vous dites.
Sid : Je voulais vous prévenir comme ça je n'ai pas l'impression de vous trahir.
Jo : Sid faites votre travail. Vous connaissez mes convictions professionnelles.
Sid : Oui, bien sûr.
Jo : Si c'est ce que vous voulez entendre, je ne vous en voudrez jamais. Je considère que vous faites votre travail et vous le faite bien Sid.
Sid : J'ai caché certaines choses à Mac et je crois que notre amitié va s'arrêter dès demain. Il va m'en vouloir j'en suis persuadé. Mais je ne pouvais pas tout lui dire. Mac est très malheureux et cette information l'aurait détruit.
Jo : Alors vous avez sans doute bien fait. Puis vous direz à Mac que vous n'aviez pas le droit de dévoiler cette information. Je plaiderais votre cause.
Sid : Merci Jo ! Je vous souhaite sincèrement bonne chance pour demain.
Jo : Merci Sid. J'avoue que j'ai peu d'espoir au vu de ce qu'on me dit. Mon avocat est loin d'être confiant.
Sid : Je suis tellement triste. Cette affaire est regrettable.
Jo : Je sais. Sid ! Où en est votre cancer ?
Sid : Je suis en rémission depuis un mois.
Jo : C'est une excellente nouvelle Sid. Je suis ravie pour vous.
Sid : J'espère que je pourrais être ravie pour vous demain.
Jo : Merci Sid ! Je n'ai plus de crédit Sid. Au revoir.
Sid : Au revoir Jo !

Le lendemain Jo arrive à son procès. Une meute de journalistes attendent. Elle se doutait bien que la lieutenant de la police scientifique accusée d'homicide volontaire allait attirer du monde, mais pas à une telle extrémité.

Jo : Oh non ! C'est pas vrai ! Ils veulent ma peau !
La gardienne Krumberg : Baissez la tête, je vous guide.
Jo : Heureusement que c'est vous qui m'accompagnez !

Jo est tellement stressée qu'elle se met à pleurer. Elle éclate en sanglot en répétant que ce n'est pas de sa faute.

La gardienne avance et Jo se cache le visage avec ses mains menottés.

Elles entrent dans le palais de justice et trouvent un moment de répit jusqu'à ce qu'elles entrent dans le tribunal. Jo qui a les yeux baignant dans ses larmes aperçoit dans la salle quelque uns de ses collègues qui la regarde d'un air confus et une caméra de chaque côté de la salle.

Le juge entre, les personnes présentes se lèvent. Jo toujours en larmes regarde partout autour d'elle. Elle se rend compte que dans sa vie, malgré les choses dures qu'elle avait déjà vécue, elle n'avait rien connu d'aussi traumatisant.

A suivre

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MessagePosté le: Mar 14 Juil - 05:40 (2015)    Sujet du message: A travers les barreaux Répondre en citant

J'espérais que Mac et Jo puissent se retrouver un petit moment en tête-à-tête à l'occasion de l'échographie et je suis ravie que le gynécologue leur en ait laissé la possibilité. Ainsi ils ont pu savourer un court instant leur bonheur d'accueillir prochainement une petite fille. 

 
Fletcher revient à la charge, je ne suis pas tranquille… Enfin il aurait plutôt intérêt à se méfier de Jo parce que je ne donne pas cher de sa place si elle retrouve rapidement la liberté. Ben oui car on a le droit d'en rêver même si c'est mal barré, ça fait du bien d'y croire et ce n'est pas Jo qui dira le contraire après le moment magnifique qu'elle a vécu aux pays des songes. 

 
Malheureusement, c'est la dure réalité qui attend Jo à son réveil et il va lui falloir beaucoup de courage pour affronter tous ces regards braqués sur elle durant son procès. Bien sûr qu'elle ne doit pas capituler ni cesser de croire en ses chances d'être acquittée mais ça ne va pas être évident après ce que Sid lui a raconté. Alors bon c'était clair qu'il ne détenait pas la clé de toute cette histoire, cependant j'ai cru naïvement que certaines infos gardées confidentielles dans le cadre de l'enquête auraient pu orienter Mac vers une nouvelle piste. Enfin je ne vois pas comment ni pourquoi en fin de compte, après tout il s'est montré catégorique dès le départ : rien de ce qu'il a trouvé ne prouve l'innocence de Jo. Une légère appréhension m'envahit dans l'attente du prochain chapitre. 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:29 (2018)    Sujet du message: A travers les barreaux

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